Les risques pour la santé de héroine (une drogue dure) et ses effets.

L’héroïne ou diacétylmorphine est obtenue à partir de la morphine, le principal alcaloïde issu du pavot.
Puissant dépresseur du système nerveux central, elle provoque une forte dépendance physique et psychique, poussant à la toxicomanie.
Elle est classée comme stupéfiant dans de nombreux pays dont la France, la belgique, la suisse et le Canada.
Elle se présente comme une poudre granuleuse de couleur brune à grise.
Elle est obtenue à partir de l’héroïne acétylée. Elle est traditionnellement produite afin d’être fumée même si certains usagers se l’injectent.
Elle se présente également comme une poudre blanche à beige très fine et légère. Elle est obtenue en poussant plus loin le raffinage de la morphine.
Les effets de l’héroïne :
L’héroïne provoque l’apaisement, l’euphorie et une sensation d’extase. Elle agit comme anxiolytique puissant et comme antidépresseur. Les effets recherchés peuvent traduire un mal-être psychique, une souffrance, un besoin d’oubli.
Les effets à court terme de l’héroine :
L’effet immédiat de l’héroïne est de type “orgasmique”. C’est comme un flash.
Il est suivi d’une sensation d’euphorie puis de somnolence, accompagnée parfois de nausées, de vertiges, et d’un ralentissement du rythme cardiaque.
Les effets à moyen et long terme de l’héroïne :
En cas d’usage répété, le plaisir intense des premières consommations ne dure en général que quelques semaines. Cette phase peut être suivie d’un besoin d’augmenter la quantité du produit et la fréquence des prises.
La place accordée à cette consommation est telle qu’elle modifie la vie quotidienne de l’usager. Des troubles apparaissent, dont l’anorexie et l’insomnie.
La dépendance s’installe rapidement dans la majorité des cas.
L’héroïnomane oscille entre des états de soulagement euphoriques (lorsqu’il est sous l’effet de l’héroïne) et des états de manque qui provoquent anxiété, agitation…
Les dangers de la drogue héroïne :
La dépendance à l’héroïne entraîne des risques au niveau social importants.
Elle enclenche un processus de marginalisation chez certains usagers.
La surdose ou overdose de l’héroïne peut provoquer une insuffisance respiratoire entraînant une perte de connaissance et éventuellement la mort.
L’injection entraîne des risques d’infection (notamment par les virus du sida et des hépatites B et C) si l’usager ne se sert pas d’un matériel d’injection stérile, à usage unique.
Les effets dangereux à long terme de cette drogue :
Une forte dépendance physique et psychique
Une accoutumance acquise aux opiacés
Des infections du fait de l’état d’affaiblissement général
Des troubles de l’humeur
Une apathie
Des problèmes cutanés
L’héroïne entraîne une forte accoutumance.
L’arrêt brutal d’héroïne peut provoquer un syndrome de sevrage autrement appelé phénomène de manque.
La dépendance à l’héroïne peut, de nos jours, être traitée par des médicaments de substitution : méthadone ou buprénorphine (Subutex).
Ces substituts sont des opiacés synthétiques. Ils ralentissent l’apparition des symptômes de sevrage, les repoussant sans pour autant les supprimer.
La substitution permet également de couper les patients toxicomanes du milieu de la drogue.

