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Les effets et l’impact des pesticides

Samedi 3 mai 2008

effets des pesticides

 

Les pesticides sont utilisés en quantités considérable depuis plus d’un demi siècle par l’agriculture intensive.
On retrouve des résidus de pesticides partout: dans l’eau bien sûr, mais aussi dans l’air, les brouillards et l’eau de pluie !

Les pesticides sont présents dans nos aliments également : plus de 50% des fruits et des légumes produits par l’agriculture intensive en contiennent.
Ils finissent finalement dans nos organismes, apportés là par l’eau et les aliments consommés. Nos organismes hébergent ainsi des centaines de molécules toxiques dont de très nombreux pesticides.

Ces pesticides posent un véritable problème de santé publique, et pas seulement pour les utilisateurs qui sont les plus exposés, mais aussi pour la population générale. En effet, les effets de faibles quantités de pesticides , en mélange, pendant des périodes longues posent de nombreux problèmes de santé. L’épidémiologie nous montre ainsi que les personnes exposées aux pesticides ont plus de risque de développer de nombreuses maladies que les autres : cancer, malformations congénitales, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli sont plus fréquent chez eux !

La multiplication des traitements et du nombre de produits phytosanitaires employés ces dernières années a amené les pouvoirs publics à s’interroger sur les risques encourus par la population générale. Ce rapport est une synthèse de l’ensemble des travaux réalisés dans le cadre du programme régional pesticides intercire.

Encore très peu considéré dans les études sur le risque sanitaire et ne faisant actuellement l’objet d’aucune réglementation, le compartiment aérien apparaît pourtant comme une source d’exposition non négligeable en milieu viticole ou arboricole.
En Aquitaine et en Champagne-Ardenne, les fongicides sont les produits retrouvés les plus fréquemment, notamment le folpel avec des concentrations de 60 ng/m3 à 1 200 ng/m3.
Concernant les régions de grandes cultures, les substances les plus fréquemment retrouvées sont la trifluraline, la pendiméthaline et l’endosulfan, avec des concentrations de l’ordre de 1 ng/m3. En région mixte grande culture et arboriculture, la trifluraline, le tolylfluanide, le folpel et le captane ont été souvent retrouvés. Le lindane, bien qu’interdit depuis 1998, est détecté sur tous les sites.

Il parait cependant prématuré d’exploiter ces données dans une évaluation quantitative des risques sanitaires liés à l’exposition aérienne aux pesticides, en raison de la trop grande incertitude liée d’une part au lien entre concentrations dans l’air et exposition réelle, et d’autre part au manque de données toxicologiques de référence pour la voie respiratoire.

Les étapes suivantes devront donc recenser les valeurs toxicologiques de référence disponibles, définir leur pertinence et leurs modalités d’application. Il parait ensuite indispensable de connaître l’exposition aux pesticides de la population en fonction des sources d’exposition (alimentation, eau, air intérieur et extérieur, poussières).

Effets des pesticides sur la santé :

Les intoxications aiguës par les pesticides sont celles où, quelques heures après une exposition importante, des symptômes apparaissent rapidement.
Ce sont les affections causées par les pesticides que les médecins connaissent le mieux.
Les personnes les plus fréquemment victimes d’intoxications aiguës par les pesticides sont bien sûr les agriculteurs, qui manipulent et appliquent ces pesticides sur leurs cultures. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a estimé qu’il y a chaque année dans le monde 1 million de graves empoisonnements par les pesticides, avec quelque 220 000 décès.

En France, la Mutualité Sociale Agricole (M.S.A.) qui a en charge la médecine du travail et la prévention des risques professionnels des salariés agricoles, a trouvé des effets indésirables chez près d’un manipulateur sur 6 lors d’enquêtes portant sur une année d’utilisation professionnelle de pesticides.
Les troubles aigus dûs aux pesticides frappent les muqueuses et la peau (40 % des cas étudiés), le système digestif (34 % des cas), le système respiratoire (20 %), le reste de l’organisme (24 %).

À la suite de ces incidents lors du travail agricole, plus des deux tiers des victimes ont dû consulter un médecin. Parmi les paysans recensés dans cette banque de données de la MSA, 13 % font état d’une hospitalisation consécutive à l’utilisation de pesticides et 27 % ont dû recourir à un arrêt de travail momentané. Les jeunes enfants sont aussi très fréquemment victimes d’empoisonnement par les pesticides, habituellement suite à des ingestions accidentelles ou à des atteintes dermatologiques. Les pesticides organophosphorés et les carbamates sont à l’origine des cas d’empoisonnements par les pesticides les plus fréquents.

Les pesticides regroupent un grand nombre de spécialités de toxicité variable pour l’homme. En effet certains produits peuvent présenter une toxicité aiguë importante mais être éliminés facilement par l’organisme, à l’inverse d’autres substances, de toxicité aiguë moindre peuvent s’accumuler dans l’organisme et induire des effets à plus long terme.
Parallèlement ces produits sont transformés en différents métabolites susceptibles d’engendrer d’autres répercutions sur l’organisme humain.
D’une manière générale, l’OMS19 retient comme facteurs influant sur la toxicité des pesticides pour l’homme :
• la dose,
• les modalités de l’exposition,
• le degré d’absorption,
• la nature des effets de la matière active et de ses métabolites,
• l’accumulation et la persistance du produit dans l’organisme.
Ces effets toxiques du produit sont eux-mêmes liés à l’état de santé de l’individu exposé.
Les mécanismes de la toxicité des pesticides ne sont véritablement connus que pour quelques molécules :
• induction enzymatique par les organochlorés,
• inhibition enzymatique par les dithiocarbamates, les organophosphorés.
Les recherches en cours envisagent d’autres modalités d’action de type immunitaire et hormonal.

Un cas particulier :
Des effets aigus dans les populations professionnellement exposées
Dans ces populations les pesticides peuvent provoquer à la fois des effets aigus et/ou chroniques.

Sources : http://www.mdrgf.org/25pesticides.html, http://www.observatoire-pesticides.gouv.fr/upload/bibliotheque/
771429144835921363383833009925/
orsb_janv_2001.pdf, WHO. UNEP, 1989. “Public Health Impact of Pesticides used in Agriculture.” (OMS et PNUE, Genève, Suisse), DELEMOTTE B., FOULHOUX, P., NGUYEN S.N., FAGES J., PORTOS J.L., « Le risque pesticide en agriculture » -Arch. mal. prof., 1987 ;48 : 467-75., HOUETO P., CHABAUX C., MOREL A., FOURNIER P.E.
« Dossier de toxicovigilance. Méthodologie appliquée à la surveillance des risques professionnels. » - Arch. mal. prof., 1993 ; 54 : 577-84.

Actualité, informations sur les pesticides :

Avec 80 000 tonnes de pesticides par an, la France est le premier consommateur de pesticides en Europe et le 3e consommateur mondial derrière les Etats-Unis et le Japon. Produits visant à la destruction de certains organismes vivants jugés nuisibles (animaux, végétaux, micro-organismes), les pesticides, également appelés produits phytosanitaires sont utilisés depuis de nombreuses années dans différents domaines, comme l’agriculture mais aussi la voirie pour l’entretien des infrastructures routières et ferroviaires, le traitement du bois ou bien encore divers usages privés (jardinage, traitement des locaux…). Or, leur utilisation massive en milieu agricole et non agricole se répercute sur l’environnement (pollution des eaux, de l’air, du sol,…). En outre, depuis plusieurs années, ils font l’objet de soupçons grandissants quant à leur impact sur la santé humaine (favorisation de certains cancers, de troubles de la reproduction, de problèmes neurologiques, d’allergies, d’asthme…).

Différentes actions ont donc été entreprises : en juin 2006, une communication sur le plan interministériel 2006-2009 de réduction des risques liés aux pesticides a été présenté en conseil des ministres. S’inscrivant dans le cadre du plan national santé environnement de 2004 ainsi que dans le volet agriculture de la stratégie française pour la biodiversité de novembre 2005, l’objectif de ce plan consiste à obtenir une réduction de 50 % des quantités vendues de substances actives les plus dangereuses. Diverses actions composent ce plan comme l’amélioration des procédures d’évaluation des produits et de la qualité des pulvérisateurs grâce à un contrôle périodique obligatoire et le renforcement de la gestion des risques liés à la distribution et à l’utilisation des produits phytosanitaires en assurant notamment une traçabilité des ventes. Le plan préconise également d’améliorer la connaissance et la transparence en matière d’impact sanitaire et environnemental et d’évaluer les progrès accomplis. De manière à réaliser ces deux objectifs, un observatoire des résidus de pesticides (ORP) rassemble et valorise les informations sur la présence des pesticides dans l’environnement afin de caractériser l’exposition de la population et des écosystèmes et d’améliorer l’information du public, notamment par la mise en place d’un site Internet.

La MSA, régime de protection sociale du monde agricole a de son côté lancé, depuis février 2004, un numéro vert associé au dispositif Phyt’attitude (0 800 887 887) qui permet de mieux connaître les risques liés à l’utilisation professionnelle des pesticides sur la santé de l’homme. Il offre en effet aux utilisateurs de produits phytosanitaires le moyen de signaler leurs symptômes (maux de tête, vomissements, irritations cutanées, gênes respiratoires), gratuitement et de manière anonyme. Objectif affiché de la MSA : influer directement sur les instances nationales afin de prendre les mesures qui s’imposent pour limiter la dangerosité des produits.

Nous soutenons le MDRGF, une association loi 1901 qui se bat pour défendre votre environnement et votre santé en informant sur les dangers des pesticides, des chimiques, des OGM, etc.
Leur site Internet : http://www.mdrgf.org/

Pour plus d’informations :
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/
degradation/06_pollution.htm
 & http://www.pesticides-lelivre.com/

Contre la pollution, les causes et conséquences de la pollution

Samedi 15 décembre 2007

photo pollution d'entreprise

La pollution est l’introduction de polluants (des substances chimiques, des substances génétiques ou énergie sous forme de bruit, de chaleur, ou de lumière) dans un environnement à un point que ses effets deviennent nuisibles à la santé humaine, à celle des autres organismes vivants, à l’environnement ou au climat actuel.

Il y a un très grand nombre de pollutions : la pollution humaine, la pollution diffuse, la pollution chronique, la pollution génétique, la pollution atmosphérique, la pollution électromagnétique, la pollution radioactive, la pollution thermique, la pollution du tourisme de masse, la pollution spatiale, la pollution d’origine militaire, la pollution sensitive, la pollution sonore, la pollution lumineuse, la pollution visuelle, la pollution olfactive.

Les pollutions d’origine humaine, dites aussi anthropiques, ont de nombreuses formes : locale, ponctuelle, accidentelle, diffuse, chronique, génétique, volontaire, involontaire, etc.

Au niveau législatif, dans la plupart des pays, le mot pollution qualifie la contamination d’un milieu par un agent polluant au delà d’une norme, d’un seuil, d’une loi, ou d’une hypothèse.
Il peut s’agir de la présence d’un élément, de chaleur ou rayonnement dans un milieu ou dans un contexte où il est normalement absent à l’état naturel.

La pollution diffuse est une pollution avec des sources multiples (pots d’échappement, épandage de pesticides..)

La pollution chronique est une pollution avec des émissions répétées de polluant, ou parfois lorsque le polluant est très rémanent.

La pollution du sol peut être d’origine industrielle, suite à la présence d’une industrie polluante ne prenant pas toutes les précautions nécessaires pour éviter les fuites, avec l’utilisation massive d’engrais ou d’insecticides qui s’infiltrent dans les sols.
Ces pollutions agricoles peuvent avoir plusieurs impacts sur la santé, en touchant des nappes phréatiques d’une part et en contaminant par bioaccumulation les cultures poussant sur ces sols d’autre part.

La pollution de l’eau peut avoir diverses origines parmi les exploitations agricoles industrielles, l’industrie et les eaux usées.

Les conséquences de la pollution sur l’environnement :

Elles se traduisent par l’effet de serre, les pluies acides, la modification de la couche d’ozone.
Des organismes de surveillance de pollution se sont mis en place. Grâce aux mesures effectuées, ils préviennent les décideurs et les industriels.

Les conséquences de la pollution sur la santé :

La pollution de l’eau peut avoir des conséquences sur la santé de l’homme.
La France et la plupart des pays développés ont établi des lois et des normes à ce sujet.
Ce n’est pas le cas partout : les maladies provenant de l’eau polluée tuent encore aujourd’hui des millions de personnes chaque année dans les pays pauvres.
Il s’agit de maladies provoquées par le fait de boire cette eau polluée et des maladies dues à un simple contact de la peau avec cette eau.

La pollution de l’air ou pollution atmosphérique peut être la cause de décès précoces.
Les effets chroniques de la pollution sur la santé sont deux à trois fois plus élevés que ceux estimés.
(Source : Michael Jerrett, professeur associé de médecine préventive à la Keck School of Medicine de l’Université de Californie du Sud.)
Il n’y a jamais eu autant de CO2 dans l’atmosphère.
La pollution atmosphérique fait 1000 morts chaque année en Ile de France.
(Source : O.M.S.)

Près de 30000 décès anticipés sont attribués à la pollution atmosphérique.
7 à 20% des cancers seraient imputables à des éléments environnementaux dont les produits chimiques, a déclaré le ministre de l’Écologie et du Développement durable, Serge Lepeltier, en ouverture des deuxièmes rencontres parlementaires Santé et Environnement sur les impacts des pollutions chimiques sur la santé.

Les OGM et la pollution

Mardi 27 novembre 2007

OGM Danger

Les OGM qui émettent des insecticides sont présentés par les chercheurs et par les industriels comme formidables car on n’aurait alors pas besoin de mettre d’insecticide.

La reproduction sexuée des plantes fait intervenir, pour une bonne part d’entre elles, la pollinisation croisée, ce qui a pour conséquence qu’une plante OGM peut parfaitement transmettre les nouveaux gènes à une autre plante voisine non transgénique appartenant à la même espèce.
C’est ce qu’on appelle la pollution génétique.

Celle-ci contrairement à toute les autres pollutions crées par l’homme est irréversible : elle se transmet de plantes en plantes sans qu’aucun contrôle soit possible. 

Exemple : Au Canada le colza sans OGM n’existe pratiquement plus du fait de la pollution génétique.