Danger du bronzage en cabine UV ?

Pour les UV : les professionnels du bronzage en cabine souhaitent rétablir certaines vérités

 

Source : Communiqué Syndicat National des Professionnels du Bronzage en Cabine.

« Texte à prendre avec du recul, difficile d’être objectif pour sa propre activité. »
L’équipe de Danger-Sante.org

Après que la décision du CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) de classifier les UV en cabine en agent cancérigène de catégorie 1, au même titre que le soleil, le SNBPC (Syndicat National des Professionnels du Bronzage en Cabine) tient à rétablir les faits concernant le marché français, où la pratique du bronzage en cabine est parfaitement encadrée par la réglementation la plus protectrice au monde.

L’étude du rapport ayant servi de base à la réflexion du CIRC (rapport déjà publié en 2006 dans l’International Journal of Cancer) ayant débouché sur la classification des UV en cabine en agent cancérigène de catégorie 1 montre qu’il s’agit de la compilation de plusieurs articles internationaux dont très peu concernent des études réalisées en Europe. Parmi elles, aucune ne se réfère aux pays ayant adopté une législation sur le bronzage artificiel.

Depuis 12 ans :
– le port des lunettes de protection oculaire est obligatoire
– les plans de bronzage maximum recommandés sont clairement définis entre 33 et 60 séances par an selon le phototype et la durée d’exposition
– l’accès est interdit aux mineurs
– le rayonnement est limité. »

Dans ces conditions, le SNPBC affirme que « les conclusions du CIRC sont inadaptées aux spécificités du marché Français et de son cadre réglementaire spécifique. Elles visent des pratiques en vigueur dans des pays aux pratiques moins matures et sécuritaires. »

Les auteurs de l’étude reconnaissent eux-mêmes qu’ils n’ont pas tenus compte de facteurs importants comme l’exposition au soleil naturel ou le phototype des individus.


Or, selon le SNPBC, « aucune étude à ce jour n’a permis de mettre en évidence un risque accru d’exposition sans brûlure aux UV artificiels pour les phototypes 2, 3 et 4 (constituant les principaux phototypes la population française) et les phototypes 5 et 6 (peaux noires et asiatiques) et ce même dans les pays ne disposant pas d’une réglementation aussi rigoureuse qu’en France.
Au contraire, certaines études menées par des spécialistes de la vitamine D et des dermatologues mettent clairement en évidence le bénéfice d’une exposition raisonnée aux UVs naturels ou artificiels pour ces populations. »

« Les personnes de phototype 1 ou « mélano-compromis“ (personnes à la peau claire, aux yeux clairs et cheveux clairs notamment), sont les plus exposées aux risques de mélanome. Leur peau est incapable de fabriquer de la mélanine et de bronzer. Elles ont la peau fragile et doivent effectivement prendre des précautions importantes lors d’exposition au soleil. »

« Si les phototypes 1 sont très présents dans les pays ayant fait l’objet de 15 des 24 études ayant servi de base au rapport et notamment le Royaume-Uni, les pays nordiques, le Canada, l’Australie, ils sont peu présents en France. Ils ne sont d’ailleurs en général pas admis dans les centres de bronzage spécialisés », affirme le SNPBC.

En France, l’activité de bronzage en cabine est encadrée depuis 1997 par la législation la plus stricte du monde (Décret n° 97-617) qui permet d’écarter tout problème de santé lié à l’utilisation des bancs solaires.
Elle limite notamment les niveaux d’émission des bancs solaires et oblige la filtration des rayonnements les plus nocifs. La réglementation définit des règles d’utilisation, des plans de bronzage (maximum de 33 à 60 séances / an en fonction du type de peau et des durées d’exposition) et interdit aux mineurs l’accès aux cabines. Toutes ces mesures ont pour effet de rendre les UV artificiels plus sécuritaires qu’une exposition aux UV naturels.

Le SNPBC rappelle aussi qu’une « surexposition aux UV qui engendre des risques de coups de soleil est un facteur augmentant le risque de développer un cancer cutané, notamment si les coups de soleil se sont produits pendant l’enfance et sur des peaux claires. Or, le bronzage en cabine, qui tient compte du type de peau et de la durée d’exposition, évite tout risque de surexposition et de brûlures. »

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4 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre :

  1. manuella :
    21 mai 2010

    mon père et époux sont tout deux partis d’un cancer du fumeur ,alors qu’ils n’avait jammais fumè ou ètès exposer au tabagisme passif. mon époux avait 46 ans cancer du fumeur et mon père 59 ans la mème chose! ce protéger bien sur il le faut ,mais tout incriminé non . LES UV en cabine ne m’ont jammais poser de problème, car les instituts qui les propose respectent toutes les conditions pour évité les brulures et plus . a vous de répondre honnetement a leur questions avant les expositions,beaucoup de personnes cachent des traitement ,ou simplement de simples grains de beautés qui les gènent par douleur ou autre. c’est eux les responsables des dérives .merci de m’avoir lu c’est important pour nos enfants maintenant. manuella

  2. manuella :
    21 mai 2010

    les uv en cabine sont a mon avis moins cancérigène que l’air que nous respirons , lorsques les bases de sécurité sont respecter comme pour le bronzage simplement! et de plus les uv peuvent aider beaucoup de personnes dépréssives par le bienfait des rayons , a mon avis nous devrions avoir des séances prescrite a la place des anti dépresseurs. pour le bien étres que sela apporte.

  3. Simon et/ou Julien :
    24 septembre 2009

    Modération : pas d’incitation au « troll » dans les commentaires.

    Il ne faut pas minimiser les risques d’autant plus que les instances alertent sur les DANGERS MAJEURS des cabines.
    On est plus au point du principe de précaution ou de la simple méfiance:

    voir sur le site de l’ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE :

    COMMUNIQUÉ

    A PROPOS DE L’UTILISATION DES CABINES DE BRONZAGE
    Jean Civatte
    (19 mai 2009)
    Les experts du centre de recherche sur le cancer du Royaume Uni (The Cancer Research United Kingdom)° viennent de rappeler à nouveau que le mélanome est le cancer de la peau le plus grave, et que sa fréquence est actuellement supérieure à celle du cancer du col de l’utérus chez les jeunes anglaises ; ils insistent surtout sur la mise en cause des expositions aux rayons ultraviolets (RUV) des cabines de bronzage. En Grande-Bretagne, on dénombre actuellement 9000 nouveaux cas par an de mélanome, chiffre qui pourrait atteindre les 15500 cas annuels d’ici quinze années. Cette augmentation serait essentiellement liée à la fréquentation croissante des centres de bronzage en cabine à RUV : l’étude du Cancer Research Centre du Royaume Uni révèle en effet que 80% des utilisatrices de cabines recourent à ce bronzage artificiel avant l’âge de 35 ans et que 9% des jeunes filles de 11-17 ans l’ont déjà recherché.
    En France, le mélanome est l’une des tumeurs dont l’incidence a le plus augmenté ces vingt dernières années : sa fréquence a été multipliée par 4 chez les hommes et par 3 chez les femmes. Considérant que ce problème relevait de sa responsabilité, l’Académie nationale de médecine a mis en garde nos concitoyens à plusieurs reprises d’abord contre les excès d’exposition solaire, puis contre les expositions intempestives aux rayons ultra-violets artificiels, initialement considérés à tort comme peu agressifs.
    Mais, malgré les mises en garde de l’Académie nationale de Médecine, notamment dans son rapport intitulé « La prévention des effets nocifs des rayons ultraviolets » et adopté le 2 décembre 1997, la fréquentation des salons à bronzer ouverts au public n’a fait qu’augmenter, et ceci grâce à une intense publicité.
    On sait depuis longtemps qu’il n’y a aucun bénéfice à attendre pour la santé, en plus des expositions naturelles au soleil, à s’exposer de façon répétée aux rayons ultraviolets artificiels. Il est au contraire largement prouvé que les expositions aux rayons ultra-violets A et ultra-violets B sont responsables de la recrudescence des cancers cutanés dont le nombre double tous les 10 ans. Il est bon de rappeler que les rayons UV A autrefois considérés comme inoffensifs, sont en réalité aussi agressifs que les rayons UV B et ont une part déterminante dans la carcinogenèse, ce que le rapport cité en référence vient encore confirmer.
    La législation faussement protectrice de l’individu laisse croire que, sous réserve d’une stricte observance des recommandations émises par les pouvoirs publics et d’un encadrement de cette activité par un personnel qui n’est formé qu’en quelques heures, l’usage des cabines émettant des rayons UV reste acceptable.
    Or selon les enquêtes conduites par les associations de consommateurs les recommandations, qui, réellement, ne mettent pas à l’abri de risques réels, ne sont jamais respectées.
    D’autre part toutes les études sérieuses montrent que, bien avant que n’apparaisse la pigmentation attendue par l’utilisateur des cabines à UVA, les altérations de la peau sont déjà présentes et pour certaines définitives ; en outre, point qui n’est jamais signalé par les gestionnaires des centres de bronzage, la pigmentation obtenue n’aura aucune action protectrice lors de futures expositions au soleil.
    Ainsi, l’Académie nationale de Médecine affirme regrette vive que les pouvoirs publics n’aient pas pris en considération les recommandations de l’Académie et qu’ils
    – refusent de modifier la législation actuelle et de signaler qu’une telle pratique est dangereuse pour tous les individus
    – tolèrent que des chaînes nationales de télévision acceptent d’assurer la promotion de cette pratique et que des messages publicitaires puissent être présentés dans des salles de cinéma et autres lieux publics, sans un avis défavorable du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.
    Elle ne peut donc que manifester à nouveau sa très forte opposition à une pratique dont le caractère dangereux est indéniable
    °Cancer Research UK News & Resources News archive. Ireland sees 75 per cent rise in melanoma in women under 50. Wednesday 13 may 2009.
    Le 26 mai 2009

  4. Gael :
    11 septembre 2009

    1.200 SPOTS EN UN WEEK-END
    Point Soleil signe sa première campagne TV pour lancer
    esoleilcestlavie.com

    Premier réseau de centres de bronzage avec 135 implantations en France, Point Soleil investit la télévision le temps d’un week-end avec près de 1.200 spots publicitaires.

    Afin de rétablir une information conforme et réagir aux annonces contre le bronzage en cabine relayées cet été, le Numéro 1 des centres de bronzage en cabine met en ligne ce vendredi 11 septembre 2009 sa Web TV lesoleilcestlavie.com, un site d’informations sur le soleil et le bronzage en cabine.

    Parallèlement au dispositif publicitaire de lancement sur Internet, une campagne de spots TV est diffusée sur M6, Téva, Paris Première ainsi que les 37 chaines locales hertziennes.

    Elle a pour objectif de véhiculer les valeurs de l’enseigne, telles que le conseil, la sécurité et l’hygiène des centres, et de diffuser de l’information au public sur les bonnes pratiques à mettre en place pour bronzer intelligemment.

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Année de publication : 2009
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