Acide gras trans

Présentation des Acides gras trans (acide gras insaturé) et ses dangers, ses effets, ses conséquences et ses risques sur la santé.
Les acides gras trans sont présents dans de nombreux produits. Acide gras trans sont présents en France mais également très présents aux États-Unis.

acide gras trans

Un acide gras trans fait partie de la famille des acides gras insaturés.
Aux Etats-Unis, les acides gras trans sont considéré comme plus dangereux que les OGM pour la santé !

Le sujet est souvent évoqué au Canada également, qui a depuis quelques années déclaré la guerre aux graisses trans et a même publié des indications officielles pour faire baisser l’utilisation des graisses trans.
En 2007, le Canada a adopté une résolution pour interdire l’utilisation d’acides gras trans artificiels : interdiction d’avoir plus de 2% d’acide gras trans d’origine artificielle dans un produit, pour devenir le second pays après le Danemark a adopter une telle mesure.
La mention partiellement hydrogéné signifie que le produit contient des gras trans.

En France, le sujet commence juste à faire son apparition en 2007…

Les acides gras trans dans notre alimentation proviennent principalement de trois sources :

De la transformation bactérienne d’acides gras insaturés dans le “ventre” des ruminants.
Ces acides gras trans peuvent se retrouver par la suite dans les produits laitiers (beurre, crème, fromages, lait) et les viandes (bœuf, mouton, etc.)

De l’hydrogénation catalytique partielle et la désodorisation des huiles végétales insaturées (ou parfois des huiles de poisson) riches en acides gras polyinsaturés.

Lors d’une friture d’huile, ou d’un chauffage, même à assez basse température (huile de lin par exemple).
Ils se forment donc au cours du raffinage des huiles végétales du commerce, cette opération comprenant une étape de désodorisation par chauffage.

Les différents types d’acides gras :

Les acides gras polyinsaturés : de nombreuses huiles végétales (huile de soja, de maïs et de tournesol), les poissons gras (maquereau, éperlan, hareng et truite), les huiles de poisson, les graines de lin, les graines de tournesol, le soja et certaines noix renferment une forte proportion d’acides gras polyinsaturés.

Les acides gras monoinsaturés : l’huile d’olive, l’huile de canola, l’huile de tournesol à forte teneur en acide oléique, les avocats et certaines noix (cajoux, amandes et arachides, etc.) renferment une forte proportion d’acides gras monoinsaturés.

Les acides gras saturés : les huiles de coco, de palme, graisses animales, beurre, fromage et autres produits laitiers renferment une forte proportion d’acides gras saturés.

Les acides gras trans : on les trouve à l’état naturel en petites quantités dans certains aliments (produits laitiers, animal). De petites quantités de gras trans se forment au cours du raffinement des huiles végétales liquides, ainsi que lors du processus d’hydrogénation partielle qui transforme l’huile liquide en graisse semi-solide.

Les effets des acides gras trans ?

Les acides gras trans ont la même structure que les acides gras saturés, en conséquence, les effets qu’ils ont sur les membranes cellulaires sont les mêmes.
La plupart des tissus humains absorbent et incorporent les acides gras trans des aliments à des taux qui reflètent le régime alimentaire.
Leur conversion en énergie se produit à un taux à peu près semblable à celui des acides gras saturés, ce qui signifie qu’ils ne s’accumulent pas dans les tissus à des taux plus élevés que les autres gras.

L’acide gras trans peut aussi causer une augmentation du taux du mauvais cholestérol dans le sang mais ils ne le font pas généralement dans les mêmes proportions que les acides gras saturés. Les scientifiques n’ont pas encore découvert le mécanisme par lequel les gras trans élèvent le taux de cholestérol dans le sang.

Les acide gras trans élèvent aussi apparemment le taux de lipoprotéines, un facteur favorisant les maladies cardiaques.

Une étude sur la santé des infirmières menée à Boston, rapporte que les plus fortes consommations d’acides gras trans étaient associées à un plus grand risque de maladies coronaires. Cette étude a été sérieusement critiquée par un certain nombre de scientifiques.

Les gras trans risquent d’agir plus au moins comme les gras saturés pour ce qui est des effets provoqués sur les lipides du sang, il est important que le patient cardiaque connaisse la quantité des gras à la fois saturés et trans qu’il a consommé.
Malheureusement, les lois françaises actuelles régissant la liste des ingrédients utilisés d’un produit, n’exige pas que le contenu d’acides gras trans soit indiqué sur les étiquettes en France.
Les acides gras trans et les acides gras saturés sont mauvais pour la santé, car ils ont tendance à augmenter les risques de maladie du cœur.

Les dangers des acides gras trans :

Les gras trans ont deux effets qui accroissent le risque de maladie du cœur.

Ils augmentent le taux de mauvais cholestérol (lipoprotéines à faible densité) dans le sang.
Les lipoprotéines à faible densité constituent un facteur de risque de maladie du cœur.

Ils diminuent le taux de bon cholestérol (lipoprotéines à haute densité, HDL) dans le sang.
Les HDL protègent contre les maladies du cœur.

Les acides gras trans dans le monde :

En Europe, les groupes de protection des consommateurs font pression pour que les acides gras trans soient remplacés par des graisses non pathogènes et que par défaut, l’étiquetage des produits alimentaires mentionne la quantité des acides gras trans.

L’OMS préconise une consommation d’acides gras trans quotidienne n’excédant pas 1% de l’apport énergétique total quotidien et la communauté scientifique admet que moins nous ingérons d’acides gras trans autres que ceux naturellement présents dans les produits animaux, meilleur cela s’avère pour notre santé.

De nombreux procès aux Etats-Unis ont eu lieu contre les fast foods et différentes marques alimentaire qui utilise des acide gras trans.

Comment savoir si les aliments que nous mangeons possèdent des acides gras trans ?

Il suffit de lire l’étiquette (la composition) de votre produit, les acides gras trans sont en général décrits comme des huiles vegetales hydrogénées.

 

Nos conseils pour réduire les risques :

Consommer moins d’aliments contenant des acides gras trans.
Choisir des produits laitiers moins gras, des viandes plus maigres et des aliments préparés avec peu ou pas de gras.
Choisissez une margarine molle dont l’étiquette indique sans gras ou non hydrogénée.
Mangez moins de fritures. Lorsque vous en faites, utilisez des huiles à forte teneur en gras monoinsaturés.
Ne réutilisez pas les huiles plus de deux ou trois fois.
Au restaurant, informez-vous de la teneur en gras trans des aliments qui figurent au menu.

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Voici un témoignage sur les acides gras trans d’un père de famille que nous venons de recevoir par e-mail :

Bonjour,

Ma fille âgée de 13 ans est actuellement hospitalisée après une grosse opération cardiaque.
La semaine dernière on lui a servi une crème dessert Nova au chocolat. Comme je regarde toutes les compositions des produits élaborés par nos chers fabricants, quelle ne fut ma surprise en découvrant que cette crème contenait des matières grasses hydrogénées.

Ps: le paradoxe dans cette histoire est que ma fille s’est faite opérer pour le changement de l’artère pulmonaire et que d’un autre coté, ces matières grasses hydrogénées obstruent ces mêmes artères.

Que peut-on faire pour sensibiliser l’opinion publique et surtout l’industrie agro-alimentaire, à cette malbouffe et à la nocivité de certains additifs & colorants?

Une étude épidémiologique de l’INSERM confirme que “le risque de cancer du sein est doublé chez les femmes ayant des taux sanguins élevés d’acide gras trans d’origine industrielle”.

Mon coup de gueule d’aujourd’hui concerne ces acides gras trans, mais n’est en aucun cas exhaustif. D’une manière générale, je suis surpris de voir certains tableaux d’additifs & colorants qui ont été classés avec des Doses Journalières Admissibles. Comment peut-on contrôler ces prises de doses dans un alimentation quotidienne ?

C’est tout simplement insensé ! Qui dit DJA maxi, dit automatiquement danger. Dans ce cas-là aussi, au principe de précaution, il faut interdire ces substances.

Que disent les spécialistes quand on ingère et que l’on mixe quotidiennement plusieurs additifs & colorants avec des DJA? Quel est le résultat dans le corps ?

Pour cela, je suis en complet désaccord avec l’AFSSA pour ses recommandations (voir article ci-dessous). A partir du moment où un produit présente un risque, même à dose infinitésimale, celui-ci doit obligatoirement être interdit. Qui plus est, la plupart de ces produits ne sont pas du tout nécessaires dans leurs élaborations. On peut très bien se passer des colorants et de certains additifs ainsi que de l’acide gras trans qui n’existait pas il y a quelques années. Certaines marques de produits alimentaires (JORDAN par ex) sont exemptes d’additifs.

Il est certainement moins onéreux et plus facile pour l’aspect et la conservation de reconstituer un aliment à partir de substances de synthèses que d’y mettre des produits naturels, éternel problème des coûts…

Dans notre société moderne, nous employons maintenant des principes de précaution à tort et à travers contre les risques microbiologiques mais par contre, certains produits susceptibles de provoquer des cancers & autres maladies sont laissés de coté malgré les avertissements du corps médical, des scientifiques et des médias.

Qu’attendez-vous pour réagir? Que l’on apprenne dans 10 ans qu’un accroissement considérable de cancers est dû aux additifs alimentaires. D’autres scandales tels que l’amiante ou le sang contaminé et maintenant les hormones contre la ménopause qui augmentent les cancers du sein?

Bonne journée.

PHILIPPE GABET

 

 

Documents joint à l’e-mail :

Extrait de l’ AFSSA

Qu’est-ce qu’un acide gras trans?

Les acides gras trans sont des lipides naturellement présents dans les produits laitiers, les viandes et graisses de ruminants (vache, bœuf, etc.).
Ils peuvent également se former au cours de la transformation des huiles végétales par des procédés industriels. Par exemple, lors de l’hydrogénation des huiles végétales ou lors du chauffage des huiles à haute température. Cette hydrogénation permet ainsi aux graisses de passer de l’état liquide à l’état solide. L’origine artificielle des acides gras trans est dominante dans les pays industrialisés où la consommation de produits alimentaires transformés est élevée.

A quoi servent-ils ?

Utilisés dans l’industrie agro-alimentaire comme stabilisateur et comme conservateur, les acides gras trans rendent les aliments plus fermes et plus stables donc moins propices au rancissement. On les trouve ainsi dans de nombreux produits alimentaires transformés comme les viennoiseries, les produits de panification industrielle, les biscuits, les pizzas, les quiches, etc.

Quels effets sur la santé ?

L’excès de consommation d’acides gras trans provoque une augmentation du «mauvais» cholestérol, tandis qu’il induit une baisse du «bon» cholestérol. Une consommation élevée d’acides gras trans est donc associée à une augmentation du risque cardio-vasculaire.

Dans quels produits trouve-t-on les acides gras trans ?

Les principaux aliments contributeurs d’ acides gras trans sont les produits d’origine laitière : ils apportent 54 % des acides gras trans totaux chez l’adulte et 45% chez l’enfant. L’ensemble des produits d’origine animale (produits laitiers et viandes de ruminants) en apporte 60%.

Les produits de panification industrielle, viennoiseries industrielles et biscuits sont placés en seconde position parmi les aliments contributeurs : ils apportent 18 % des acides gras trans totaux chez l’adulte et près de 30% chez l’enfant. Les teneurs en acides gras trans dans ces produits peuvent varier de manière considérable (de moins de 0,1 g à plus de 6 g pour 100 g de produit consommé).

Parmi les autres produits contributeurs en acides gras trans, on peut citer les margarines de consommation courante, les barres chocolatées, certains plats cuisinés.

Les recommandations de l’AFSSA

Constat :
Les apports moyens des acides gras trans sont : pour les hommes de 3,2 g/j, pour le pour les femmes de 2,8 g/j, ce qui représente 1,3 % de l’apport énergétique total (AET) quotidien.

Il a été constaté que 5 % de la population française adulte présente une consommation en acides gras trans totaux de 2 % de l’AET. Pour ces forts consommateurs de matières grasses, les apports pour les hommes sont proches de 6 g/j, pour les femmes de 5 g/j.

Les plus grands consommateurs (garçons de la tranche d’âge 12-14 ans) de matières grasses en France absorbent près de 8 g/jour d’acide gras trans, et dépassent le seuil de 2% des AET. Cela représente presque autant que la moyenne des habitants de l’Amérique du Nord.

- L’agence recommande de considérer la valeur de 2% de l’apport énergétique total comme un niveau de consommation à ne pas dépasser.

- L’agence recommande de réduire de 30 % au moins la consommation de certains aliments contributeurs d’ acides gras trans (viennoiseries, pâtisseries, produits de panification industriels, barres chocolatées, biscuits) de faible intérêt nutritionnel. – L’Agence recommande de ne pas diminuer la consommation de lait et les produits laitiers bien qu’ils soient des aliments fortement contributeurs des AG trans totaux et de consommer de préférence les produits demi-écrémés ou écrémés.

Pour les professionnels :

Par souci de cohérence avec la baisse de consommation des viennoiseries, pâtisseries, produits de panification, barres chocolatées et biscuits, il faut encourager les industriels de la margarinerie et des matières grasses destinées au secteur de l’agro-alimentaire à diminuer les teneurs en acides gras trans de leurs produits.

L’obligation d’étiquetage des acides gras trans serait de nature à inciter les industriels à améliorer la composition de leurs produits puisque la recommandation d’étiquetage ne s’applique qu’en cas de dépassement de seuils correspondant aux normes de l’offre alimentaire actuelle.

Concernant les graisses dites cachées (les margarines industrielles et le shortenings), utilisées dans la fabrication des viennoiseries, pâtisseries, biscuits, barres chocolatées et les margarines de toute qualité utilisées comme pâtes à tartiner ou en cuisine, l’Afssa précise que la diminution des teneurs en acides gras trans dans ces graisses cachées ne doit pas s’accompagner d’une augmentation des teneurs en acides gras saturés.

La limite en acides gras trans devrait être fixée à 1 g/100 g de produit sous sa forme consommée, soit 9 Kcal/100 g de produit, équivalant à 0,4 % de l’AET.

Les acides gras trans dans le monde :
En Europe, les groupes de protection des consommateurs font pression pour que les acides gras trans soient remplacés par des graisses non pathogènes et que par défaut, l’étiquetage des produits alimentaires mentionne la quantité des acides gras trans.

L’OMS préconise une consommation d’acides gras trans quotidienne n’excédant pas 1% de l’apport énergétique total quotidien et la communauté scientifique admet que moins nous ingérons d’acides gras trans autres que ceux naturellement présents dans les produits animaux, meilleur cela s’avère pour notre santé.

De nombreux procès aux Etats-Unis ont eu lieu contre les fast foods et différentes marques alimentaire qui utilise des acide gras trans.

Comment savoir si les aliments que nous mangeons possèdent des acides gras trans ?

Il suffit de lire l’étiquette (la composition) de votre produit, les acides gras trans sont en général décrits comme des huiles vegetales hydrogénées.

Informations INSERM :

Face à ces facteurs de risques, l’amélioration des connaissances, l’évaluation, la prévention et la réduction des impacts négatifs de l’environnement et de ses modifications sur la santé humaine sont devenus des enjeux majeurs de santé publique. Afin d’y faire face, et de faire face dans le même temps à l’émergence de risques nouveaux, liés par exemple aux évolutions climatiques ou à l’apparition de nouvelles technologies, les pouvoirs publics sont de plus en plus demandeurs d’anticipation. Ils s’adressent régulièrement aux chercheurs, et en particulier à l’Inserm, pour disposer de données scientifiques fiables, mettant en évidence l’existence de liens de causalité entre une exposition à un agent dangereux et une pathologie

Informations AFSSET :

Dans le cadre de ses missions, du Plan National Santé Environnement et du Plan Cancer, l’Agence a engagé dès 2004 un programme national sur les VTR visant à la constitution d’une expertise française solide et partagée par les différentes instances compétentes. La mise en place de deux groupes d’étude inter établissements a permis de proposer une méthode de référence pour la construction de VTR pour les substances toxiques sur la reproduction et le développement d’une part et pour les substances cancérogènes d’autre part (en cours). Cette organisation dichotomique a permis de répondre aux attentes concernant la construction des VTR pour les substances à seuil/sans seuil de dose.

L’Afsset a publié en juillet 2007 les résultats des travaux du premier groupe d’étude sous la forme d’un rapport méthodologique intitulé « Document de référence pour la construction d’une valeur toxicologique de référence fondée sur des effets reprotoxiques », approuvé par le Comité d’Experts Spécialisé « évaluation des risques liés aux substances chimiques » en décembre 2006, et accompagné d’un avis de l’Agence. Dans cet avis, l’Agence recommande que la méthode soit appliquée à la construction des futures VTR en France. Un certain nombre de recommandations en termes de diffusion, de communication et d’organisation sont mentionnées.
En accord avec le plan d’action préparé par la Direction générale de la santé (DGS) et annoncé lors du Comité national de sécurité sanitaire du 26 février 2003 sur les éthers de glycol, l’Afsset a proposé, dans le cadre de ses missions et dans un souci de transparence et de cohérence, d’établir un programme national sur les VTR visant à la constitution d’une expertise française solide et partagée par les différentes instances compétentes. L’Afsset a donc proposé à ses partenaires d’initier cette réflexion par la mise en place d’un groupe de travail regroupant l’Ineris, l’INRS, l’Afssa, l’InVS, l’IRSN, l’ENSP, le CNAM, l’Inserm, le CNRS, les CAP et l’UIC. Le très vaste domaine que recouvre la notion de VTR a contraint l’Afsset à déterminer une priorité d’action. Conformément à la demande originelle du CSHPF, et compte tenu des préoccupations nationales et internationales actuelles, le domaine des substances chimiques toxiques sur la reproduction et le développement embryofœtal dans les milieux de vie a été proposé. Cette réflexion, qui s’inscrira dans le paysage européen, vise principalement à porter un regard critique et constructif sur le choix et la construction de VTR pour les substances chimiques reprotoxiques préoccupantes. Elle a pour vocation, à plus long terme, de s’intégrer dans le dispositif de santé publique (proposition de valeurs guides de qualité des milieux, etc.)

 

Pour faire une recherche sur le blog sur le thème Acide gras trans :



 
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Lectures complémentaires :
- AVC, liste de symptômes et de signes : symptomes AVC
- Réveil innovant : Simulateur d'aube
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