Tatouages

 

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Les dangers, les risques des tatouages

tatouage photo nuque

 

 

Les pigments du tatouage :

Ils peuvent être liquides ou préparés par le tatoueur à partir d’une poudre de pigment. Au Canada, les pigments avec du mercure sont interdits.

Soigner son tatouage, les soins des tatouages :

Une fois le tatouage réalisé, on applique un une crème ou une lotion antiseptique et on le recouvre d’un pansement sec et stérile afin d’éviter les infections.
On donne des instructions verbales et écrites pour l’entretien de la zone tatouée et le tatoueur informe le client sur les signes et les risques d’infections et surtout comment bien “soigner” son tatouage.

Le tatouage prend environ deux semaines à cicatriser. Immédiatement après le tatouage, il peut y avoir une légère enflure et un écoulement transparent ou sanguinolent qui disparaîtra au bout de quelques heures.

Le tatouage est permanent mais à la longue, les couleurs pâlissent et les contours deviennent flous. Il existe des techniques pour les enlever, elles sont coûteuses et laissent parfois des traces indélébiles.

Les risques, les dangers du tatouage :

Le tatouage constitue une porte d’entrée potentielle pour les agents infectieux, au moment de la réalisation du geste mais également durant la période de cicatrisation qui suit.

Sur ce dernier point, la personne tatouée suivra les soins indiqués par le tatoueur.
Une infection peut se développer à cause des micro-organismes (microbes) présents plus ou moins habituellement à la surface de la peau.
Une procédure simple mais stricte permet de réduire les risques.

Les données scientifiques disponibles sur le sujet sont très rares et le risque de transmission est mal évalué pour l’hépatite B, l’hépatite C encore moins pour le VIH, la possibilité d’une contamination est tout de mêmet établie.
La possibilité de transmission du VIH semble très peu probable (fragilité du virus du VIH à l’air libre).
Des infections dues à d’autres micro-organismes peuvent plus rarement survenir comme les virus herpès ou le papillomavirus.
Des réactions allergiques (notamment aux pigments de tatouage) et des cicatrisations pathologiques sont possibles sur certaines personnes.

Le tatoueur s’expose lui aussi à un risque lors de blessures accidentelles avec un instrument piquant ou tranchant : On parle alors d’accident d’exposition au sang (AES).
Les personnes qui ne devraient pas faire de tatouages (contre-indications) :

Certains problèmes médicaux contre-indiquent la pratique du tatouage (prévention des infections, impossibilité de tatouer, cicatrisation difficile, etc.).
Le tatouage est fortement déconseillé, voire proscrit, aux personnes ayant :

  • Diabète (insulino-dépendants)
  • Hémophilie
  • Sida, hépatite B ou C
  • Eczéma
  • Epilepsie
  • Allergie aux produits utilisés (encres, pigments…)
  • Cicatrices chéloïdes

Tout traitement médicamenteux est à signaler au tatoueur.
Le tatouage est également déconseillé aux femmes enceintes, qui présentent des différences de poids pouvant avoir des conséquences sur l’aspect du motif (peau distendue notamment). Par ailleurs, leur état fragilise leur organisme pour une séance et pour une bonne cicatrisation.

Enfin, on pourra dissuader les adolescents, dont la croissance n’est pas achevée, de se faire tatouer.

Il est normal d’observer une réaction inflammatoire (rougeur et parfois gonflement) dans les jours qui suivent la réalisation du tatouage.
Toutefois ces symptômes doivent disparaître en moins d’une semaine.

Article écrit le Dimanche 29 juin 2008