Mieux gérer ses crises d’asthme

Traitement de l’asthme et crises d’asthme en 2009-2010

 

Savoir mieux faire face à ses propres crises d’asthme.
De plus en plus d’enfants sont asthmatiques aujourd’hui et il faut apprendre à vivre avec.

En 2006, 6,26 millions de personnes en France (métropole) déclaraient avoir souffert d’asthme à un moment quelconque de leur vie et parmi elles 4,15 millions continuent à en
souffrir, soit 6,7% de la population. La prévalence de l’asthme à un moment quelconque de la vie atteint 10,2%.

Moins d’1 asthmatique sur 2 a recours à un traitement de fond
Chez 6 asthmatiques sur 10, le niveau de contrôle des symptômes est insuffisant : partiellement dans 46% des cas et totalement dans 15%. Parmi ces derniers, ¼ ne prend pas de traitement de fond.

Dans l’ensemble des pays industrialisés comme en France, la prévalence de l’asthme a augmenté au cours des dernières décennies.
En France, les hospitalisations pour asthme diminuent depuis 1998 chez les adultes, tandis qu’elles augmentent chez les plus jeunes enfants.
Quant à la mortalité liée à l’asthme, après une stagnation durant la décennie précédente, elle décroît plus nettement depuis l’an 2000, en particulier chez l’adolescent et l’adulte jeune (moins de 45 ans).

Pour les personnes asthmatiques, sachez être à l’écoute de votre corps

Si vous vous sentez moins bien que d’habitude, n’attendez pas que la crise s’installe et s’aggrave.
Si vous avez à disposition un débitmètre de pointe, c’est l’occasion de faire le point sur votre souffle. Si votre médecin vous a rédigé un plan
d’action vous devez vous y référer.Si ce n’est pas le cas, voici quelques exemples de signes annonciateurs :
Un besoin plus important que d’habitude de bronchodilatateurs d’action rapide, telle qu’une prise plusieurs fois par jour sans amélioration de votre état.
Une augmentation de la fréquence des gênes respiratoires.
L’apparition de réveils nocturnes ou le fait de passer une mauvaise nuit à cause de votre asthme. L’apparition d’une gêne respiratoire lors de
vos activités quotidiennes habituelles.
L’apparition d’une sensation d’oppression dans la poitrine, qui peut s’accompagner de sifflements.
L’apparition de symptômes comme la toux, l’essoufflement, les sifflements.

Signes annonciateurs : apparition d’ une sensation d’oppression accompagnée de sifflements…

Asthmatiques, vivez à pleins poumons !

La JOURNÉE MONDIALE de l’ASTHME, créée à l’initiative du GINA se tient chaque année en France le 1er mardi du mois de Mai. Cette grande journée qui suscite de nombreuses initiatives de la part des Associations régionales Asthme & Allergies et des Ecoles de l’Asthme, est coordonnée par l’Association nationale ASTHME & ALLERGIES depuis 2002.
A cette occasion, sont organisés près d’une centaine d’événements à travers la France, dans le but de sensibiliser à la maladie asthmatique, qui concerne 6,7% de la population (source IRDES – déc 2008).
Cette grande journée d’information et de mobilisation autour de l’asthme permet de communiquer sur cette maladie respiratoire chronique, grâce à l’implication des médias qui relayent largement les actions organisées, et transmettent les messages de santé qui permettent de faire progresser la prise en charge de l’asthme.

Asthme : repoussez les limites ?

Sport : n’hésitez plus ! Dans la mesure où votre asthme est contrôlé, faites ce qui vous fait envie. L’important est de faire un sport de
votre choix et adapté à votre condition physique.
Il existe des activités physiques qui favorisent le souffle sans trop le solliciter (yoga, Qi Gong, gymnastique douce, la marche nordique…).
La pratique de la plongée sousmarine avec bouteille est possible avec l’accord de votre médecin. Le sport n’est plus une contre-indication, au contraire, il doit être
conseillé chez l’enfant. La pratique d’une activité physique durant l’enfance permet d’améliorer
la capacité respiratoire, de diminuer la fréquence des crises et de favoriser le bien-être psychologique. De plus, c’est un bon moyen d’intégration et de socialisation pour l’enfant comme pour l’adulte. Il faut toutefois éviter de faire une activité physique en extérieur lors de pics de pollution, vous pouvez opter alors pour une activité en intérieur (par exemple, la natation en piscine couverte…).


Profession et scolarité : moins d’absentéisme c’est possible !

– Professionnels, si vous rencontrez des difficultés dans votre travail, vous pouvez en informant le médecin du travail, obtenir un reclassement conforme à vos aptitudes.
– Enfants : un Projet d’Accueil Individualisé (PAI) peut être mis au point à la demande de la famille, ou en accord et avec la participation de celle-ci, par le directeur d’école ou le chef d’établissement en concertation étroite avec le médecin. Ce PAI est indispensable pour pouvoir disposer d’un traitement à l’école.
– Parents, pour une bonne intégration de votre enfant, n’hésitez pas à engager le dialogue avec le directeur d’établissement scolaire ou du centre de loisirs et avec les équipes enseignantes ou pédagogiques.

Thème 2009 de cette journée : « ASTHMATIQUES, VIVEZ à PLEINS POUMONS »
Le choix du thème de la JOURNÉE MONDIALE de l’ASTHME 2009 « Asthmatiques, vivez à pleins poumons » vise à mettre en avant l’importance et la nécessité d’avoir un asthme équilibré et contrôlé, même si celui-ci est modéré.
Aujourd’hui, tout asthmatique devrait normalement – compte-tenu des traitements et de l’éducation thérapeutique – pouvoir maîtriser son asthme et avoir moins de crises, et si possible aucune. Mais ce n’est pas encore le cas, en dépit de traitements nombreux et efficaces !

L’asthme est une maladie chronique, elle va donc durer plusieurs années voire toute la vie. La maladie provoque, on ne peut l’ignorer, des bouleversements dans plusieurs domaines de la vie courante : le travail, les loisirs, l’école, la vie affective, familiale et sociale. Pour autant, cela ne veut pas dire qu’une personne atteinte d’asthme ne peut pas prétendre à une vie normale. Maîtriser et faire face à la maladie c’est possible, alors asthmatiques vivez à pleins poumons !
Prenez soin de vous. En initiant le dialogue et la concertation avec votre médecin, mais aussi avec les personnes de votre entourage, vous optimiserez vos ressources pour gérer votre asthme et éviter la survenue des crises.

L’idée fausse selon laquelle l’asthme ne se soigne qu’avec des bronchodilatateurs : nombre de personnes ne savent pas que l’asthme relève de deux mécanismes conjoints :
l’inflammation de la muqueuse des bronches (paroi) et la constriction des bronches.
Dans l’asthme, ces deux phénomènes sont complètement associés. L’inflammation provient du fait que les bronches sont « sensibles », irritables, leur paroi étant comme enflammée, particulièrement sensible.
Par conséquent, elles sont facilement réactives à la faveur de diverses situations (allergènes, irritations, infections virales…). Elles sont dans un état inflammatoire permanent ou semi permanent, qui ne produit pas de sensation ni de douleur particulière, et dont l’asthmatique n’a pas donc pas conscience.

Une mauvaise connaissance de la maladie conduit certaines personnes à adhérer à des idées préconçues, largement diffusées et pourtant fausses.
L’asthme est-il une maladie psychologique ?
Qui n’a pas entendu et fini par croire «l’asthme ce n’est rien, c’est dans la tête… c’est une maladie psychologique». Avec ce type
de phrase, on a longtemps culpabilisé les personnes asthmatiques en prétendant que leurs crises étaient d’origine psychologique.
L’asthme, rappelons-le, est une maladie inflammatoire des bronches. Même si certaines émotions fortes (positives ou négatives), peuvent déclencher une crise, elles n’interviennent en
rien dans l’apparition de la maladie. Il n’existe pas de profil psychologique de patients asthmatiques. En revanche, l’asthme mal équilibré ou mal traité provoque des retentissements sur le bien-être psychologique.

Faut-il avoir peur de la cortisone ?
Sous forme de comprimé, la cortisone consommée de manière continue et en quantité importante est susceptible d’entraîner de nombreux
effets indésirables. La cortisone est prescrite par le médecin, quand d’autres choix ne sont plus possibles ou pour endiguer rapidement et efficacement une crise d’asthme prononcée ou
prolongée. Par contre, lorsque la prise de cortisone est inhalée, ce type de thérapie, administrée aux doses prescrites, présente des effets indésirables (aphtes, sécheresse buccale, raucité de la voix…) que l’on peut palier, notamment en procédant à un rinçage systématique de la bouche. Cette forme inhalée constitue la base du traitement de fond nécessaire pour assurer un bon équilibre de l’asthme. Il serait donc dommage de se priver d’un traitement efficace.
Cette confusion pousse certaines personnes à refuser ou à arrêter leur traitement inhalé, ce qui est bien plus grave pour la santé. Un asthme non traité risque de s’aggraver.
«Mon enfant a-t-il des bronchites asthmatiformes ?». Le terme «asthmatiforme» ne devrait plus s’employer. Ce mot prête à confusion et augmente l’incertitude et la crainte des
parents quant à l’annonce du diagnostic d’asthme, tout comme ceux de bronchites spastiques et bronchites sifflantes. C’est en réponse à la difficulté à poser clairement un diagnostic
d’asthme chez les enfants, et notamment chez les bébés, que ces termes ont longtemps été utilisés. Avant l’âge de 2 ans, les épisodes de difficultés respiratoires avec sifflement sont en
général des bronchiolites. Pour clarifier le diagnostic de votre enfant, vous pouvez consulter un spécialiste qui, sur la base des symptômes, pourra faire un diagnostic précoce. Un enfant
peut faire une bronchiolite sans être asthmatique, c’est la répétition d’épisodes de bronchiolites qui permettra d’évoquer le diagnostic d’asthme. On dit généralement qu’à partir de trois bronchiolites, il faut parler d’asthme. Dès l’âge de six ans, l’enfant peut effectuer une exploration fonctionnelle respiratoire qui confirmera ou non le diagnostic.

Lorsque survient la crise d’asthme, cette inflammation s’associe à une constriction des bronches, un resserrement. C’est la broncho-constriction typique de l’asthme : le diamètre des bronches est rétréci, engendrant une difficulté de l’air à passer, et la sensation d’essoufflement, de gêne respiratoire, ou d’étouffement plus ou moins intense.
Pour soulager la difficulté respiratoire et le spasme bronchique, les bronchodilatateurs représentent un traitement très efficace, surtout depuis l’existence de leur forme inhalée. Le médicament est dispersé sous forme de minuscules gouttelettes, qui sont inhalées, et agissent directement – localement – au niveau des bronches. Le soulagement est rapide, quasi immédiat, et la sensation d’étouffement disparaît. Depuis quelques années, les broncho-dilatateurs de longue durée d’action sont de plus en plus souvent prescrits en traitement de fond chaque jour, contrairement aux bronchodilateurs d’action rapide qui s’utilisent en cas de gêne. Ils ne peuvent être prescrits que chez certains asthmatiques recevant également un traitement anti-inflammatoire.

«La pollution est-elle responsable de mon asthme ?». La pollution est en fait plus particulièrement impliquée dans l’apparition d’un asthme latent (existant sans ou avec très peu de
manifestations) et dans la survenue d’exacerbations chez un patient asthmatique connu. Il est donc recommandé d’éviter de sortir ou de faire de l’activité physique en extérieur pendant les pics de pollution. En effet, la pollution est constituée d’un ensemble de composants chimiques qui se dégagent dans l’atmosphère. Certaines substances sont des irritants bronchiques qui, lorsqu’elles sont respirées par des personnes ayant une sensibilité respiratoire, asthmatiques ou non, peuvent provoquer une sensation de gêne et d’irritation.


L’idée selon laquelle il faut à tout prix se rapprocher du « naturel » : hélas, ce n’est pas totalement vrai. L’asthme a très souvent une origine allergique, et nombre de substances « naturelles » ne sont pas forcément les meilleures amies des asthmatiques. Les huiles essentielles, les produits à base de plantes, certains végétaux peuvent être très allergisants. Sans compter les animaux, qui bien que fort sympathiques, peuvent se révéler très allergisants, par leurs poils, leurs plumes ou même seulement par leur nourriture (c’est le cas par exemple des poissons rouges nourris de larves de moustiques).
Certaines bonnes intentions sont à bannir. Par exemple : fourrures, peaux de mouton ou d’agneau pour couvrir les bébés et leur procurer un confort le plus proche possible de cocon maternel, peuvent s’avérer dangereux chez les petits asthmatiques. De même, les bougies, encens, et autres substances qui dégagent des fumées irritantes, ont beau être d’origine naturelle, ces éléments se révèlent irritants pour les voies respiratoires, a fortiori celles des asthmatiques, plus sensibles que chez les autres personnes.

Les bronchodilatateurs soulagent et lèvent le spasme bronchique, ils ne soignent pas pour autant l’inflammation, qui elle, persiste. Il convient donc de traiter également cet état sous-jacent qui, s’il n’est pas pris en compte, provoquera de nouveau un spasme bronchique, et une dégradation peu à peu de la fonction respiratoire. C’est le fameux « traitement de fond » trop souvent négligé, car en son absence, l’inflammation de la muqueuse des bronches perdure, sans qu’on s’en rende nécessairement compte.
Etant donné que la bronchoconstriction résulte de l’inflammation des bronches associée à des facteurs ou à des situations déclenchant(e)s, si une telle circonstance survient alors que l’inflammation n’est pas jugulée, c’est de nouveau la crise d’asthme.

Un petit conseil : Quand on a de l’asthme, on entend tellement de conseils et de réflexions toutes faites, qu’il devient difficile de discerner le vrai du faux. Les personnes le font la plupart du temps avec de bonnes intentions, mais elles ne sont pas toujours bien informées. Attention aux idées reçues, il faut s’assurer de leur pertinence, et savoir s’en libérer le cas échéant !

La crainte de s’habituer aux bronchodilatateurs : il a été démontré que cette crainte de l’accoutumance était peu fondée, surtout si ces bronchodilateurs sont pris en association avec des corticoïdes inhalés. Une telle croyance a pu provenir du fait que certains asthmatiques recouraient un peu trop facilement – en auto-médication – à leur spray sans se faire suivre régulièrement par un médecin pour situer où en était l’inflammation de leurs bronches. Alors, celle-ci continuant d’évoluer à bas bruit, les bronchodilatateurs qui soulagent généralement si bien, finissent parfois par ne plus suffire… c’est la crise, brutale, parfois grave, voire fatale.

La prise en charge de la maladie asthmatique reposait jusqu’à présent sur la notion d’évaluation de l’asthme en quatre stades de sévérité croissante : asthme intermittent, persistant léger, modéré, et sévère. A ces stades identifiés avant traitement, correspond un traitement adapté et gradué dont le but est d’apaiser au maximum les symptômes. Les dernières recommandations nationales (HAS, 2004) et internationales (GINA, 2006) abandonnent cette notion de sévérité intrinsèque pour mettre en avant celle du contrôle de l’asthme qui n’est autre que l’intensité des signes cliniques présentés par le patient au moment de la consultation, c’est-à-dire les signes résiduels chez un patient le plus souvent déjà sous traitement.
Dans l’idéal, un patient observant – c’est-à-dire suivant parfaitement les prescriptions médicales et environnementales, et répondant bien à un traitement adapté – ne présente plus de signes cliniques ou uniquement des symptômes minimes. On dit alors que son asthme est contrôlé.
En pratique, toutes les conditions ne sont pas toujours réunies pour obtenir ce résultat et un certain nombre de patients présentent des symptômes plus ou moins intenses. Autrement dit, leur asthme n’est pas contrôlé, les exposant à des exacerbations avec risque d’hospitalisation, voire de décès. D’après le GINA 2006, 6 asthmatiques sur 10 ont un asthme insuffisamment contrôlé.

Exprimez vos difficultés à votre médecin

Il n’est pas toujours facile d’évaluer ses symptômes alors que tout semble aller bien.
Asthmatique depuis plusieurs années, on finit par s’habituer et s’accommoder parfois avec fatalité aux symptômes gênants et aux limitations. Cette situation peut conduire à négliger les signes, surtout mineurs, qui permettraient d’anticiper la crise grave.
Certaines personnes rencontrent de réelles difficultés dans le travail, le sport, les loisirs, les voyages, la vie affective et sexuelle. Choisir d’en parler à son médecin, c’est s’offrir la possibilité de s’en libérer. Pour réussir votre consultation médicale, signalez les gênes que vous rencontrez, les difficultés que vous pouvez avoir et les domaines concernés, posez vos questions (toutes vos questions !).

Un petit conseil : Quand on a de l’asthme, on entend tellement de conseils et de réflexions toutes faites, qu’il devient difficile de discerner le vrai du faux. Les personnes le font la plupart du temps avec de bonnes intentions, mais elles ne sont pas toujours bien informées. Attention aux idées reçues, il faut s’assurer de leur pertinence, et savoir s’en libérer le cas échéant !

La croyance tout à fait fausse selon laquelle il faut ménager son souffle et éviter l’activité physique/le sport afin de ne pas déclencher de crises ! Mais oui, cette mauvaise idée
reçue a encore la vie dure, et va à l’encontre de la bonne attitude qui consiste au contraire à développer ses capacités respiratoires par une activité physique raisonnable et régulière. Il n’est pas question de courir un marathon si l’on n’a pas l’entraînement physique qui permet de courir 42 km, ou de se mettre au jogging si l’on déteste ça ! L’important est d’avoir une activité physique ou sportive à la hauteur des ses capacités et de ses possibilités. Mais, le message-clé, c’est surtout que – normalement – tout asthmatique dont l’asthme est bien équilibré ne doit pas avoir à se priver de sport, de marche, de jeux ou d’activité physique. Si c’est le cas – parce qu’il déclenche une crise d’asthme ou une gêne respiratoire/un essoufflement au moindre effort – c’est le signe que l’asthme est insuffisamment contrôlé.
C’est en quelque sorte le « baromètre » qui signifie que quelque chose ne va pas au niveau des bronches et que l’asthme doit être mieux pris en considération.
Dans un grand nombre de cas, le médecin prescrit à l’asthmatique d’inhaler une ou deux bouffées de broncho-dilatateur avant l’effort ou la séance de sport. Ainsi, tout se passe bien. Mais cela ne doit pas empêcher de faire contrôler l’état de ses bronches au moins une fois par an.
Sauf cas rares, les enfants asthmatiques ne devraient plus aujourd’hui être dispensés de sport à l’école : les professeurs d’éducation physique sont désormais informés et formés. Ils doivent connaître ceux qui ont besoin d’inhaler leur traitement avant la séance d’éducation physique, et vérifier que les jeunes ont bien avec eux leur bronchodilateur. Le cas échéant, ils doivent être avertis de l’existence d’un protocole établi entre le jeune, le médecin traitant, l’établissement scolaire et le médecin scolaire : le PAI « Projet d’Accueil Individualisé » qui donne toutes les indications nécessaires (traitement avant l’effort, traitement en cas de crise, situations à éviter, marche à suivre en cas d’urgence, etc…).

Demandez un plan d’action personnalisé écrit à votre médecin
N’hésitez pas à demander à votre médecin un Plan d’Action Personnalisé Ecrit qui définit les critères de contrôle et ceux de la dégradation de votre asthme. Il peut être pour vous, une fois expliqué, un outil efficace qui vous assure la capacité de gérer au mieux les différents stades d’une crise d’asthme et de limiter, voire d’éviter les crises graves.

Exprimez vos objectifs et vos envies
Même si on ne guérit pas totalement de l’asthme, les traitements actuels adaptés à chacun permettent, dans la plupart des cas, de vivre sans crise majeure. Osez exprimer à votre médecin et à toute personne qui vous accompagne dans la prise en charge de votre asthme vos objectifs, vos envies et vos désirs.

L’idée inexacte selon laquelle l’asthme passe tout seul, sans rien faire, à l’adolescence !
Cette idée persiste beaucoup, comme si l’asthme de l’enfance allait disparaître à la puberté d’un coup de baguette magique. Il est vrai qu’un certain nombre d’asthmes de l’enfant « disparaissent » au passage à l’âge adulte. Toutefois, ce n’est pas le jour de la puberté que l’asthme s’évapore à tout jamais comme par miracle.
Par ailleurs, pour ces asthmes qui ne s’expriment plus à l’âge adulte, une prudence est toujours de mise, car on ne peut pas dire qu’on « guérisse » définitivement de la maladie asthmatique. Il faut par ailleurs préciser qu’un certain nombre d’asthmes de l’enfance continueront malheureusement à persister au fil des années.
Il arrive parfois qu’avec les changements hormonaux, l’enfant asthmatique devienne un adolescent parfaitement tranquille avec son asthme. Mais, il restera toujours potentiellement asthmatique – c’est bien pour cela qu’on parle de maladie « chronique » – avec une susceptibilité, c’est-à-dire une tendance personnelle à avoir de l’asthme.
Si l’adolescence peut être une période bénéfique – et que l’asthme se mette en sourdine – elle peut aussi constituer un facteur d’aggravation de l’asthme. Il faut donc rester très vigilant car à l’adolescence, il peut aussi y avoir des exacerbations de l’asthme. Or à cet âge – surtout si l’on a dû suivre un traitement longtemps durant son enfance – on n’a pas envie de continuer d’être « malade ». La tendance des ados asthmatiques est souvent une attitude de « déni » : ils refusent le statut de « malade chronique », veulent pouvoir mordre la vie à pleines dents et ne plus entendre parler de tout ça. Cela peut se comprendre aisément, mais une telle attitude peut mener à des conséquences graves : un gros pourcentage de décès par asthme concerne des adolescents et des adultes jeunes qui ont parfois négligé leur traitement, et une crise plus soudaine ou plus inattendue survient, impossible à juguler.
C’est malheureusement un cas de figure assez fréquent, et qui aurait pu être parfaitement évitable dans un grand nombre de cas.

Une astuce : Pour éviter les oublis et optimiser votre rencontre avec votre médecin, préparez à l’avance votre consultation. Il peut être utile d’écrire sur un carnet de suivi, vos remarques ou vos questions au moment où elles vous viennent à l’esprit.

La croyance selon laquelle « quand ça va mieux, il ne sert à rien de continuer le traitement » est dangereuse. En effet dans l’asthme, compte-tenu de l’inflammation des bronches, le traitement de fond anti-inflammatoire doit être poursuivi suffisamment longtemps, même quand tout va mieux et que les crises d’asthme sont espacées voire ont totalement disparu. Il ne faut pas arrêter prématurément son traitement de fond, car l’inflammation peut continuer d’évoluer et un jour où l’autre, la situation risque de se dégrader avec une crise d’asthme, à la faveur d’un facteur déclenchant.

Toutes ces idées reçues – qui semblent anecdotiques – sont véritablement dangereuses car elles véhiculent des images faussées par rapport à la réalité de l’asthme. Les décès par asthme – 7 par jour en France – seraient évitables pour la majorité d’entre eux si l’asthme était correctement contrôlé.
La plupart de ces décès surviennent parce que l’état inflammatoire des bronches s’est dégradé, à l’insu de la personne asthmatique. Trop souvent, l’asthmatique néglige les visites chez le médecin, sous estime la fréquence de ses crises, retarde le moment des contrôles de sa fonction respiratoire, utilise des broncho-dilatateurs qui soulagent si bien, qu’il pense que c’est là un traitement anodin, facile à prendre tout seul, et que le pharmacien est là pour « dépanner » sans ordonnance systématique.
Or l’asthme reste une maladie chronique, potentiellement dangereuse, et dont le taux de mortalité reste élevé, alors qu’il devrait être en régression importante compte-tenu des traitements disponibles, très efficaces, simples à utiliser, faciles à avoir sur soi. L’asthme n’est plus un tabou, mais doit être pris au sérieux à sa juste valeur, celle d’une maladie chronique dont on peut la plupart du temps éviter les conséquences graves.

Source : Asthme & Allergies
Pour en savoir plus :
Asthme & Allergies Infos service 0800 19 20 21 (appel gratuit)
Association ASTHME & ALLERGIES – 3 rue de l’Amiral Hamelin – 75116 PARIS

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  1. Lisa :
    7 mai 2014

    Bonjour tout le monde, voilà j’ai 15 ans et je suis asthamtique depuis que j’ai 8/9 ans. Au début c’était très peu de crises mais j’ai eu une infection qui l’as déclanché plus fortement. C’est difficile de vivre avec l’asthme, pour moi c’est un vrai handicape, je dois faire attention à ne pas courire ne pas m’éssouflé etc. Les parents ne comprennent pas trop pourquoi je ne prend plus ou presque mes traitements. Tout simplement parce que c’est un ras le bol ! Mon rêve à toujours été de faire de la plongée sous marine ( je ne peux pas à cause de cette maladie ), je veux vraiment vivre des sensations forte, l’année prochaine j’aimerais faire pour mon anniversaire un saut en parachute, seuleument je ne sai spas si ça va etre possible, car mon asthme est très fort. Mes traitements sont en plus très chiant car ils me font tremblé… J’en ai vraiment mare … Dans quelques jours j’ai mpon rdv chez le pneumologue… Mais lui il ne comprend rien, c’est vraiment dure d’être une jeune asthmatique, les potes me dise tu as de la chance tu courre pas tu fais pas sport.. Mais il ne se rendent pas compte de se que c’est .. Cet  » maladie  » me pousse à bout, si mon medcin m’interdit le saut je vais vraiment peter un cable … #perdu ( et frédérique : oui c’est possible mais si y en a trop dans a pièce les crises s’enclenche )

  2. Théodore :
    20 janvier 2012

    Je suis asthmatique sévère depuis plus de 15 ans, suite à des allergies , des polyposes naso-sinusiennes et de multiples inetrventions chirurgicales, dont une se termine en réanimation.
    En 2001 je déménage de la région parisienne en Béarn, l’amélioration est minime puisque je refais une très grosse crise en 2006 (et pourtant , on dit que Pau est une ville climatique, tu parles!), visite chez un pneumologue qui me met le moral dans les chaussettes, un tableau à faire peur, l’insuffisance respiratoire chronique c’est pour bientôt (je ne suis même pas fumeur, pourquoi? je n’ai jamais commis d’excès pourquoi? et je revois mon beau-père et un ami avec sa machine à respirer, immobilisés 15 heures chez eux, à faire peur.
    Allez, SYMBICORT 400mg pour soulager la bête, et puis , petit miracle, je découvre la marche nordique dans un club, et , au bout d’une année, je vois mon traitement passer à 200mg.
    Je continue de plus belle à marcher avec mes bâtons , en groupe, accompagné d’exercices avec un préparateur sportif en liaison avec l’hôpital de Pau, et je dois bien reconnaître que c’est le mouvement et non le repos intégral qui nous fait aller de l’avant, plus de crise d’asthme depuis plus de cinq ans (mais assez prudent pour ne pas oublier mon inhalateur.
    Dans la vie je m’occupe de personnes handicapées en qualité d’auxiliaire médical et de conseil, et, en aidant l’une d’entre elle, ô combien plus invalide que je ne suis avec mon souffle court, j’ai déclenché une crise d’asthme, eh bien cette personne qui pratiquait le handisport m’a incité à retrouver ce goût du mouvement et depuis je vais de mieux en mieux , du mouvement , la recherche du calme ne sont pas incompatibles, et de l’optimisme aussi.

  3. annie :
    14 novembre 2011

    j’ai eue des crises d’hasme

  4. KEVIN :
    1 septembre 2011

    BONJOUR JE SUIS ASTHMATIQUE DEPUI 23 ANS ET LA SA DEVEIN DE PIRE EN PIRE SAI SEULEMENT PAR MOMENT OU SA VA ETRE IN SOUTENABLE JE PREN QUE DE LA VENTOLINE JAI ARETE MON TRAITEMENT DE VON TRO MAR DE VIVRE AVEC DES MEDO JE SAI SAI PEU ETRE A COSE DE SA MAI JE VOULE SAVOIR QUELLE TRUCK FAIRE POUR VIVRE MEIUX AVEC SON ASME PARQUE A LA LONQUE SAI LA MISER JAI JAI PASSE DES ANNE A L OSTO A COSSE DE SA ALOR SI QUELLEQUN A DES CONSIELLE JE SUIS OUVER

  5. p-olivier.d :
    18 mars 2011

    bonjours , je suis asthmatique depuis ma naissance , et, je peut comprendre les difficultées quotidiennes que cela peut emporter.pour ceux qu’il non pas de bronchodilateur a porter de main,et vous etes en crise je peut vou conseiller une tasse de café noire corsé qui va aider a la respiration temporairement….si vous vouler d’autres renseignements vous pouver me contacter via E-mail(pierre-olivier.d***siers@hotmail.ca)jespere que c’est conseil vous a aider

  6. Frédérique le 02.10.10 :
    2 octobre 2010

    Est-il possible (pour les asthmatique) d’utiliser des déodorants en spray ?

  7. sylvie :
    12 janvier 2010

    serait -il possible d’avoir plus d’explications sur l’utilisation d’un peak flow,les mesures, (selon la taille, l’age ext…)les repaires; vert,jaune,rouge où les placer sur l’appareil.merci

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Article : Mieux gérer ses crises d’asthme
Mise en ligne sur Danger Santé.
Mois de publication : avril
Année de publication : 2009
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