Un témoignage sur les effets des acides gras trans dans nos aliments.

mauvaise nourriture bad food

Voici un témoignage sur les acides gras trans d’un père de famille que nous venons de recevoir par e-mail :

Bonjour,

Ma fille âgée de 13 ans est actuellement hospitalisée après une grosse opération cardiaque.
La semaine dernière on lui a servi une crème dessert Nova au chocolat. Comme je regarde toutes les compositions des produits élaborés par nos chers fabricants, quelle ne fut ma surprise en découvrant que cette crème contenait des matières grasses hydrogénées.

Ps: le paradoxe dans cette histoire est que ma fille s’est faite opérer pour le changement de l’artère pulmonaire et que d’un autre coté, ces matières grasses hydrogénées obstruent ces mêmes artères.

Que peut-on faire pour sensibiliser l’opinion publique et surtout l’industrie agro-alimentaire, à cette malbouffe et à la nocivité de certains additifs & colorants?

Une étude épidémiologique de l’INSERM confirme que « le risque de cancer du sein est doublé chez les femmes ayant des taux sanguins élevés d’acide gras trans d’origine industrielle ».

Mon coup de gueule d’aujourd’hui concerne ces acides gras trans, mais n’est en aucun cas exhaustif. D’une manière générale, je suis surpris de voir certains tableaux d’additifs & colorants qui ont été classés avec des Doses Journalières Admissibles. Comment peut-on contrôler ces prises de doses dans un alimentation quotidienne ?

C’est tout simplement insensé ! Qui dit DJA maxi, dit automatiquement danger. Dans ce cas-là aussi, au principe de précaution, il faut interdire ces substances.

Que disent les spécialistes quand on ingère et que l’on mixe quotidiennement plusieurs additifs & colorants avec des DJA? Quel est le résultat dans le corps ?

Pour cela, je suis en complet désaccord avec l’AFSSA pour ses recommandations (voir article ci-dessous). A partir du moment où un produit présente un risque, même à dose infinitésimale, celui-ci doit obligatoirement être interdit. Qui plus est, la plupart de ces produits ne sont pas du tout nécessaires dans leurs élaborations. On peut très bien se passer des colorants et de certains additifs ainsi que de l’acide gras trans qui n’existait pas il y a quelques années. Certaines marques de produits alimentaires (JORDAN par ex) sont exemptes d’additifs.

Il est certainement moins onéreux et plus facile pour l’aspect et la conservation de reconstituer un aliment à partir de substances de synthèses que d’y mettre des produits naturels, éternel problème des coûts…

Dans notre société moderne, nous employons maintenant des principes de précaution à tort et à travers contre les risques microbiologiques mais par contre, certains produits susceptibles de provoquer des cancers & autres maladies sont laissés de coté malgré les avertissements du corps médical, des scientifiques et des médias.

Qu’attendez-vous pour réagir? Que l’on apprenne dans 10 ans qu’un accroissement considérable de cancers est dû aux additifs alimentaires. D’autres scandales tels que l’amiante ou le sang contaminé et maintenant les hormones contre la ménopause qui augmentent les cancers du sein?

Bonne journée.

PHILIPPE GABET

 

 

Documents joint à l’e-mail :

Extrait de l’ AFSSA

Qu’est-ce qu’un acide gras trans?

Les acides gras trans sont des lipides naturellement présents dans les produits laitiers, les viandes et graisses de ruminants (vache, bœuf, etc.).
Ils peuvent également se former au cours de la transformation des huiles végétales par des procédés industriels. Par exemple, lors de l’hydrogénation des huiles végétales ou lors du chauffage des huiles à haute température. Cette hydrogénation permet ainsi aux graisses de passer de l’état liquide à l’état solide. L’origine artificielle des acides gras trans est dominante dans les pays industrialisés où la consommation de produits alimentaires transformés est élevée.

A quoi servent-ils ?

Utilisés dans l’industrie agro-alimentaire comme stabilisateur et comme conservateur, les acides gras trans rendent les aliments plus fermes et plus stables donc moins propices au rancissement. On les trouve ainsi dans de nombreux produits alimentaires transformés comme les viennoiseries, les produits de panification industrielle, les biscuits, les pizzas, les quiches, etc.

Quels effets sur la santé ?

L’excès de consommation d’acides gras trans provoque une augmentation du «mauvais» cholestérol, tandis qu’il induit une baisse du «bon» cholestérol. Une consommation élevée d’acides gras trans est donc associée à une augmentation du risque cardio-vasculaire.

Dans quels produits trouve-t-on les acides gras trans ?

Les principaux aliments contributeurs d’ acides gras trans sont les produits d’origine laitière : ils apportent 54 % des acides gras trans totaux chez l’adulte et 45% chez l’enfant. L’ensemble des produits d’origine animale (produits laitiers et viandes de ruminants) en apporte 60%.

Les produits de panification industrielle, viennoiseries industrielles et biscuits sont placés en seconde position parmi les aliments contributeurs : ils apportent 18 % des acides gras trans totaux chez l’adulte et près de 30% chez l’enfant. Les teneurs en acides gras trans dans ces produits peuvent varier de manière considérable (de moins de 0,1 g à plus de 6 g pour 100 g de produit consommé).

Parmi les autres produits contributeurs en acides gras trans, on peut citer les margarines de consommation courante, les barres chocolatées, certains plats cuisinés.

Les recommandations de l’AFSSA

Constat :
Les apports moyens des acides gras trans sont : pour les hommes de 3,2 g/j, pour le pour les femmes de 2,8 g/j, ce qui représente 1,3 % de l’apport énergétique total (AET) quotidien.

Il a été constaté que 5 % de la population française adulte présente une consommation en acides gras trans totaux de 2 % de l’AET. Pour ces forts consommateurs de matières grasses, les apports pour les hommes sont proches de 6 g/j, pour les femmes de 5 g/j.

Les plus grands consommateurs (garçons de la tranche d’âge 12-14 ans) de matières grasses en France absorbent près de 8 g/jour d’acide gras trans, et dépassent le seuil de 2% des AET. Cela représente presque autant que la moyenne des habitants de l’Amérique du Nord.

– L’agence recommande de considérer la valeur de 2% de l’apport énergétique total comme un niveau de consommation à ne pas dépasser.

– L’agence recommande de réduire de 30 % au moins la consommation de certains aliments contributeurs d’ acides gras trans (viennoiseries, pâtisseries, produits de panification industriels, barres chocolatées, biscuits) de faible intérêt nutritionnel. – L’Agence recommande de ne pas diminuer la consommation de lait et les produits laitiers bien qu’ils soient des aliments fortement contributeurs des AG trans totaux et de consommer de préférence les produits demi-écrémés ou écrémés.

Pour les professionnels :

Par souci de cohérence avec la baisse de consommation des viennoiseries, pâtisseries, produits de panification, barres chocolatées et biscuits, il faut encourager les industriels de la margarinerie et des matières grasses destinées au secteur de l’agro-alimentaire à diminuer les teneurs en acides gras trans de leurs produits.

L’obligation d’étiquetage des acides gras trans serait de nature à inciter les industriels à améliorer la composition de leurs produits puisque la recommandation d’étiquetage ne s’applique qu’en cas de dépassement de seuils correspondant aux normes de l’offre alimentaire actuelle.

Concernant les graisses dites cachées (les margarines industrielles et le shortenings), utilisées dans la fabrication des viennoiseries, pâtisseries, biscuits, barres chocolatées et les margarines de toute qualité utilisées comme pâtes à tartiner ou en cuisine, l’Afssa précise que la diminution des teneurs en acides gras trans dans ces graisses cachées ne doit pas s’accompagner d’une augmentation des teneurs en acides gras saturés.

La limite en acides gras trans devrait être fixée à 1 g/100 g de produit sous sa forme consommée, soit 9 Kcal/100 g de produit, équivalant à 0,4 % de l’AET.

Les acides gras trans dans le monde :
En Europe, les groupes de protection des consommateurs font pression pour que les acides gras trans soient remplacés par des graisses non pathogènes et que par défaut, l’étiquetage des produits alimentaires mentionne la quantité des acides gras trans.

L’OMS préconise une consommation d’acides gras trans quotidienne n’excédant pas 1% de l’apport énergétique total quotidien et la communauté scientifique admet que moins nous ingérons d’acides gras trans autres que ceux naturellement présents dans les produits animaux, meilleur cela s’avère pour notre santé.

De nombreux procès aux Etats-Unis ont eu lieu contre les fast foods et différentes marques alimentaire qui utilise des acide gras trans.

Comment savoir si les aliments que nous mangeons possèdent des acides gras trans ?

Il suffit de lire l’étiquette (la composition) de votre produit, les acides gras trans sont en général décrits comme des huiles vegetales hydrogénées.

Informations INSERM :

Face à ces facteurs de risques, l’amélioration des connaissances, l’évaluation, la prévention et la réduction des impacts négatifs de l’environnement et de ses modifications sur la santé humaine sont devenus des enjeux majeurs de santé publique. Afin d’y faire face, et de faire face dans le même temps à l’émergence de risques nouveaux, liés par exemple aux évolutions climatiques ou à l’apparition de nouvelles technologies, les pouvoirs publics sont de plus en plus demandeurs d’anticipation. Ils s’adressent régulièrement aux chercheurs, et en particulier à l’Inserm, pour disposer de données scientifiques fiables, mettant en évidence l’existence de liens de causalité entre une exposition à un agent dangereux et une pathologie

Informations AFSSET :

Dans le cadre de ses missions, du Plan National Santé Environnement et du Plan Cancer, l’Agence a engagé dès 2004 un programme national sur les VTR visant à la constitution d’une expertise française solide et partagée par les différentes instances compétentes. La mise en place de deux groupes d’étude inter établissements a permis de proposer une méthode de référence pour la construction de VTR pour les substances toxiques sur la reproduction et le développement d’une part et pour les substances cancérogènes d’autre part (en cours). Cette organisation dichotomique a permis de répondre aux attentes concernant la construction des VTR pour les substances à seuil/sans seuil de dose.

L’Afsset a publié en juillet 2007 les résultats des travaux du premier groupe d’étude sous la forme d’un rapport méthodologique intitulé « Document de référence pour la construction d’une valeur toxicologique de référence fondée sur des effets reprotoxiques », approuvé par le Comité d’Experts Spécialisé « évaluation des risques liés aux substances chimiques » en décembre 2006, et accompagné d’un avis de l’Agence. Dans cet avis, l’Agence recommande que la méthode soit appliquée à la construction des futures VTR en France. Un certain nombre de recommandations en termes de diffusion, de communication et d’organisation sont mentionnées.
En accord avec le plan d’action préparé par la Direction générale de la santé (DGS) et annoncé lors du Comité national de sécurité sanitaire du 26 février 2003 sur les éthers de glycol, l’Afsset a proposé, dans le cadre de ses missions et dans un souci de transparence et de cohérence, d’établir un programme national sur les VTR visant à la constitution d’une expertise française solide et partagée par les différentes instances compétentes. L’Afsset a donc proposé à ses partenaires d’initier cette réflexion par la mise en place d’un groupe de travail regroupant l’Ineris, l’INRS, l’Afssa, l’InVS, l’IRSN, l’ENSP, le CNAM, l’Inserm, le CNRS, les CAP et l’UIC. Le très vaste domaine que recouvre la notion de VTR a contraint l’Afsset à déterminer une priorité d’action. Conformément à la demande originelle du CSHPF, et compte tenu des préoccupations nationales et internationales actuelles, le domaine des substances chimiques toxiques sur la reproduction et le développement embryofœtal dans les milieux de vie a été proposé. Cette réflexion, qui s’inscrira dans le paysage européen, vise principalement à porter un regard critique et constructif sur le choix et la construction de VTR pour les substances chimiques reprotoxiques préoccupantes. Elle a pour vocation, à plus long terme, de s’intégrer dans le dispositif de santé publique (proposition de valeurs guides de qualité des milieux, etc.)

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  1. Yves :
    28 janvier 2015

    Cher Georges (5.12.2011), qui (et dans quel article) confond « TRANS » (par définition insaturés) et SATURÉS [selon moi beaucoup plus dangereux. Aucune étude sérieuse (toutes choses égales par ailleurs) n’existe sur les « trans »]. Qui prend le lecteurs pour des neuneus ? Pas Ami (19.12.2008). Il explique très bien la différence entre » cis » (naturels) et « trans » (industriels, ou animaux ou « cis » ayant attrapé un tour de reins par chauffage). Selon moi, l’alarmiste au sujet des « trans » sert aux industriels à camoufler le danger incontestable des SATURÉS (cancérogènes, et donc criminels) et à prétendre que la saturation (hydrogénation catalytique pour obtenir des saturés) peut régler le prétendu « problème » des trans [qui, selon moi, sont en fait simplement inutilisables par nos enzymes physiologiques. En effet les sites actifs des enzymes sont généralement situés au fond de cavernes. Il est donc vraisemblable qu’il n’agissent que sur des acides gras pluriinsaturés coudés (cis-cis ou cis-cis-cis, un coude à chaque instauration, insaturation que l’on appelle aussi « double liaison carbone-carbone ». À vos souhaits)]. Les pauvres acides gras « trans » ne sont bons à rien car ils ont avalé un sabre. Bien sûr, il ne faut pas qu’ils remplacent dans notre alimentation les « cis », car, eux, nous sont absolument indispensables à raison de 12 à 13 g par jour (10 de diinsaturé et 2 à 3 de triinsaturés).

  2. Yves :
    24 mai 2014

    • Pour répondre à la question posée ligne 10 de l’article de M Philippe Gabet : ne pas la manger si l’on peut, la remplacer, la rendre si possible et en parler abondamment. Le seul endroit sensible de ces gens-là et est le chiffre des ventes.
    • ligne 22 : Vous avez tout-à-fait raison. Les ministres sont expressément chargés de nous accoutumer à ne plus réagir à ce scandale. Je suggère la première étape suivante : DJA = zéro pour tous les cancérogènes. Application immédiate : ZÉRO SATURÉ. Cela passera difficilement (notre naïveté nous a tellement avachis) mais mobilisera. Savez-vous que, pour l’INSERM [j.p. Moati – Économie de la sécurité (1989) éd. La doc. fse. 302 pp.], la vie humaine a un prix, que celle d’une femme vaut 3 fois moins cher que celle d’un homme et que toutes deux subissent des abattements avec l’âge : allant jusqu’à respectivement 80 et 75 % à 66 ans ? Noir sur blanc, p 147.
    • ligne 25 ; vous avez raison. De plus, les facteurs de risque de plusieurs toxiques se multiplient au lieu de s’additionner (ce que l’on voudrait nous faire croire).

    Ce site, désaffecté depuis avril 2012, est très instructif : rien n’a changé depuis avril 2008. L’AFSSA, perclus de « conflits d’intérêts » (noyautages industriels) a changé une fois plus de sigle pour donner le change. Les faux-bruits propres à égarer les Français en matière de prévention sont repris en boucle. Pendant ce temps-là, les nombres de cancers et d’atteintes cardio-vasculaires continuent à doubler tous les dix ans dans l’indifférence générale et les épidémiologues regardent soigneusement ailleurs. Pourquoi ? Parce que tous les officiels sont achetés (en français distingué, il faudrait dire : parce que la corruption est générale). Il ne nous reste donc, pour nous défendre, que notre esprit critique individuel et celui des copains et copain.es (oui, l’ord.i refuse le mot, il le change).
    Cessons d’attendre de la douzaine d’aréopages « ad hoc » qu’ils se décident à faire leur devoir. C’est devenu impossible. Nous l’avons constaté au fil des derniers (et énormes) scandales sanitaires. Entrons en résistance pour aider au moins ceux capables de nous écouter et de réfléchir. Aidons-les à sauver leur peau et celle des leurs. Fichons-nous d’être traités de tous les noms par les agro-alimenteurs, leurs séides et leurs dupes. Apprenons à apprécier les noms d’oiseaux : ce sont des compliments mérités. La vie, c’est cela, c’est se déconsidérer à dénoncer les abus et échanger des lectures instructives.
    Le gavage des Français par des SATURÉs est le plus énorme de ces abus. Les saturés ont les pires défauts : athérogènes et promoteurs du cancer. Comme, depuis 1957, 1987, 2004, c’est devenu trop voyant, l’adversaire a eu l’idée de nous balancer un leurre, les « trans », chargés de tous les péchés. Ne faisons pas comme les chiens qui sautent vers le bâton que l’on lance, continuons à traiter le problème des saturés. On verra ensuite éventuellement le cas des « trans » (pour le moment aucune étude ne les a comparés, toutes choses égales par ailleurs, aux saturés).

    Résumons. Si mon charabia vous paraît trop du « chinois », à la première lecture, sautez les mots entre crochets ou parenthèses.
    Les saturés, superfétatoires (sans aucun intérêt nutritionnel) ont en plus le défaut de nous faire gaspiller pour leur digestion une fois et demi leur poids en pluriinsaturés (pour en tirer les lécithines nécessaires). Or nous avons ABSOLUMENT BESOIN de 12 g de PLURIINSATURÉS par jour et nous en prenons rarement suffisamment. Ils sont absolument indispensables, eux, à raison de, par jour, 10 g d’acide LINOLÉIQUE (diinsaturé) et 2 g (3 si maladie) d’acide LINOLÉNIQUE [(triinsturé appelé bêtement oméga-3 par les pédants (le meilleur anti-inflammatoire naturel, l’acide gammalinolénique est triinsaturé, lui aussi, mais complètement occulté, du fait qu’il appartient, ce qui ne présente d’ailleurs aucun intérêt, à la cascade enzymatique oméga-six, en fait delta-six en nomenclature internationale). La bête a regardé le doigt au lieu de l’objet qu’il montrait].
    Or que voit-on ? De bons apôtres se répandent en proclamant que nous prenons « trop d’oméga-six ». Pour qui roulent-ils, ceux-là ? Une faute pareille doit déconsidérer tout le reste de leur discours.
    L’impératif précédent de 10 g de diinsaturés et 2 (à 3) g de triinsaturés se traduit en : 15 g (3 c. à café) d’huile de TOURNESOL + 30 g d’huile de COLZA ou bien alors, 20 g d’h. de tournesol + 10 g d’h. de CAMELINE, ou bien 20 g d’h. de NOIX pure ou bien 22 g d’h. de CHANVRE pure ou bien n’importe quel délicieux mélange concocté en fonction des compositions affichées au dos des bouteilles. Ces huiles doivent être bios, naturellement [sinon elles auraient absorbé des insecticides (tous liposolubles)], première pression à froid, conservées au réfrigérateur dès ouverture et jamais chauffées. Pour la cuisine, il y a cette bonne vieille huile d’olive [qui tient la chaleur tout en ayant toujours refusé de se faire saturer (depuis l’invention de l’hydrogénation catalytique en 1945) et mérite donc la médaille des pandémies]. On devrait même lui ériger un monument car, ayant remplacé sainement [grâce à ses 75 % d’acide oléique (mono-insaturé)] des tonnes de saturés, elle a sauvé des palanquées de vies. Même les Américains s’en sont aperçus, ahuris par le « french paradox »et les « régimes » méditerranéens ou crétois.
    @/12 Ami ; Résumé parfait. J’avais commencé le mien sans vous avoir lu. Tout petit bémol : ligne 5, adiminuer (pas augmenter) leur température de solidification.
    @/10 Laurence ; non, Madame, vous n’êtes pas toute seule, il y a les 12/Ami, 11/Pierre, 8/Bernadette. Vous et 9/Mireille, ne vous laissez pas aller au découragement. On les aura. Certains, focalisant sur leur chiffre d’affaire, finiront par afficher SANS SATURÉS comme d’autres affichent déjà « sans aluminium ». Courage, nous sommes avec vous pour votre santé et celle de vos enfants. Nous boycottons déjà au maximum. Progressivement, cela devient habituel. Pour être tranquille, commencez par éviter tous les produits ou plats tout-préparés (contiennent des saturés), et si vous voulez, les « huiles végétales » (toujours de palme) et les huiles hydrogénées » (saturées). Les « huiles partiellement hydrogénées » contiennent probablement des trans mais, selon moi, sont « moins pires » que totalement hydrogénées. Petit à petit, vous vous apercevrez de ce que, en cherchant, l’on peut très bien remplacer les produits nocifs par des produits honnêtes. Et, ce faisant, vous pénalisez les truands et favorisez les méritants. Je parie que vous avez déjà quelques produits de confiance. Parlez-en autour de vous. Cette fois les copain.es vous remercieront. Sur le marché, cela arrive à ma digne moitié.
    @8/Bernadette ; votre formulation résonne particulièrement fort en moi.
    @3/Georges ; je ne sais où vous avez lu cela et qui l’écrit. De toute manière, cela ne me semble pas d’une importance vitale.
    @2/Jean ; à mon sens, « matière grasse végétale non hydrogénée » (des noms ! des noms !) est ce qu’il y a de pire. S’ABSTENIR : elle peut être saturée à 92 % (coprah ou coco) ; 75 % (palmiste) ; 60 % cacao ; 50 % (palme, karaté).
    • À tous, affections, vaillant(e)s r/ésistant(e)s et au plaisir d’avoir de vos nouvelles.

  3. Mario :
    6 avril 2012

    Pour en savoir plus et vous protéger contre les effets nocifs des mauvaises graisses et de la malbouffe, allez en vitesse consulter avec attention le site du cardiologue Michel de Lo*ril (pub)

  4. jean :
    15 décembre 2011

    bonjour,
    il n’ya pas d’obligation pour le fabricant d’indiquer MG végétale hydrogenée ,certains indiquent MATIERE GRASSE VEGETALE NON HYDROGENEE car ils savent que c’est « un plus ».Quant à la signalisation par l’étiquetage des ACIDES GRAS TRANS comme au Canada,le 6juillet 2011,apres 3 ans de réflexion le parlement européen a abandonné l’étiquetage obligatoire des acides gras trans contre l’avis initial des eurodéputés mais sous la pression de la FoodDrinkEurope (voir leur site).L’eurodéputé Renate Sommer trouve que c’est un bon compromis(voir le site de processalimentaire) Jean F

  5. Georges :
    5 décembre 2011

    Bonjour

    Il ne faudrait pas prendre les lecteurs pour des neuneus ! En effet : vous déclarez dans votre article que les acides gras trans font partie des acides gras insaturés, et un peu plus loin, vous dites qu’ils ont la même structure que les acides gras saturés. On attend vos explications sur cette contradiction !!
    Avec mes salutations. Georges

  6. andré :
    2 février 2011

    Un jour, une multitude de plaintes seront déposées contre tous ces fabriquants de merde comme c’est le cas pour les médicaments actuellement. Et là, ils vont comprendre leur douleur. Ce jour arrivera bientôt. Oui messieurs les capitalistes. Je m’apprête déjà à être de ceux là. Vous ne pourrez même pas dire que vous ne saviez pas.

  7. Lucien K :
    17 décembre 2010

    Il serait utile que les organisations de consommateurs (60 millions de consommateurs publient une liste de produits alimentaires du commerce avec leur contenu en graisses trans. Ceci ferait pression sur l’industrie agroalimentaire pour qu’elle réduise le contenu d’acide gras trans

  8. Brigitte :
    26 novembre 2010

    Bonjour,

    Ce qui m’insurge, c’est la non prise en compte de toute cette malnutrition dans
    les établissements scolaires, on nous parle de manger 5 fruits/5 légumes/j, mais quand est-il dans ces cantines, mes enfants me racontent leur repas, et là je
    suis hallucinée par cette mal bouffe. Quand les pouvoirs publics cesseront de faire
    passer l’économie de notre pays avant la santé, l’environnement ??????

  9. zahra :
    11 mai 2010

    je besoin votre aide dans un recherche sur le risque sanitaire des additifs naturels

  10. Bernadette :
    7 mai 2010

    Je suis d’accord avec tout ce qui est dit sur ce « blog ».
    Je ne vais donc pas répéter ce que vous avez si bien dit . Merci à tous les organismes de recherche qui nous permettent d’y voir un peu clair et à tous ceux qui diffusent les bonnes informations.
    Je m’aperçois que nous ne sommes pas nombreux à réagir. C’est vrai qu’il faut avoir le temps de lire et de répondre. Tellement d’autres soucis nous accaparent !!! Ils le savent bien les pro. de l’industrie agro-alimentaire. De même au ministère de la santé. Pourquoi croyez-vous qu’ils ne réagissent pas ? ! Ils savent mieux que nous ce qu’il faut faire. On nous parle de réformes. Bien sûr qu’il faut en faire ! Tous les ministères sont à réformer : la santé, la sécurité, la justice, le travail, l’enseignement…
    Le principal coupable c’est l’état à n’en pas douter. Nous sommes trompés, abusés à leur seul bénéfice et celui de leurs homologues. Ils sont complètement aveuglés par leur profit.
    On nous a parlé de moraliser le capitalisme. Des mots, toujours des mots pour donner l’impression qu’ils vont faire quelque chose. Or on ne peut servir deux maîtres à la fois. Le leur est l’argent, le pouvoir, tout ce qui est en contradiction avec une politique sociale : le bien être pour tous par le partage.
    Je suis écoeurée de les entendre dire qu’ils nous faut faire des efforts. En font-ils eux ? Avez-vous entendu dire qu’ils allaient revoir à la baisse leurs émoluments ?, leurs primes de toutes sortes ?
    Ils nous tueraient sans état d’âme. Ils l’ont perdue depuis longtemps leur âme. Celà ne les dérange en aucune façon. Ils continuent à fabriquer et à vendre des armes. Pourquoi voudriez-vous qu’ils interdisent aux industriels qui les gavent (lobbies)de supprimer les produits dangereux de leur production. Ils se fichent totalement des petits, des sans grade, de ceux qui travaillent à grossir leur fortune.
    La seule justice se trouvera à la fin. Comme disait Malherbe « Le pauvre en sa cabane où le chaume le couvre est sujet à ses lois et la garde qui veille aux barrières du Louvre n’en défend point nos rois ».
    Nous partons tous, riches ou pauvres, au même endroit.

    En attendant nous devons vivre le plus dignement possible.

    Attention mesdames et messieurs les abuseurs vous avez dépassé les limites de la tolérance et vous avez la folie de manquer de discernement. Vous croyez que nous ne nous rendons compte de rien. Vous vous méprenez sur notre potentiel.
    O U I I F A U T T O U T R E F O R M E R !!! et V I T E !
    En attendant boycotons, refusons, faisons le maximum de ce que nous pouvons à notre niveau pour changer ce qui peut l’être.

  11. mireille :
    20 septembre 2009

    Oui tout cela est bien navrant et inquiètant, en particulier pour nos enfants. Mais il suffit de lire la composition des médicaments pour comprendre qu’hélas les responsables sont irresponsables. Utilisant des antihistaminiques au long cours, j’ai cherché celui qui serait à peu près correct ! mais les colorants par exemple y abondent parmi ceux listés pour être gravement toxiques, avec en prime talc, dioxyde de titane …
    Pourquoi si « l’industrie pharmaceutique » ne respecte rien et obtient des AMM avec tous ces toxiques ajoutées à la molécule, l’industrie alimentaire ferait-elle mieux?
    Les confiseries proposées aux enfants sont remplies d’acides gras trans mais pas seulement .. elles contiennent aussi des colorants toxiques et divers agents de texture et conservateurs controversés … et à la longue on peut craindre pour la santé.
    Comme vous le disiez, il y a cinquante ans tous ces additifs n’existaient pas et c’est une véritable intoxication qui est proposée à notre société. Un vrai scandale que nombreux semblent ignorer ou occultent.

  12. laurence :
    16 juin 2009

    Il y a quelque chose de grave, a part quelques rares emissions qui passent le sujet soit tres tard soit 1 fois comme envoyé special, qui en parle ? les journaux non, les infos non, les politiciens non, les politiciens « ecolo » ne servent pas cette puree lors de leurs discours…
    La presse serait elle achetée par l’industrie agro-alimentaire ?
    Pourquoi nous parle-t-on du deficit de la secu, quand on laisse courir autant de risques pour la santé sur la population ?
    Les politiciens seraient ils achetés aussi ?
    Entre les portables, la wifi et la malbouffe, un peuple, des peuples se laissent donc manipulés avec une certaine lassitude « que faire de toute façon, c’est le pouvoir de l’argent qui domine! » …
    Concretement, je regarde mon fils et je me dis, tu es le nouveau cobaye, et je ne veux pas te perdre.
    Concretement, les gens se foutent de moi quand j’explique tout ça, tout le monde baisse les bras.
    Mais ce n’est pas Monsieur tout le monde qui peut se permettre de bien faire manger ses enfants, d’une façon saine… C’est le riche…et les riches industriels de cet accord agro-alimentaire soit sont tres cons, soit n’ont pas d’enfants, soit ne font pas manger leurs merdes à leurs enfants.
    Mais ce qui est sur c’est qu’ils n’ont aucune conscience…
    et qu’encore une fois, l’argent de la recherche a ete investi dans des recherches de merde !
    C’est quoi le but ? freiner la surpopulation ?
    Encore honteux : l’etiquette « bio » sur les produits contenant ces fameuses graisses.
    On ne pourra pas tous se retrouver sur l’île des gauchers, alors on accepte, misère !
    laurence laubie

  13. pierre :
    13 mars 2009

    Il serait effectivement temps de légiférer ; comment peut-on laisser à des groupes agro-alimentaires le soin de juger ce qui est bon pour notre santé ?
    Ces gens n’ont qu’un objectif : la rentabilité de leurs produits et cela à n’importe quel prix !
    Ces individus sans scrupules n’ont aucun objectif de santé publique.
    Mais on ne sait que trop que les politiciens sont attentistes et que le courage en politique n’est pas la vertu la plus présente.
    Il faudra donc que la situation traîne encore longtemps ainsi !

  14. Ami :
    19 décembre 2008

    Bonsoir,
    Les acides gras insaturés que nous trouvons naturellement dans la nourriture sont CIS, cette forme n’est pas stable et le chauffage peut déplacer l’équilibre vers la forme TRANS. Quand on hydrogène des matières grasses c’est pour les rendre plus stables à la chaleur, les rendre comestibles parfois et augmenter leur température de fusion (voir la « végétaline ») et dans le cas des frites faire croire qu’elle ne seraient pas grasses. Cet impression reposant sur l’aspect non luisant des frites refroidies. En vérité elles sont aussi grasses que si elles avaient été faites à l’huile.
    Les matières grasses saturées sont naturellement plus difficiles a digérer.
    Actuellement si on estime que les acides gras trans présentent un risque on peut trés facilement régler CE problème en hydrogénant complètement les acides gras au lieu de s’arrêter en cours de réaction ou les formes CIS ont basculé en TRANS avec la chaleur de la réaction. Pour obtenir des matières grasses ayant les mêmes propriétés physiques il suffit de mélanger des matières grasses grasses non traitées (donc « trop liquides ») avec des matières grasses complètement hydrogénées.
    On pourrait penser qu’il soit aussi possible de remettre les formes TRANS en CIS: c’est trés compliqué, parce que la tendance naturelle n’est pas dans ce sens.
    Pourquoi il y aurait-t-il une telle différence pour la santé entre ces deux formes? Parce que la forme CIS est repliée quand l’autre est déployée. Donc on peut imaginer que les enzymes traitent différemment, avec une efficacité différente donc, ces deux versions.
    Il faut aussi savoir que la température de fusion du cis et plus basse que celle du trans.

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Article : Un témoignage sur les effets des acides gras trans dans nos aliments.
Mise en ligne sur Danger Santé.
Mois de publication : avril
Année de publication : 2008
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