Huile de palme : autre point de vue

Publication d’un autre point de vue à propos de la polémique sur l’huile de palme en France et dans le Monde.

 

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Propos du Dr. Jean GRAILLE PhD.Ing
Consultant for Lipid Technology
Ancien chercheur à l’ITERG 1965-1978
Ancien chef du Laboratoire de Lipotechnie du CIRAD 1979-2002
Lauréat de la Médaille Chevreul Montpellier 1997
Lauréat de la Médaille Kaufmann Brighton 1999

La polémique sur les acides gras saturés observée en Afrique de l’ouest notamment au Sénégal, en Europe et sur le continent américain a deux origines possibles :

– Une culture scientifique insuffisante voire misérable qui conduit à l’ignorance des mécanismes biochimiques de base présidant à la digestion de la prise alimentaire humaine. Ce phénomène est d’autant plus grave qu’il touche des professeurs d’université censés enseigner les mécanismes biochimiques et biologiques tels qu’ils existent, des cadres supérieurs de l’agroalimentaires et des médecins nutritionnistes censés faire de la communication rigoureuse à l’adresse des consommateurs. Ces insuffisances conduisent à semer le trouble auprès des décideurs politiques, des industriels concernés et des consommateurs eux-mêmes à qui on fait assimiler des clichés totalement erronés.

– Des raisons politico-économiques qui se déclinent en diverses manipulations protectionnistes en s’appuyant sur les clichés erronés propagés par les précédents, visant à protéger telle ou telle culture oléagineuse nationale. C’est ainsi que les pays producteurs de soja du continent américain diabolisent l’huile de palme comme le font également les pays producteurs de tournesol et de colza en Europe et le Sénégal producteur d’arachide depuis la privatisation de la SONACOS.

La conséquence de ce désordre intellectuel se traduit par une perception simpliste des lipides en faisant référence uniquement à la composition globale en acides gras de ces derniers comme si ces aliments n’étaient que de simples mélanges d’acides gras libres. Cette approche triviale conduit naturellement à un classement erroné en terme de bons et mauvais corps gras pour la santé humaine.

La figure 1 donne la représentation d’un triglycéride et montre que les acides gras sont liés au glycérol par liaisons esters ; chaque acide gras occupe une position précise, 1, 2 ou 3. Notons que le carbone repéré par une étoile (position 2) est asymétrique dès lors que les acides gras liés aux positions 1 et 3 sont différents (cas des lipides de lait de ruminants). Ces positionnements sont fondamentaux sur le plan biologique et règlent le mécanisme d’absorption des acides gras à travers la paroi intestinale pendant la digestion de la prise alimentaire. C’est pourquoi les huiles, graisses et beurres doivent être observés et donc décrits par rapport à la distribution de leurs acides gras constitutifs sur les trois positions distinctes du squelette du glycérol. En effet la nature est si subtile que, pendant la digestion des lipides de la prise alimentaire, la lipase pancréatique sécrétée par le pancréas et chargée de digérer les lipides par hydrolyse, va

Figure 1 : Représentation d’un triglycéride

Faire la différence entre les acides gras des positions 1 et 3, d’une part, et les acides gras de la position 2, d’autre part.

Comme le montre le schéma de la figure 2, seuls les acides gras des positions 1 et 3 sont libérés et se retrouvent sous forme d’acides gras libres (a.g.l.) qui vont réagir sur les ions calcium pour donner les sels correspondants ; les acides gras de la position 2 restent liés au glycérol pour former des 2 monoglycérides.

Les sels de calcium des acides gras saturés sont insolubles et sont excrétés dans les fèces ; quant aux acides gras polyinsaturés, après hydrolyse partielle de leurs sels de calcium, ils traversent en partie la paroi intestinale et alimentent les systèmes métaboliques correspondants en acides gras essentiels. Les 2 monoglycérides, quant à eux, traversent rapidement la paroi intestinale et s’avèrent être les vecteurs les plus efficaces des acides gras. On dit alors que la biodisponibilité d’un acide gras donné est maximale lorsque ce dernier est lié au glycérol par la position 2.

Figure 2 : Schéma de la digestion des lipides

On comprend alors aisément que si la position 2 est riche en acides gras insaturés, ces derniers seront transportés sans difficultés à travers la paroi intestinale vers le canal thoracique ; de même si la position 2 est riche en acides gras saturés ces derniers seront transportés également sans difficultés vers le canal thoracique. La position 2 est aussi qualifiée de position de biodisponibilité des acides gras.

Tableau 1 : Composition et distribution des acides gras de trois matières grasses riches en acides gras saturés, la graisse de porc (lard), l’huile de palme et le beurre de cacao.

Dans le tableau 1 on compare trois matières grasses saturées, il s’agit de la graisse de porc (lard), de l’huile de palme et du beurre de cacao contenant respectivement 48,5, 52,0 et 60,5 % d’acides gras saturés et 51,5, 48,0 et 39,5 % d’acides gras insaturés

L’analyse stéréospécifique des matières grasses connue depuis presque un demi-siècle permet de connaître la composition des acides gras par couplage des chromatographies planaire (anciennement chromatographie sur couche mince) et la chromatographie en phase gazeuse après digestion ménagée in vitro de ces échantillons soit par le bromure d’éthyl magnésium et, encore mieux, par la lipase pancréatique de porc biochimiquement identique à celle de l’homme. La méthode à la lipase pancréatique est d’ailleurs normalisée depuis longtemps ;  on consultera utilement les articles et normes référencées ci après :

– AFNOR: « Corps gras, graines oléagineuses, produits dérivés » 5ème édition 1993 – NF ISO 3800 nov. 1986 – Détermination de la composition des acides gras en position 2 (indice de classement T60-241)

– IUPAC: « Méthodes d’analyses des matières grasses et dérivés » 3ème édition 1979 – 1ère partie (section I et II) 2-210 – Détermination de la teneur en acides gras en position 2 dans les triglycérides

– Brockerhoff H., (1967 – Stereospecific analysis of triglycerides: an alternative method – J. Lipid Research, 8, 167-169

(AFNOR : Association Française de Normalisations – IUPAC: International Union for Pure and Applied Chemistry)

L’application de la norme AFNOR a permis de déterminer la composition des acides gras en position 2 de ces trois matières grasses et de constater que cette position comprend 80 % d’acides gras saturés et 20 % d’insaturés dans le lard, alors que pour les deux matières grasses végétales, palme et cacao, le rapport est inversé par rapport au lard avec respectivement 80 et 90 % d’acides gras insaturés et 20 et 10 % d’acides gras saturés.

Ces résultats signifient, sans ambigüité, que dans le cas du lard les 2 monoglycérides issus de l’action de la lipase pancréatique vectorisent essentiellement des acides gras saturés à travers la paroi intestinale alors que dans le cas du palme et du cacao les 2 monoglycérides vectorisent essentiellement des acides gras insaturés ; quant aux acides gras saturés qui occupaient les positions 1 et 3, ils sont éliminés dans les fèces sous forme de sels de calcium insolubles.

Ce mécanisme est schématisé sur la figure 3 où les triglycérides sont représentés en forme diapason. La position de biodisponibilité des acides gras (position 2) matérialise bien le fait que dans le cas du palme et du cacao les acides gras absorbés par l’intestin sont essentiellement des acides gras insaturés (vert), et saturés (rouge) dans le cas du lard.

L’huile de palme et le beurre de cacao se comportent donc comme les huiles riches en acides gras insaturés dont la position 2 est exclusivement composée d’acides gras insaturés, les acides gras saturés étant répartis sur les positions 1 et 3 des triglycérides.

Figure 3 : Représentation diapason des triglycérides de palme, cacao et de lard.

Lorsque l’EFSA fit connaître sa réponse à la saisine de la Commission Européenne en juillet 2004, elle souligne la relation positive entre concentration en acides gras trans et risques cardiovasculaires. Elle remarque que cette relation n’est pas établie pour les autres pathologies à haute prévalence. Elle remarque également que cette consommation doit être rapportée à celle des AG saturés – largement plus élevée que celle des AG trans et également associée à une augmentation du risque cardiovasculaire et qu’elle doit être examinée pays par pays car les différences de consommation entre pays sont grandes, notamment en Europe.

Il faut comprendre qu’il s’agit des acides gras trans et saturés absorbés par la paroi intestinale et qui de ce fait étaient issus de la position 2 des triglycérides ingérés. Le texte original de L’EFSA n’est probablement pas suffisamment précis pour qu’il ait donné lieu à de telles confusions !

Il ne faut pas faire l’amalgame entre les lipides absorbés dans la prise alimentaire et les lipides absorbés par la paroi intestinale après action de la lipase pancréatique.

En d’autres termes, un repas contenant des lipides riches en acides gras saturés ne signifie pas que ces derniers vont traverser automatiquement la paroi intestinale : ils traverseront la paroi intestinale s’ils occupent la position 2 des triglycérides ingérés (cas des graisses animales et de porc en particulier) ; ils ne traverseront pas la paroi intestinale s’ils occupent les position 1 et 3 des triglycérides (cas de l’huile de palme et du beurre de cacao), et seront alors éliminés, dans ce cas, dans les fèces sous formes de sels de calcium.

Il faut noter qu’il n’y a pas plus de maladies cardiovasculaires en Malaisie où la population consomme presqu’exclusivement de l’huile de palme et le Japon où la population consomme beaucoup de poisson et donc beaucoup de lipides de poisson réputés protecteurs contre les maladies cardiovasculaires. Par contre en Bretagne ou l’on consomme beaucoup de viande de porc et de charcuteries et donc beaucoup de graisse de porc, le niveau de maladies cardiovasculaires est nettement plus élevé que chez les habitants du pourtour méditerranéen français.

Dois-je rappeler que l’énergie journalière de la ration alimentaire doit être apportée pour 15 % par les protéines, 30 % par les lipides et 55 % par les glucides. En outre les lipides traversant la paroi intestinale doivent apporter environ 30 % d’acides gras saturés (palmitique et stéarique), 50 % de monoinsaturés (oléique) et 20 % de polyinsaturés (linoléique 6 et linolénique 3) ; en ce qui concerne les polyinsaturés, le rapport 3/6 doit être compris entre 0,15 et 0,18.

Notons que les parois des biomembranes sont composées de 70% de phospholipides dont la fluidité est réglée par une proportion convenable de saturés, monoinsaturés et polyinsaturés, permettant le transfert transmembranaire de sels et de biomolécules dans les deux sens.

Dans le présent document, je ne fais pas le panégyrique de l’huile de palme ou du beurre de cacao mais je veux tout simplement rappeler des éléments de base afin de montrer à quel point la polémique actuelle est absurde.

Toutefois si l’on doit continuer à baigner dans l’absurde et l’obscurantisme dicté par les sorciers et les éfrits des sciences et/ou les grands lobbies anti palme qui frappent l’huile de palme d’anathème, alors il faut aussi diaboliser les matières grasses suivantes :

1) Matières grasses végétales

– Le beurre de cacao qui contient 60% de saturés que l’on retrouve dans le chocolat à raison de 30% à côté du sucre également à raison de 30%- ciel du sucre en plus !
– L’huile de coprah ou de coco issue du cocotier – ciel encore un palmier ! Teneur en saturés 90%.
– L’huile de palmiste (huile de la graine du noyau du fruit du palmier à huile – ciel encore lui ! Teneur en saturés 85%.

2) Matières grasses animales

– La matière grasse laitière dont le beurre, avec 60 à 70% de saturés. Fini la cuisine au beurre ainsi que les tartines beurrées !
– La matière grasse de porc avec ses 50% de saturés. Faut il crier haro sur la charcuterie et les côtes de porc ?
– La graisse de bœuf titrant 55% de saturés. Fini les bonnes côtes de bœuf !
– La graisse de mouton titrant 60% de saturés ; fini les côtelettes d’agneau et de mouton !
– Le lait maternel avec 40 à 45% de saturés ! Le saviez vous ? Pauvres nourrissons qui tètent leur mère !

Mais essayons de retomber dans la mesure et l’objectivité ! Les sources les plus riches en huile de palme sont les margarines ; savez vous pourquoi ? Parce qu’elle est venue en substitution des huiles de soja, tournesol et colza hydrogénées qui apportent des acides gras trans reconnus mauvais pour la santé et que sans huile de palme (ou sans huiles hydrogénées) il devient impossible de faire les margarines ni les matières grasses pâtissières ; une margarine type, au tournesol, contient 30% d’eau et 70% d’huiles et graisses végétales non hydrogénées dont 36% de tournesol, 14% de colza, 15% de palme et 5% de palmiste ; elle apporte de la vitamine E et du béta carotène (provitamine A). Une portion de 10g de cette margarine étendue sur des tartines apporte 1,7g de saturés seulement ! Si l’on prend le cas des frites à l’huile de palme avec une rétention d’huile de 6 à 7% dans les frites, 100g de frites apporte 6 à 7g d’huile donc environ 3g de saturés seulement !
Je crois que l’on peut comprendre maintenant que la polémique est insensée et qu’une alimentation équilibrée et diversifiée sans surcharge alimentaire, accompagnée d’une dépense physique suffisante (sport ou métier manuel), une consommation de vin modérée et sans tabac, conduit probablement à une bonne santé.

Notons que la nature nous apporte toute une gamme d’huiles végétales alimentaires et que naturellement aucune d’entre elles n’est toxique. Les huiles de colza, de soja et de noix sont les seules à apporter des 3 et toutes apportent des 6 et 9 (oléique).

En ce qui concerne le défrichement des forêts tropicales, n’oublions pas que l’homme a toujours défriché pour planter ses cultures vivrières. Notons que la population du globe atteint quasiment 7 milliards d’habitants et qu’il faut bien nourrir tout le monde… Comme le palmier à huile produit dix fois plus d’huile à l’hectare que le soja, on comprend aisément que le soja est responsable de la disparition de dix fois plus de surfaces riches en biodiversité que le palmier, notamment au Brésil.

Je souhaite avoir contribué à rétablir la vérité scientifique et le sens de la mesure mais je ne me fais pas d’illusion car le lobbying relayé par l’ignorance et l’opportunisme continuera à alimenter la polémique et à semer le trouble dans les esprits.

Articles utiles à consulter :

– Effect of triglyceride structure on fat absorption. Umberto BRACCO. Am. J. Clin. Nutr. (1994), 60 (Suppl.), 1002S -1009S

– The positional distribution of fatty acids in palm oil and lard influences their biologic effect in rats. Serge C. RENAUD, Jean C. RUF and Dominique PETITHORY. J. Nutr. (1995), 125, 229 – 237

– Biodisponibilité des acides gras et apports nutritionnels conseillés. Nicole COMBE. OCL, (2002), 9, 135 – 138

– Betapol structured lipid – A close match to mother’s milk for a healthy start to life. Corey E. SCOTT. Wellness Food Europe infant nutrition. May/June 2009, 30 – 35

– Brevet : dépôt 1994, Publication 20 juin 1997, N° EP19940915542 LODERS CROKLAAN

– Huile de palme rouge de Colombie : Un équivalent tropical de l’huile d’olive. M. Pina et al. OCL, (2005), 12, 180-182

– Dietary lipids and cardiovascular disease: effect of palm oil. Gerard HORNSTRA. Oléagineux, (1988), 43, 311 – 315.

Montpellier le 14 février 2011

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66 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre :

  1. Yves :
    17 février 2015

    L’article du docte Dr jean Graille est symptomatique des procédés utilisés par les lobbies : A) déconsidérer sinon injurier (« désordre intellectuel ») les contradicteurs (ce dont les braves gens sont incapables car bien élevés) ; B) compliquer les choses à l’infini pour faire savant (et impressionner ces mêmes braves gens).
    Procédons par ordre (ordre intellectuel, Docteur) :
    • L’huile de palme a 50 % de ses acides gras qui sont saturés (réf. sur demande) ;
    • les acides gras SATURÉS sont connus depuis au moins 1995 pour être cancérogènes (exactement promoteurs du cancer, réf. sur demande). Une huile saine n’en contient donc pas plus de 14 %.
    • Au contraire, pour bien nous porter, il nous faut absolument 12 à 13 g d’acides gras pluriinsaturés par jour (réfs. sur demande) : 10 de diinsaturé et 2 (3 si maladie) de trinsaturés. Les huiles dites pluriinsaturées (le camp adverse de celui des lobbies déforesteurs et cancérisateurs en somme dévastateurs) en contiennent respectivement (en %) : tournesol, 66 et 0,1 ; colza, 20 et 11 ; carthame, 78 et 0,1 ; soja, 54 et 6 ; lin, 14 et 53 ; noix, 62 et 13 ; chanvre, 57 et 20 ; bourrache, 36 et 24 ; périlla, 12 et 60 ; le tout par ordre de prix croissant.
    Yves, diplômé CNAM de toxicologie fondamentale.

  2. Yves :
    28 janvier 2015

    De même, Will, pour votre mot du 22.10.2012 : il ne s’agit pas d’inepties mais d’un rideau de fumée. C’est à l’industriel de prouver l’innocuité de son produit, pas à nous de démonter ses affabulations. Et surtout pas à nous de lui servir de bipèdes d’expériences.

  3. Yves :
    28 janvier 2015

    Pardon, Will (17.11.2012) pour ma faute d’orthographe sur votre prénom. La référence que vous réclamez (sur la cancérogénicité des SATURÉS, à savoir 50 % des acides gras de l’huile de palme) est publique depuis 1995 (lisez un peu), mais vous convaincrait-elle ? J’en doute, au vu des raisonnements que vous utilisez pour défendre cette huile coloniale, cette catastrophe ambulante.

  4. Yves :
    23 mai 2014

    Huile d’olive (excusez mon erreur) : 10 % oui, mais de pluriinsaturés (et non d’acide gammalinolénique).
    L’A. gammalinolénique [idiotement regardé sous l’angle oméga-six alors qu’il est très utilement triinsaturé (le pédant est une bête qui regarde le doigt au lieu de l’objet indiqué par le doigt)] est effectivement un très précieux anti-inflammatoire naturel et sans « effets secondaires ». Il est présent à 22 % dans l’huile de bourrache, 16 % dans l’h. de grains de cassis, 10 % dans l’h. d’onagre et 3 % dans l’h. de chanvre.

  5. Yves :
    23 mai 2014

    Les blogs sont, de plus en plus souvent, utilisés par des industriels dont les méfaits ont été dénoncés à juste titre. Renards libres dans les poulaillers libres, ils sont libres d’y avoir recours à des « relations publiques » (« public relations » américaines) pour embrouiller le monde grâce à des gens (pas tous PhD) payés (et bien) pour cela.
    Leur technique est généralement de compliquer à plaisir pour démoraliser intellectuellement le consommateur et l’amener à démissionner. Accessoirement, ils essayent de se faire passer pour les opprimés tout en se montrant particulièrement désagréables et condescendants avec leurs contradicteurs.
    Polémique ? Forcément : ils n’ont aucun scrupule malgré qu’il s’agisse de N O T R E SANTÉ.
    Essayons donc de revenir à l’essentiel et de graduer [la première fois, sauter les crochets et parenthèses dès que cela devient trop du « chinois » (excusez mon français d’ex-marocain allemand)].
    • TOUTES les huiles de palme contiennent 50 % de « saturés » (acides gras saturés) et donc nocifs à plusieurs titres et même promoteurs du cancer. Les graisses qui en contiennent sont néanmoins préférées par les affairistes parce qu’elles sont bon- marché et se conservent indéfiniment [ne rancissent pas contrairement à la centaine d’huiles saines (très majoritairement « insaturées ») à disposition de l’Homme depuis 3 à 7 milliards d’années]. ÉVITEZ-LES TOUTES. Elles sont peu nombreuses (vous allez les reconnaître) : coprah, 92 % de saturés ; coco, 92 % de sat. : palmiste, 75 % ; cacao, 60 % ; palme, 50% ; karité, 50 %; coton, 22 % et arachide 16 %. On appelle ces graisses « lipides bas de gamme » mais c’est trop gentil car, au dessus de 14 %, elles sont lentement nocives [ce qui intéresse les industries de « santé » (de plus en plus les mêmes) à qui cela rapporte de plus en plus]. Ex. : le nombre des cancers double tous les 10 ans dans l’indifférence générale (c’est eux qui rapportent le plus). On ne cherche même pas pourquoi. Épidémiologues, au boulot, svp).
    • Ces graisses coloniales superfétatoires sont d’autant plus malhonnêtes que, à l’opposé, nous manquons généralement des « pluriinsaturés » (acides gras à la molécule plusieurs fois insaturée) absolument nécessaires : par jour 10 g d’acide linoléique (diinsaturé) et 2g (3 si maladie) d’acide linolénique [triinsaturé appelé vicieusement (et faussement) oméga-3 alors que c’est le nom (d’ailleurs faux : on dit delta-3 en nomenclature internationale, ex. : delta-six désaturase) d’une cascade enzymatique, cadet des soucis du consommateur non-chercheur] par 15 g (3c. à café) d’huile de tournesol + 30 g d’huile de colza ou bien 20 g d’h. de tournesol + 10 g d’h. de cameline (ou bien tout autre mélange savoureux que l’on peut se mitonner en lisant la composition au dos des bouteilles) toutes bios, naturellement [sinon elles auront pompé les insecticides de passage (liposolubles)], première pression à froid, à conserver au réfrigérateur dès ouverture et à ne jamais chauffer. Quant à l’huile d’olive, elle est très saine à froid [72 % d’acide oléique mono-insaturé et 10 % d’acide gammalinoléique (prétendu idiotement oméga-6 alors qu’ils est triinsaturé et précieusement anti-inflammatoire)] et irremplaçable en cuisine : seule huile saine supportant la chaleur. Ceci dit, l’idéal (et le plus savoureux, une fois dégrisé) est encore de cuire à l’étouffée (deux c. à soupe d’eau), surtout si l’on a de l’hypertension.
    @60/Sabrina ; c’est à vous que je pense. Ai-je réussi ?
    @59/Laura ; merci pour votre saine simplicité.
    @40,39/Mat, 38/Tof, 37 /Frédéric, 30/Lellim, 20/Thomas, 19/Fleur De Lotus, 18/Sylvie ; merci pour votre clairvoyance. En suis tout réconforté, mais les victimes de l’intox revisiteront-ils le site ?
    @28Sophie ; votre souffrance me crève le cœur, d’autant qu’elle se reproduira, à chaque nouvelle entourloupette agro-alimenteuse, si vous renoncez à avoir VOTRE AVIS À V O U S. Bon courage, Sophie et mes hommages.
    @26/Adrien ; bravo de ne pas être totalement dupe.
    @25/Anne-Marie ; vous allez à l’essentiel en peu de mots, merci. Mes remerciements ne sont pas supérieurs ; ils cherchent simplement et maladroitement à dédommager de la peine et du temps passé à protéger ses frères humains, cobayes à deux pattes. Merci donc aux copains et aux copaines [encore plus sensibles à la prévention première (suppression des expositions)].
    @22/Atar ; poids ? dans la bouteille ou sur les fesses ?
    @16/Fabien ; pas de crédulité envers les scientifiques, svp. • Ils sont tous (j’en suis) payés par les industriels (l’État se désengage follement) • les connaissances du citoyen (grâce à l’Éducation nationale) sont largement suffisantes pour déjouer leurs feintes de balayeurs • la faute serait de manquer de confiance en soi (ils cherchent compulsivement à augmenter ce manque, comme le montrent le PhD et ses semblables, et comme il y réussit ici).
    @15/Francis ; pourquoi pourfendre l’huile de soja ? Toute l’Asie s’en porte très bien : elle ne comporte que 14 % de saturés (contre 50 % à votre champion). Qu’est-ce qui motive une telle hostilité ?
    @8/Vill ; non, pas de beurre, svp (62 % de saturés).
    @7/Gwennn95 ; alors ça, c’est un article. Merci, oh merci, Gwenn et, du coup, amitiés.
    @à tous ; Adieu les amis du maquis.

  6. Pierre :
    11 mars 2014

    Il semble que nombre de lecteurs ne soit pas convaincu du bien fondé des arguments que leur propose l’intervenant à propos de l’Huile de Palme.
    1°)Je reste persuadé que l’huile de Palme ,consommée bien sur dans des conditions normales et raisonnables ,n ‘est pas plus nocive que les autres corps gras.Celle ci est utilisée et comsommée depuis des millénnaires en Afrique et en Asie et jusqu’à présent ces peuples n’ont pas été héradiqués de la surface de la terre.

    2°)Le rendement de l ‘huile de palme étant 10 fois supérieur à l’hectare aux autres oléagineux( colza, tournesol,arachide),pour obtenir le même volume d’huile, il eut fallu déforester 10 fois plus.
    Enfin le palmier à huile comme le cacaoier(ou cacaotier) ne pousse pas au milieu d ‘un désert mais au milieu d ‘une végétation et puis s ‘est on ,nous ,Français, préoccuppé de l’avis des autres peuples quand ce bon Sully a décidé de déforester les forêts briardes et beauceronnes pour créer dans la Brie et la Beauce les greniers à blés de la France ?
    3°)L’industrie agroalimentaire française est sur le plan sanitaire et gustatif ,l ‘une des meilleures du monde, si ce n ‘est la meilleure, oui les industriels sont la pour faire des bénéfices, comme toutes les entreprises commerciales et ce n ‘ est pas honteux , c ‘est même le but et la règle ,une entreprise qui ne fait pas de bénéfices, licencie du personnel Alors que voulez vous ?
    Et puis les fabricants de l agro alim. ne pensent pas qu’ à « suicider  » leurs clients, soyons sérieux! Un industriel fabrique pour deux types de clients en premier lieu ,la clientèle qui recherche un produit de bonne qualité au meilleur prix et en second lieu pour les clients qui recherche « UN PRIX  » alors ceux la étant donné que la seule chose qui les interresse c est le prix, les industriels ne leur vendent pas un produit mais un pris ,le plus bas possible et donc en résultat de la  » merde  » pour que ces gens là,puissent payer les abonnements multimédia multiples ,les vacances et télé écran plat indispensable à leur bonheur……J’ai été riche, je ne le suis plus,j ai un téléviseur qui a 20ans ,un portable qui ne sert qu’à téléphoner,et un monospace qui a 15ans mais j ‘essaye de manger des produits de bonne qualité ma grand-mère retraité veuve de commerçant disait déjà il y a 60 ans: »NOUS NE SOMMES PAS ASSEZ RICHE POUR ACHETER DU BON MARCHE « 

  7. Bernadette :
    9 juin 2013

    Merci pour cet article.
    Je suis Camerounaise. et dans mon pays, nous consommons presque exclusivement de l’huile de palme. Et je constate ce dit décime le « bas peuple » c’est plus le paludisme que les maladies cardiovasculaires !
    Je vais donc continuer de consommer mon huile de palme sans complexe comme l’ont toujours fait mes ancêtres.

  8. Will :
    18 février 2013

    Sinon, contre ces mauvais acides gras satures qui sont responsables de toutes ces maladies cardio-vasculaires, on peut faire confiance a l’ANSES et prendre en toute confiance des statines….qui sont, bien entendu et comme tout le monde le sait ou va, malheureusement, bientot le savoir, d’une utilite certaine contre ce vilain cholesterol…..
    Par contre, nous pouvons ,et ce, sans aucuns risques, mais alors sans aucuns risques du tout, prendre un bon vieux melange colza/tournesol comme le recommandent tous les bonnes tetes pensantes nutritionnistes actuelles qui n’ont aucuns conflits d’interets avec qui ou quoi que ce soit.
    D’ailleurs meme Findus, je les cites car c’est d’actualite, nous le dit bien:  » Findus (car Findus vous aime) c’est sans huile de palme. »

  9. Will :
    8 février 2013

    Enfin et pour conclure:

    Il est clair dans les études sur des modèles cellulaires que l’incubation de cellules endothéliales, d’hépatocytes ou d’adipocytes avec de l’acide palmitique stimule la réaction inflammatoire. Cependant l’afflux d’acide palmitique au niveau cellulaire provient de l’afflux d’acides gras libres provenant du tissu adipeux plus que des apports alimentaires, ou provient de l’incorporation d’acide palmitique dans les VLDL et dans les triglycérides d’origine hépatique, à partir de la lipogenèse issue des glucides via l’acétylCoA, notamment en cas de déficit d’apport… en lipides et en acides gras saturés.
    Certes les acides gras saturés à chaîne longue (C12-C16) sont hypercholestérolémiants pour des apports élevés ou très élevés mais tout ne peut être réduit à cet effet négatif :
    les acides gras saturés augmentent le cholestérol LDL mais aussi le cholestérol HDL (cependant la signification de cette dernière augmentation n’est pas établie) ;
    ils entraînent une augmentation de taille des LDL, or les LDL de grande taille n’ont pas la même athérogénicité que les LDL de petite taille induits par des régimes hyperglucidiques ;
    les acides gras saturés incorporés dans les LDL ne sont pas oxydables contrairement aux acides gras polymsaturés ;
    des études récentes indiquent qu’en quantité raisonnable ils ne modifient pas l’insulino-sensibilité ;
    ils ne modifient pas la dépense énergétique et ne sont pas a priori plus adipogènes chez l’homme ;
    ils n’entraînent pas de diminution plus importante de la satiété que les acides gras polymsaturés et donc n’entraînent pas de prise alimentaire accrue ;
    ils entraînent une moindre réponse lipidique post-prandiale que les acides gras polymsaturés, or celle-ci est primordiale dans l’athérogénèse ;
    ils améliorent la fonction endothéliale en cas de régime hypogtucidique associé comparativement à un régime hypolipidique et hyperglucidique.
    Sur le plan expérimental il faut également considérer plusieurs facteurs pouvant nuancer les données classiques ; l’hétérogénéité des acides gras saturés et de leurs effets, tant en ce qui concerne l’effet hypercholestérolémiant que d’autres effets : les acides gras à chaîne courte et moyenne en quantité raisonnable et l’acide stéarique ne sont pas hypercholestérolémiants.
    Cet effet est également modulé par la place de l’acide gras sur le glycérol. L’acide palmitique est le plus hypercholestérolémiant surtout lorsqu’il est en position n-2. La présence de calcium réduit, surtout lorsque les acides gras saturés sont en position n-1 et n-3, leur effet hypercholestérolémiant. La présence d’acides gras oméga 3 (alpha-linolénique et longue chaîne) atténue l’effet adipogène des acides gras saturés chez le rongeur…

    Symposium « Les nouveaux ANC en lipides : de la théorie à l’assiette » organisé par le CERIN aux 8èmes Journées Francophones de Nutrition de Lille

  10. Will :
    8 février 2013

    Et apres nous avoir fait gentiment partager leur reponse quant aux liens que je vous ai fournis…montrez vous un peu plus insistante et envoyer leur celui-ci:

    http://www.krepublishers.com/02-Journals/JHE/JHE-26-0-000-09-Web/JHE-26-3-000-09-Abst-PDF/JHE-26-3-197-09-1776-Mukherjee-S/JHE-26-3-197-09-1776-Mukherjee-S-Tt.pdf

    N’oubliez pas d’insister sur votre volonte de bien connaitre les effets nocifs de l’huile de palme sur votre sante et qu’ils vous informent egalement sur les travaux passes ou en cours qui justifient leurs assertions.

  11. Will :
    8 février 2013

    Bonjour Gwenn95,

    Je vais etre bref….l’acide palmitique tout comme les acides gras satures ne sont « nocifs » (ce qui loin d’etre vrai) que lorsqu’ils traversent la paroi intestinale et se retrouvent alors liberes dans la circulation sanguine….ce qui n’est pas le cas de l’huile de palme. Bref si vous avez un peu de temps je vous invites a lire le lien ci-dessous sur les acides gras satures et de le renvoyer a l ‘Anses et d’attendre leur reponse…..vous aurez certainement plus de chance que moi….

    http://fri.wisc.edu/docs/pdf/satfat.pdf

    Et bien entendu n’oubliez pas de leur demander si effectivement la biodisponibilite d’un acide gras est bien lie ou non a sa position (sn2) sur le squelette du glycerol…s’il vous repondent non (si ils vous repondent…) demander leur de vous fournir une explication breve mais rapide de la non exactitude de cette assertion…..

    http://lipidlibrary.aocs.org/lipids/tag1/index.htm

    Mais bien entendu l’Anses (ex Afssa) ne nous veut que du bien et n’as bien entendu aucuns conflits d’interets avec qui ou quoi que ce soit…. Ah, vous avez raison naivete quand tu nous tiens….

  12. Gwenn95 :
    18 janvier 2013

    Bon admettons que l’huile de palme n’est plus mauvaise qu’une autre huile … Pas convaincu du tout !
    Deja parceque l’industrie agroalimentaire l’utilise massivement dans les produits transformés (poudre de lait nourisson au gateau, biscotes etc …)
    Or depuis quand l’industrie agroalimentaire fabrique des produits « bons » pour la santé ? Ne sont-ils plutot plus interréssés par leurs profits que par notre santé ?
    Bizarre que ce détail vous a échappé vous pensez donc réellement que l’utilisation massive de l’huile de palme dans les produits transformés soiet le fruit d’une longue étude scientifique sur les bienfaits de l’huile de palme pour notre santé ? Quelle naiveté !
    Mais que faites vous de l’impact de l’huile de palme sur le prix de huiles au niveau mondial ? (voir article du 10 janvier de la FAO qui suit)
    L’Indice FAO des prix des matières grasses et huiles a atteint 197 en moyenne en décembre, perdant ainsi 4 points (soit 1,9 pour cent) par rapport à novembre. Il s’agit du quatrième mois consécutif de baisse, qui marque le niveau le plus bas depuis septembre 2010. La principale raison de cette diminution tient à l’accumulation continue de grandes réserves mondiales d’huile de palme, l’abondante production de cette denrée en Asie du Sud-Est se conjuguant à la faiblesse prolongée de sa demande à l’importation. La baisse aurait pu être encore plus prononcée, mais deux facteurs ont contribué à la contenir: la perspective d’une situation mondiale tendue pour l’offre comme pour la demande d’huile de soja dans les deux ou trois mois à venir, d’une part, et les disponibilités d’huile de tournesol inférieures aux prévisions, d’autre part. Pour 2012 dans son ensemble, l’Indice s’établit à 225 en moyenne, contre 252 en 2011.
    Dans cet article l’accumulation massive de quantité d’huile de palme produite essentiellement en asie du sud est fait baisser le prix des huiles en général alors que le prix de la tonne d’huile de palme a été multiplié par 3 en 20 ans …
    Etait-il necessaire de se lancer dans une déforestation massive (encore une nouvelle déforestation) des forets primaires d’asie du sud est au nom de nourir la planete ?
    (voir article d’inist-cnrs « du champ à la table » qui suit :

    Le palmier à huile : comment contrôler la suprématie d’un géant de l’agro-industrie
    Publié le 15 février 2011, par Dominique Vachez

    L’Indonésie et la Malaisie dominent le marché de l’huile de palme dans le monde, avec 86 % de la production globale. Sa consommation a atteint le tiers du total mondial des huiles végétales, ce qui la place en première position avec plus de 45 millions de tonnes produites en 2009.

    Le rendement du palmier à huile (moyenne 3 à 5 tonnes d’huile par hectare/an) est sept à dix fois supérieur aux autres plantes oléagineuses. Sa monoculture dans des pays à bas salaires représente un faible coût de revient pour l’industrie agroalimentaire, ce qui explique que sa production ait doublé tous les 10 ans [1].

    Les plantations de palmiers à huile couvrent aujourd’hui 14 millions d’hectares, principalement en Asie du Sud-Est (Malaisie, Indonésie, Thaïlande, Papouasie…) où se concentrent la plupart des palmeraies industrielles au détriment des forêts tropicales primaires, forêts naturelles non aménagées par l’homme et les plus riches en biodiversité.
    Le palmier à huile, dont on connaît une seule espèce cultivée à grande échelle : Elaeis guineensis, est originaire d’Afrique et a été introduit massivement en Asie du Sud-Est. Il peut fructifier tout au long de l’année dans les climats tropicaux humides.
    Ses fruits se développent sous forme de régimes compacts et fournissent deux huiles différentes : l’huile de palme extraite de la pulpe (pour 90 %), et l’huile de palmiste extraite de l’amande de la graine (surtout utilisée dans les produits cosmétiques).
    L’huile de palme fait partie des huiles les plus riches en acides gras saturés (50 % principalement l’acide palmitique) et mono-insaturés (acide oléique), ce qui la rend semi-solide à température ambiante, résistante à l’oxydation et stable à la cuisson.
    Ces aptitudes technologiques en font une source prépondérante d’huile végétale dans les aliments transformés. On estime qu’en France, elle rentrerait dans la composition de la moitié d’entre eux. Lorsque les étiquettes ne précisent pas la nature exacte de la matière grasse employée (mention autorisée « huile végétale » ou « graisse végétale » y compris pour les aliments issus d’agriculture biologique), il s’agit le plus généralement d’huile de palme.
    En effet, les industriels de l’agroalimentaire arguent du fait que pour obtenir les mêmes résultats, le remplacement de l’huile de palme nécessiterait l’utilisation d’huiles végétales hydrogénées, riches en acides gras trans, eux-mêmes potentiellement responsables de maladies métaboliques.

    L’acide palmitique (ou acide hexadécanoïque) est présent dans la plupart des graisses animales ou végétales. Il figure dans la liste des composants lipidiques non indispensables et dont la consommation régulière n’est pas recommandée. Ainsi, l’Anses (ex-Afssa) le mentionne dans son Avis sur la réévaluation des apports nutritionnels conseillés en lipides (2010) comme faisant partie des acides gras saturés à longue chaîne, athérogène en cas d’excès.

    A côté des usages alimentaires de l’huile de palme, le développement concurrentiel de son utilisation comme agrocarburant pour les moteurs diesel n’est pas sans provoquer de réactions, car on accuse ce type de carburant, fût-il renouvelable, d’avoir un impact environnemental supérieur à celui des carburants fossiles [2].
    Selon Danielsen et al., son bilan carbone est très défavorable si le terrain de départ est une forêt et totalement dommageable s’il s’agit de forêts sur tourbières.

    L’impact réel du palmier à huile sur la dégradation de l’espace forestier tropical donne lieu à d’importantes controverses.
    On accuse sa culture intensive de produire de multiples effets indésirables : érosion des sols et pollution par les herbicides ;
    menaces sur la biodiversité (ex. extinction des orangs-outans par fragmentation et suppression de leur habitat) ;
    destruction des forêts sur sols tourbeux les plus riches en carbone ; émission de gaz à effet de serre (terrains rasés par le feu, disparition du stock de matière organique du sol, méthane émis par les déchets) ;
    expulsion d’ethnies autochtones (en contradiction avec les normes établies par la Banque mondiale).
    Ainsi, l’Indonésie se situerait parmi les premiers pays émetteurs de gaz à effet de serre, juste après la Chine, les Etats-Unis et l’Union européenne. De fait, selon le 4e rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (ONU, 2007), le déboisement et l’exploitation des forêts sont responsables d’environ 17 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde (soit plus que les transports).

    En réponse à ces critiques, il existe depuis 2004 un organisme de réflexion et de certification : la Table ronde sur l’huile de palme durable ou RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil) dont la dernière conférence s’est tenue en France en avril 2010.
    La RSPO est composée de plus de 400 producteurs, négociants et industriels, mais avec une sous-représentation des groupements et associations de protection et de développement (une vingtaine, dont le cofondateur WWF).

    D’autre part, il ne suffit pas d’être membre de la RSPO pour respecter ses critères de durabilité. Les premières certifications n’ont eu lieu qu’en 2008 et à peine 5 % de la production mondiale rentre dans ces critères qui apparaissent d’ailleurs partiellement suivis.

    Pour les améliorer, il faudrait mettre en place une série de mesures contraignantes :

    développer les méthodes de surveillance et de contrôle telles que la télédétection ;
    lutter contre la déforestation illégale et les défrichements par incendies
    respecter les zones à Haute Valeur pour la Conservation [3] ;
    promouvoir les plantations familiales villageoises ;
    valoriser les déchets et les effluents d’huileries (compost, biogaz) en limitant les rejets de gaz à effet de serre ;
    admettre des experts indépendants parmi ses membres ;
    accroître la représentativité des organisations environnementales ; inciter les distributeurs à commercialiser de l’huile certifiée durable et clarifier l’étiquetage des produits alimentaires (label CSPO : Certification for Sustainable Palm Oil).
    Par ailleurs, afin de favoriser leur acceptation, il conviendrait que la RSPO aligne ses critères sur ceux de l’Union européenne ou du Programme ONU-REDD [4].

  13. Will :
    17 novembre 2012

    Je voulais aussi ajouter que l’huile de palme est aujourd’hui systematiquement remplacee par un melange de tournesol / colza…..et quel est le premier pays producteur de tournesol et de colza en Europe?…… Eh, bien c’est la France….probablement qu’une heureuse coincidence…..
    Alors tant qu’a remplacer cette « cochonnerie » d’huile de palme pourquoi ne pas utiliser de l’huile d’olive ou du beurre?
    Au fait si l’un des nombreux detracteurs de l’huile de palme aurait la gentillesse de mettre en ligne et a disposition une (ou des) etudes medicales demontrant sa pretendue nocivite cela ferait eventuellement avancer une saine et objective reflexion…..

  14. Jean-Pierre :
    17 novembre 2012

    Enfin un point de vue sensé sur la polémique actuelle concernant l’huile de palme. Bravo. J’ai peur que, malheureusement, il ne soit pas d’un grand effet … spécialement après la lecture de certains commentaires. Par exemple, Monsieur Padé, vous avez tort; le soja a été cultivé initialement pour la production d’huile, les « résidus » » d’extraction constituant un sous produit très riche en protéines qui a été valorisé sous forme de tourteaux pour la nutrition animale. C’est d’ailleurs cette double production qui explique l’intérêt de la culture du soja et assure sa pérennité.
    La seule attitude saine en matière de nutrition est : MANGEONS DE TOUT UN PEU! on ne le répétera jamais assez, tout le reste est polémique stérile.

  15. Gaetan Di Napoli :
    11 novembre 2012

    Il semblerait que le mécanisme de scepticisme ne fonctionne que dans un sens. Un spécialiste donne un avis contraire à celui des médias et automatiquement, une grande partie de son auditorat s’interroge sur la crédibilité des arguments.
    Le phénomène est exactement le même lorsqu’on se montre climat-sceptique… On demande des preuves, des documents à l’appui, etc. Mais si le GIEC ou tout autre organisme gouvernemental dit un demi-mot, c’est parole d’évangile…

  16. zabeille :
    11 novembre 2012

    je suis apiculteur :: et pour parler de l huile de tournesol qui serait très bien !! il faut se rappeler que les abeilles (qui recherche le nectar pour faire du miel sur des tournesols traités au REGENT, un insecticide et maintenant sur le colza) ne se rappellent plus ou se trouve leur ruche et vont mourir au loin, elle perdent leur notion de direction.
    pourquoi nous qui consommons de l huile de ce tournesol et de ce colza car ce produit se retrouve dans la graine qui fait l huile ne serions nous pas dérangés aussi a la longue (peut être ELZEIMER ?) qui peut le dire c est surtout pas BAYER le fabricant allemand (produit interdit en Allemagne en Hollande et en Italie) mais autorisé en FRANCE

  17. Will :
    22 octobre 2012

    Le probleme n’est pas de savoir si ce monsieur travaille ou non pour certains lobbies alimentaires mais plutot de chercher si sa demonstration scientifique de digestion des corps gras est correcte, et si elle ne l’est pas, la facon la plus constructive de debattre et de demontrer qu’elle fausse……
    Car c’est a la portee de tout a chacun de dire que ses propos sont d’une betise incroyable mais c’est deja plus complique d’expliquer pourquoi…..
    Si quelqu’un peut effectivement demontrer que ce chercheur raconte des inepties qu’il ne se gene pas pour citer ses sources.

  18. Padé :
    3 juin 2012

    Francis et Fabien… GRaille, la blague : du CIRAD, docteur en lipochimie. Un nutritionniste doit en savoir bien plus. Après comparé ua soja, c’est ridicule, vous avez des bouteilles de soja chez vous ? Moi non : olive, colza etc… Alors arrêtez la blague et les pseudo théories du complot du soja qui est produit d’abord pour nourriture animale. Quelle méconnaissance du sujet !

  19. HUILE DE PALME BIS :
    17 avril 2012

    Oui oui bien sur, l’huile de palme est productive et absolument géniale. Mais vous oubliez de mentionner les centaines de conflits de terres en Asie et les futurs en Afrique. Vous oubliez les milliers d’indigènes qui meurent par la disparition de LEUR forêt. Mais bon c’est plus facile de parler dans son petit salon FRancis. Et comparer le soja avec la palme , quel argument bête. Et pourquoi pas la comparer avec l’huile d’olive tient ?

  20. Francis :
    21 mars 2012

    Bref,
    la diabolisation de l’huile de palme n’a pas lieu d’être. Les chiffres des spécialistes parlent d’eux-même.
    L’huile de palme n’est pas plus mauvaise que l’huile de soja, donc aussi bonne à consommer… avec modération comme c’est le cas pour toutes les matières grasses.

    Le rendement à l’hectare de l’huile de palme est dix fois meilleur que celui de l’huile de soja.

    Dans un monde où la destruction de l’environnement interpelle de plus en plus, le rapport 1 pour 10 en faveur de l’huile de palme est inquiétant pour les adeptes de la production massive du soja.

    Il est donc plus que probable que le lobby pro soja est à l’origine de cette campagne de dénigrement de l’huile de palme.
    A noter que l’huile de palme est utilisée depuis la nuit des temps en Afrique, sans effets mesurables sur les consommateurs.

  21. Fabien :
    7 mars 2012

    Il est dit depuis très longtemps que l’huile de Palme n’est pas dangereuse pour la santé, ce n’est que sa conssommation excesive qui peut être nocive… Même après la lecture de ce texte, elle me semble moins « digeste » que d’autes huiles (plus « compacte » en quelque sorte). Mais de làa à se prendre de panique parce qu’on en trouve partout…

    Je ne déplore qu’une chose, le consommateur manque un peu de choix, même si certains industriel se sont mis depuis peu au « sans huile de Palme ». Mais « méfiance » (si tant est qu’il faut se méfier), certaines indications comme « à l’huile de tournesole » sont trompeuses, elle ne garantissent pas la non présence d’huile de Palme (suffit de lire la composition pour le voir). Seule la mention « Sans huile de palme » est valable (vérifiez quand même).

    Comme le dit ce scientifique équilibrer votre alimentation, utiliser une cuillère d’huile (autre que de palme biensur) par jour et plutot du beurre que de la margarine sur vos tartines (sans excès). Le beurre apportant de la vitamine A pour rappel…

    Thomas, il ne parlait pas des gens en général mais plutot je pense de « pseudo scientifiques » qui se pensent à tord au dessus des « spécialistes » qu’ils auraient pu consulter… Et les obscurantisttes rejettant toute forme de progrès ne valent pas mieux que des « lobbyistes » dont ce scientifique ne semble, d’après moi, pas faire parti… Ce sont souvant ces obscurantistes qui assènent leur vérités sans aucune forme de démonstration et s’appuyant sur des soit-disant études, mais rigoureusement choisies parmis celles de « pseudo scientifiques » qui partagent leurs idées… Ici, on a une vraie explication scientifique, basée sur des faits, expliqués et démontrés, par sur des « on dit » pris chez les personnes qui partagent votre point de vu. Il ne s’agit pas de donner des argument qui l’arrange, mais d’une explication scientifique appuyée sur des faits, non sur des arguments, faut pas confondre…
    Combien de fois j’ai pu lire des articles de ces obscurantistes explicant que le Docteur Machin, ophtalmo de son Etat nous avertissait des dangers causé par la consommation de tel produit alimentaire, entre autre de ces effets néfastes sur notre digéstion… Un ophtalmo, soyons serieux !!!

    Mais, si un autre scientifique tout aussi spécialiste que lui veut bien nous prouver le contraire, je serais ravi d’avoir son étude. Mais pas l’étude d’un psychatre, ni même d’un nutritionniste (pourtant concerné par la chose), voir même d’un gastro-etérologue (aussi compétent soit-il) il faut quand même rester cohérent sur le niveau de compétence de la personne qui effectue l’étude…

    Après, chacun est libre de ne pas apprécier son commentaire sur le déforestation, cependant, il explique bien que la production d’huile de palme est nettement moins nefaste sur la déforestation que celle de l’huile de soja par exemple (grâce au rendement des palmiers). Reste juste aux autorités à veiller à ce que cette « déforestation » reste controllée et ne fasse pas disparaitre une espèce de la surface de la Terre (en gardant une zone protégée d’importance suffisante par exemple). mais ceci est un autre débat…

  22. Chris :
    3 février 2012

    Je voulais me faire mon avis, voilà c’est fait, l’huile de palme n’est donc pas plus mauvaise qu’une autre pour la santé.

    C’est plutôt sa culture intensive qui est mauvaise pour la planète, oui mais entre nous, avec quasiment 7 milliard de personnes à nourrir, enfin je veux dire pour les plus chanceux bien sur…. il en en faut un paquet d’huile ;)

  23. sylvie :
    14 janvier 2012

    je voudrai des produits sans huile palme c’est tout .Je suis consomatrice et c’est nous consomateurs qui decidons de ce que nous voulons dans notre assiette(et non pas les reventeurs) alors NON au huile de PALME point

  24. fleur de lotus :
    23 décembre 2011

    Je persiste à boycotter les produits contenant de l’huile de palme, et je n’approuve pas du tout les multinationales qui spolient les populations indigènes de leurs terres, sachant que ces populations n’ont pas les connaissances ni l’instruction nécessaire, ni l’argent pour se défendre face à des multinationales extrêmement puissantes dont l’intérêt majeur est le profit.

  25. Thomas :
    22 décembre 2011

    « Une culture scientifique insuffisante voire misérable qui conduit à l’ignorance des mécanismes biochimiques de base présidant à la digestion de la prise alimentaire humaine. »

    Ben voyons. Alors comme ça, quand on n’est pas spécialiste en chimie des corps gras, on a une culture scientifique insuffisante voire misérable ?

    Quant au fond de l’article, en bon lobbyiste, l’auteur prend grand soin de ne faire ressortir que ce qui l’arrange. Désolé, mais pour une « mise au point scientifique », on se passera de jugements de valeur de type « il faut bien nourrir tout le monde », réponses péremptoires et arrogantes à des questions bien plus fondamentales et importantes que le misérable sujet de cet article – mais j’oublie que le problème de la nourriture dans le monde n’intéresse pas M. Graille puisque son gagne-pain à lui, c’est bel et bien la consommation de gras en grande quantité par les pays développés, qui pourraient très bien s’en passer.

  26. Jessica :
    28 novembre 2011

    Interessant et tres Clair meme pour une non scientifique merci

  27. Altar :
    17 novembre 2011

    J’ai juste une question qui est celle -ci: un litre d’huile de palme vaut combien de kilos?

  28. Anonyme :
    13 novembre 2011

    Merci, merci beaucoup le rétablissement de la vérité.

  29. Manue :
    9 novembre 2011

    c’est vrai qu’il faut s’accrocher pour la partie purement scientifique. et le ton polémique est fortement dommageable à l’ensemble.
    Mais cet article a le mérite de donner un autre point de vue que le classique « haro sur l’huile de palme » et les lipides saturés. personnellement, j’ai bien du mal à me faire une opinion sur tout cela et cet avis scientifique est intéressant. merci.

  30. Anne-Marie :
    7 novembre 2011

    Qu’on nous informe clairement . Le bisness c’est tout ce qui compte actuellement dans le monde. Si les cancers sont si nombreux faudrait peut-être se poser la question ? manger moins de produits industrialisés….. ET PEUT ËTRE AUSSI SAVOIR, ET QU’ON NOUS MARQUE PLUS CLAIREMENT LA COMPOSITION AINSI QUE DANS LES PRODUITS DE SOINS CORPORELS. ON MET DU TEMPS A METTRE EN PLACE TOUT CELA ; C’EST BIEN TRISTE EN ATTENDANT DES MESURES SUR LA LEGISLATION.

  31. Adrien :
    31 octobre 2011

    Dr PhD.Ing. Le titre de docteur n’est pas réservé à la médecine. Un ingénieur docteur en (un ingénieur qui a eu sa thèse) est un spécialiste en un domaine. Et pas tous, comme le démontre son propre article.

    En tant que scientifique, dénigrer ses pères et penser qu’on est le seul à avoir la vérité est monnaie courante. Cet article le prouve bien. Il est très intéressant d’un point de vue de la chimie des corps gras, mais est-ce la seule voix pour comprendre les phénomènes de santé ? Cela me fait penser aux polémiques vis a vis des pesticides, des cancers et des OGM. chacun criant à la diffamation du camps d’en face. Je pense qu’il faut arrêter de se moquer du monde. Les études de santé ne se résument pas à une études, mais à des dizaines et suivies d’un débat scientifique correct. Le problème est quand même un peu plus compliqué d’un point de vue de la santé, a écouter les industriels on peut manger se qu’ils nous vendent sans aucun problème. Pourtant les problèmes de santé sont là. il ne faut pas l’oublier. Comparer des gens avec des modes de vie différents aux quatre coins de la planète est ridicule. Mais que chacun parle de se qu’il connait !

    En tant qu’ingénieur en corps gras, on est pas spécialiste du cholestérol. Ancien responsable de la CIRAd, organisme qui est justement dans le lobbying de la palme, il est dans son rôle. Mais je pense que la ligne rouge est franchie quand ce monsieur nous parle de déforestation. Là on reconnait les dinosaures qui on détruits notre planète. Remplacer A par B bêtement. Une répartition plus égalitaire de la nourriture, une meilleure application des cultures… C’est surement les scientistes de sa trempe qui nous ont vendus les monocultures, les ogm et les pesticides comme les solutions miracles. Les gens à qui l’on vole leurs terres, la destruction de la biodiversité, les émissions de CO2 …

    bref, l’article aurait pu être intéressant si pas ridiculement polémique par quelqu’un présenté comme Dr…

  32. chetou Cameroun :
    21 octobre 2011

    Merci pour cette contribution qui rassure au moins que les africains et les asiatiques ne meurent pas tous les jours parce qu’ils consomment de l’huile de palme.

    En ce qui concerne la déforestation, il faille d’abord manger pour vivre et apprécier l’environnement.

    Pourquoi toujours essayer d’imposer aux autres sa propore vitesse, les pays en voie de développement ont d’autres problèmes à résoudre plus importants et urgents que préserver la nature qui n’est des moindres mais qui n’est pas comparativement aux autres problèmes les plus urgents.

  33. sophie :
    14 octobre 2011

    merci d’avoir éclairé ma lanterne! marre (et peur!) d’entendre partout que l’huile de palme est du poison! marre de passer pour une ringarde qui empoisonne ses enfants si je n’achète pas bio, etc…etc…

  34. yann :
    10 octobre 2011

    Vous avez raison ,huile de palme n’est pas plus nocive que l’huile d’olive…
    Lorsqu’on s’inquete pour la planette un champs de plamier absorbe autant de c02 que la forêt qu’il remplace .
    Les pays qui cultive l’huile de palme sont des pays émergents qui voient d’un très mauvais oeil nos critiques d’occidentales bien pensantes…

    Huile de palme a le merite de nourrir une partie de la planète,que penser vous des champs de tulipes en holland(j’ai rien contre les holandais)sont ils moins nocifs pour la planette?

  35. Lellim :
    22 septembre 2011

    Vous avez raison, détruisons la planète, enrichissons les industriels qui vous ont payer pour cette fausse étude scientifique, après tous les hommes aiment se détruire la santé, faisons en sorte que personne n’y réchappe!
    Vous me donnez envie de vomir

  36. André :
    22 septembre 2011

    excellent article. Le début est à mon avis un peu trp polémique ce qui nuit à son acceptation par le lecteur banal (moi ! ). La suite m’a convaincu, m’a permis de rectifier et de replacer de façon cohérente ce que je savais sur le sujet. J’aimerais que vous complétiez cet article par des infos sur d’autres matières grasses d’usage courant dont on dit le plus grand bien : la graisse de canard, l’huile de colza, d’olive, de tournesol.
    Merci en tout cas

  37. Fatou :
    19 septembre 2011

    Ca fait du bien de lire ca!

    Je susi d’origine ivoirienne mais vit en europe depuis petite, je comprends sans comprendre la polemqiue autour de l’huile de palme: les gens sont si mal informés!!

    Quoi qu’on en pense, supprimer de son alimentation l’huile de palme n’est en rien une solution, ni pour votre santé ni pour l’environnement: le soja pose des problèmes assez similaires d’un point de vue environnemental, et avec le colza et le tournesol, les industriels risquent de recourir à l’hydrogénation pour obtenir les mêmes performances. Résultat, des produits bourrés d’acides gras trans encore pires, selon les nutritionnistes, que les acides gras saturés de l’huile de palme. Consommés avec excès, les premiers sont cancérigènes quand les seconds sont susceptibles d’entraîner un infarctus du myocarde…

    Enfin et surtout, il ne faut pas confondre les realités des differents pays producteurs: en Asie elle est exportée ou utilisée de maniere industrielle; en Afrique c’est un facteur de developpement et un moyen de lutter pour la securité alimentaire.

    Au lieu de nous diviser, unissons-nous pour obtenir des certifications d’huile de palme et tout le monde y gagnera, du planteur au consommateur final en passant par les entreprises transformatrices et les ONG…

  38. clementine :
    17 septembre 2011

    Merci pour vos explications très instructives et mieux choisir pour la santé de ma famille

  39. Bineta :
    14 septembre 2011

    D’ailleurs c’est le sujet de Question à la Une ce soir écoutons ce qu’on nous y dira à propos.
    NB emission diffusée sur la rtbf

  40. Bineta :
    14 septembre 2011

    Dans tous les cas, la vérité si on refaire qu’aux dites on ne le connaitra jamais.

    Et le pire et qu’on va à la dérive car quand j’écoute la pub à la télé sur le

    dépistage du cancer de l’intestin je me dis encore une bétise humaine
    .
    Hé oui!!! car l’industrie alimentaire vend n’importe quoi sur le marché.

  41. Patrice :
    13 septembre 2011

    Devoir et obligation du CSA.

    Article 6
    La publicité doit être conçue dans le respect des intérêts des consommateurs. Toute publicité comportant, sous quelque forme que ce soit, des allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur les consommateurs est interdite.

  42. Frederic :
    2 août 2011

    L’article a au moins le mérite de le dire clairement : l’huile, c’est gras !

    Indépendamment de ses caractéristiques diététiques, l’huile de palme est la seule huile qui puissent répondre (pour l’instant) aux besoins de notre industrie agroalimentaire. Cette huile provient d’un palmier dont les caractéristiques sont les seules à faire face à nos énormes besoins d’occidentaux, bon teint qui mangeons des produits transformés en trop grande quantité.

    De plus, le palmier à huile permet un développement rural durable dans les zones de cultures raisonnées (Afrique de l’Ouest et Amérique du Sud) et à propos de la déforestation de zones sensibles, cela concerne l’Indonésie et la Malaisie, qui en l’absence de régulation foncent vers un développement économique basé sur les biocarburants et non pas l’alimentation humaine.

    Enfin, si vous avez peur pour votre cholestérol, le mieux c’est de vous faire vous-même à manger et d’arrêter de consommer des produits transformés issus de l’industrie agroalimentaire.

  43. Tof :
    28 juillet 2011

    Merci pour votre article, je m’en vais de ce pas expliquer à mes enfants que la déforestation massive de la forêt primaire de Borneo et la disparition des grands singes d’Asie vaut bien une bonne cuillerée de Nutella, qui du reste ne présente visiblement aucun risque pour la santé.

  44. Mat :
    16 juillet 2011

    Quelques recherches sur internet confirment que l’auteur de cet article est un consultant, c’est à dire une personne payée par une société pour donner son avis, avec les réserves d’usage quant à son indépendance.

    Cela expliquerait l’incroyable parti-pris de cet « article », avec ses schémas inutiles et ses exemples inappropriés.

  45. Mat :
    16 juillet 2011

    Il est difficile d’être convaincu par votre article. Faire étalage de pseudo connaissances scientifiques est censé emporter la conviction, mais ça ne prend pas. Il manque la légion d’honneur et la croix de guerre à vos distinctions.

    Votre façon d’aborder le problème est pour le moins douteuse, à ce point qu’on dirait un article commandé par l’industrie. Au passage, les études sur lesquelles vous vous appuyez sont anciennes, voire très anciennes.

    Comparer l’huile de palme à la graisse de porc ou aux côtelettes d’agneau n’est ni plus ni moins qu’une escroquerie intellectuelle… c’est tellement ridicule que le manque de sagacité des commentateurs est inquiétant.

    On ne peut pas comparer quelque chose qui est présent dans 80% des aliments industriels avec le saindoux qu’on n’utilise quasiment plus et avec un aliment que les français mangent peut-être une fois tous les deux mois. Vous écrivez comme si l’industrie avait un jour eu l’idée d’utiliser de la graisse de porc dans les gateaux.
    Risible. « Ils sont bons mes gateaux au lard » hahahaha.

    Votre parti pris est caricatural dans les listes d’aliments prises en compte. L’huile de coprah? QUI cuisine à l’huile de coco ou de coprah? Où sont l’huile de colza et l’huile d’olive dans votre comparatif?

    Ensuite, l’exemple du lait maternel est assez drôle. C’est censé toucher la fibre écolo? Je ne vois pas pourquoi donner cet exemple, sauf pour tenter de convaincre les naïfs. Les besoins d’un nourrisson et d’un adulte ne sont pas comparables primo. Ensuite, on peut se demander au nom de quoi la composition du lait maternel devrait être un modèle. Proposez-vous de nourrir la population adulte avec du lait maternel? C’est absurde.

    Enfin, et là on sombre dans la manipulation, dire que les hommes ont toujours défriché pour justifier qu’on le fasse à très grande échelle, c’est lamentable. Vous êtes également expert en environnement? En jeu vidéo et en scrabble aussi ?

    Incroyable de voir la naïveté des gens.

  46. ANAÏQUE :
    30 juin 2011

    Merci profondément de lutter contre la sous information sur nos denréés alimentaires. Aujourd’hui, il est vrai ce monsonge a traversé les recoins que vous ne pouvez pas vous imaginer. Lutter contre serait sauver les foyers et sauver notre culture alimentaire. Bravo!

  47. akli :
    12 juin 2011

    pourquoi vous ne parlé pas des impureté des éléments dans certain huiles qui peuvent nuire l’oganismei

  48. Myriam :
    6 avril 2011

    Merci pour cette information claire, précise et avec les sources sérieuses!

  49. titille :
    3 avril 2011

    Le début de votre paragraphe : « 2) Matières grasses animales » semble indiquer que les côtes de moutons, le beurre, la matière grasse de porc passent pour inoffensifs… Figurez-vous que j’avais un taux de mauvais cholestérol très élevé (sans que je sois obèse pour autant, et alors que je pratique un métier manuel intensif) et pendant un an j’ai arrêté le beurre, le saucisson, le pâté, la viande de mouton, les frites du dimanche que j’aimais tant !… et j’ai pris du nutella sans savoir qu’il contenait cette fameuse huile de palme soi-disant mauvaise pour la santé (et en pensant qu’il remplaçait le beurre et la confiture et que c’était meilleur pour la santé), du poisson plusieurs fois par semaine (ce n’est pas plus cher, car le poisson semble cher mais on ne paye pas les os comme pour la viande donc cela est souvent faux !)… Et bien en un an, chute vertigineuse de mon taux de mauvais cholestérol et je suis rentré largement dans la « norme » médicale. Alors, dire au sujet des matières grasses du porc ou du beurre : « fini la cuisine au beurre »… ou encore « Faut il crier haro sur la charcuterie et les côtes de porc ? » Je réponds que votre article en devient ambigüe. Oui, l’huile de palme subit un procès sans doute injuste. Mais attention de ne pas donner le sentiment de banaliser toutes les matières grasses sous le seul prétexte de vouloir rétablir une vérité scientifique, car cela discrédite un petit peu votre article. Par contre, j’entends souvent dire que le gras de canard (foie gras, etc.) n’est pas mauvais pour la santé et ne provoque pas de mauvais cholestérol. J’aurai aimé savoir si c’est vrai ou faux et, dans le cas ou c’est vrai, pour quelle raison !?! Merci en tous cas pour cet article instructif.

  50. kTY :
    24 mars 2011

    Bonjour,
    Merci pour cette explication scientifique qui je l’avoue dépasse mon niveau de compréhension. Je ne retiendrais qu’une phrase de votre exposé : « une alimentation équilibrée et diversifiée sans surcharge alimentaire, accompagnée d’une dépense physique suffisante (sport ou métier manuel), une consommation de vin modérée et sans tabac, conduit probablement à une bonne santé. » et je me permettrais d’ajouter « conduit CERTAINEMENT à une bonne santé !
    Toutefois je vous engage à regarder le reportage suivant et à vous faire votre propre opinion.
    Bonne journée
    http://www.greenthefilm.com/?lang=fr

  51. Fabienne :
    21 mars 2011

    Merci beaucoup pour ces informations : tout est accessible sur le net : le vrai comme le faut
    A chacun de se responsabiliser et de rechercher des informations FIABLES
    Préférer les articles aux forums par exemple…
    Merci encore pour ces explications

  52. Evariste :
    18 mars 2011

    je suis très heureux de toutes ces précisions. car assurément la vérité ne en aucun cas être détrônée. Au plus profond de moi, je ne croyai pas à la nocivité imputé à l’huile de palme. En même temps je suis attristé de me rendre compte combien l’homme est lui-même à la base de sa propre déstruction. toute fois l’engouement actuel vers la nature se lève de plus en plus, alors o ne pourra jamais enterré la vérité !!.
    Monsieur je suis avec vous dans cette lutte. vous n’êtes pas seul, Allons de l’avant !! Le recours à la culture « bio » est un élément pas de moindre taille;
    Tenons ferme ce que nous reconnaissons comme de valeurs.

  53. Charlie :
    18 mars 2011

    Bienvenue au club des pourfendeurs des « espaces hyperréels ».
    Dans tous les cas, ces simulations,ici la nocivité de l’huile de palme, nourries des intérêts particuliers et sans le moindre support réel, finissent par se dégonfler… mais cela peut prendre du temps…
    Pour plus de précisions, rechercher sur le net « hyperréalité ». (voir « trou de la couche d’ozone », « grippe aviaire » ou « pays cathare »…)

    Merci à Jean Graille

  54. bab :
    17 mars 2011

    Article très intéressant quoi qu’un peu trop « technique » pour être abordé par le plus grand nombre !
    Quoiqu’il en soit, on en apprend beaucoup quand aux prétendus risques pour la santé.
    Cependant, je pense que le plus gros problème concernant l’huile de palme est environnemental (au même titre que le soja sans doute), dans le sens ou sa culture intensive et totalitaire détruit des espaces de biodiversités indispensables ainsi que les cultures et traditions des peuples qui y vivent (voire les peuples eux-mêmes).

  55. Georges :
    16 mars 2011

    Votre article, dont je vous sais gré, me confirme que les l’informations sur la nutrition, demande une certaine recherche et ne se trouvent pas sous le pied d’un cheval, attendu que la plus grande partie des informations qui circulent le plus le sont pour des intérêts partisans. J’accorde une assez grande attention aux lipides que je consomme ayant lu plusieurs ouvrages sur le sujet je réalise vraiment leur importance dans notre alimentation, comme le ratio Oméga 6 et 3 par exemple, vous venez d’éclairer magistralement le « problème » de l’huile de palme que moi même je dramatisais sans doute un peu trop. Merci encore

  56. isa :
    15 mars 2011

    Merci !

  57. Yann :
    9 mars 2011

    Passionnant, merci.

  58. Salif :
    8 mars 2011

    Au moment où les pays les plus pauvres tentent de survivre en utilisant les richesses locales il est plus « humain » de les y encourager plutôt que de les obliger à
    consommer des produits importés plus chers pour la seule raison à blâmer: l’indifférence vis-à-vis des soucis des autres.Le développement durable,la Responsabilité sociétale des entreprises etc … ne sont ils que des mots pensés pour une seule partie du Monde? Merci pour cette objectivité scientifique claire et
    audacieuse.

  59. Fred :
    6 mars 2011

    Oui, c’est possible

  60. géraldine :
    5 mars 2011

    Je ne suis pas scientifique ni chercheuse…..bonne mère de famille me suffira . Merci pour l’article qui m’a rebuté en début de lecture.
    J’ai donc entrepris une lecture transversale de celui-ci et suis tombée en accord , avec lui. On ne sais plus quoi inventer pour effrayer le citoyen, faire des êtres humains des moutons (dixit mi marido). Cette polémique sur l’huile de palme m’a longtemps effrayée mais c’est par manque d’ignorance. Merci pour ce complément d’informations.

  61. Hubert :
    1 mars 2011

    Docteur une dernière question: avons nous réellement besoin de cette huile dans nos assiettes et dans nos moteurs? Et avons nous besoin de la déforestation que cela occasionne?

  62. Anonyme :
    28 février 2011

    Cet article me conforte dans ce que je savais déjà sans avoir en tête cette démonstration scientifique (je n’en ai pas les compétences)
    Par contre j’étais au fait des possibles méfaits du lobbying que j’ai constaté dans bien d’autres domaines

  63. joseph :
    27 février 2011

    Depuis qu’il y a cette polémique sur l’huile de palme nous avons pratiquement supprimé tous les produits qui en contiennent bien que ce soit très difficile de le faire . Je viens de lire cet article et maintenant je me pose des questions car je ne sais plus à quel saint me vouer. Casino a supprimer de ses rayons tous les produits fabriqués avec cette huile. Cette décision n’a sans doute pas été prise à la légère. Alors qui devons- nous croire?
    Merci d’éclairer ma lanterne. En ce qui me concerne jusqu’a preuve complémentaire, je continue à écarter de ma consommation tout aliment contenant cette huile car en plus je trouve inadmissible que l’on détruise des forêts immenses de palmiers alors que nous avons encore d’innombrables terrains en friches prêts à être ensemencés en colza ou tout autre matiére susceptible de générer des huiles consommables.

  64. laura :
    27 février 2011

    « Notons que la population du globe atteint quasiment 7 milliards d’habitants et qu’il faut bien nourrir tout le monde…  »

    Il est là le problème ! et quand nous serons 20 milliards… on nous donnera des pilules ou de la chair humaine à bouffer ? .. « il faudra bien nourrir tout le monde … » et les terres agricoles auront rendu l’âme pour avoir été détruites par les produits phyto-sanitaires qui nous affaiblis et dont les cancers explosent depuis 20 ans y compris chez les enfants …
    Sur une planète finie paumée au fin fond de l’univers, aux ressources fragiles, forcément limité, il est temps que les humains comprennent qu’ils ne peuvent plus continuer à procréer en toute anarchie sans se soucier de l’impact environnementale (agriculture dénaturée, élevage intensifs…) et des conditions de vie des générations futures !
    Qualité et non quantité et cela dans tous les domaines !
    Personnellement je consomme bio et je n’achète pas de produit transformé, mes gâteaux (cakes, tartes) sont sans matière grasse (et oui c’est possible !).

    concernant le lait maternel revenu à la mode ! Pauvres gosses en effet !
    Les analyses démontent que ce lait est un concentré de produits chimiques, pauvres en protéines et carencés en minéraux et vitamines… La plupart des femmes d’aujourd’hui s’alimentent mal, fument et consomment de l’alcool…

  65. sabrina :
    25 février 2011

    pouvez -vous vulgariser ?

  66. laurence :
    22 février 2011

    Pour ma part , cela a permis de clarifier certains points ou idées reçues .
    donc « user, ne pas abuser » tel sera mon crédo .
    merci

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Article : Huile de palme : autre point de vue
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Mois de publication : février
Année de publication : 2011
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