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Premier blog français dans le domaine de la Santé
Attention au paludisme chez une femme enceinte lors d’un voyage
Il faut savoir que la grossesse affaiblit les défenses immunitaires d’une femme contre le paludisme, la rendant plus vulnérable au paludisme grave que les autres adultes. Le traitement du paludisme aigu est plus compliqué chez la femme enceinte.
Le paludisme est beaucoup plus grave chez la femme enceinte. Une protection contre cette maladie est donc absolument indispensable, mais la prescription de Méfloquine (Lariam*) ou de Doxycycline est contre-indiquée au cours de la grossesse.
Par ailleurs, l’Halofantrine (Halfan*) (utilisé pour le traitement du paludisme) est également contre-indiqué chez la femme enceinte.
Pour éviter les piqûres de moustiques, peu de répulsifs sont utilisables. Demandez un avis médical.
(Source : extrait d’un communiqué Institut Pasteur Lille)
Le paludisme et la grossesse en Afrique
Chaque année, plus de 30 millions de femmes africaines qui vivent dans des régions endémiques de paludisme tombent enceintes et risquent de subir des infections de Plasmodium falciparum. Pour ces femmes, le paludisme est à la fois un danger pour elles-mêmes et pour leur bébé, avec jusqu’à 200 000 morts de nouveau-nés chaque année en raison de la présence de paludisme pendant la grossesse.
Les femmes enceintes atteintes de paludisme symptomatique doivent être traitées d’urgence !
La gestion de cas pour les maladies de paludisme est un composant essentiel de contrôle du paludisme au cours de la grossesse. Le traitement vise à entièrement soigner l’infection, vu que tout niveau de parasitémie a des conséquences pour la mère et le fœtus.

Dans les régions avec un bas niveau de résistance aux sulfadoxine-pyriméthamines (SP), ce médicament est le médicament recommandé pour le traitement de paludisme sans complication. La quinine est une alternative dans les régions où ni la chloroquine ni les SP ne sont efficaces, et c’est le médicament de choix pour le traitement de paludisme sans complication au cours du premier trimestre de la grossesse. Les médicaments qui ne doivent pas être utilisés au cours de la grossesse sont la tétracycline, la doxycycline, la primaquine, et l’halofantrine.
Chaque femme devrait recevoir, comme partie intégrante de soins prénatals, des suppléments de fer/d’acide folique. Toutes les femmes doivent également être examinées pour anémie, et celles qui présentent une anémie modérée à grave doivent être prises en charge selon les directives nationales.
Dans les régions endémiques de paludisme, les femmes enceintes atteintes de paludisme à un niveau prononcé doivent être traitées par présomption avec un médicament antipaludique efficace, qu’une parasitémie périphérique soit présente ou non, ou que la femme ait eue de la fièvre ou non dans le passé…
Des moustiquaires traités aux insecticides pour les femmes en période de grossesse !
La prévention du paludisme au cours de la grossesse inclut l’emploi de moustiquaires traités aux insecticides. Les femmes doivent être encouragées à utiliser ces moustiquaires aussitôt que possible au moment d’une grossesse, pendant toute la grossesse, et au cours de la période de postpartum. (Source : extrait d’un rapport INFO Project)
Paludisme chez la femme enceinte par RBM
L’infection palustre pendant la grossesse est un problème de santé publique majeur survenant dans toutes les régions tropicales et subtropicales.
Dans la plupart des zones d’endémie, les femmes en période de grossesse représentent le principal groupe d’adultes exposé à la maladie.
Le phénomène a surtout été étudié en Afrique subsaharienne qui totalise 90 % de la charge mondiale de morbidité et de mortalité liée au paludisme.
Pendant la grossesse, cette charge est essentiellement imputable à Plasmodium falciparum, qui est l’espèce la plus courante en Afrique. Les effets des trois autres parasites du paludisme humain (P. vivax. P. malaria et P. ovale) sont moins évidents. Chaque année, on recense environ 30 millions de grossesses chez des femmes vivant dans des régions impaludées d’Afrique, dont la plupart résident dans des zones de transmission relativement stables.
Les symptômes et les complications du paludisme au cours de la grossesse diffèrent selon l’intensité de la transmission et, par suite, le taux d’immunité acquis par la femme enceinte. Si les deux contextes de transmission ci-après sont présentés comme deux cadres épidémiologiques distincts, en réalité, l’intensité de la transmission et le taux d’immunité chez la femme enceinte varient d’un bout à l’autre du spectre, sachant que, dans un même pays, les conditions ne sont pas forcément identiques :
-> Dans des zones de transmission épidémique ou faible (instable) du paludisme, les femmes enceintes n’ont pas acquis un taux d’immunité élevé et tombent généralement malades lorsqu’elles sont infectées par P. falciparum.
Les femmes enceintes qui résident dans des zones de transmission faible ou instable risquent deux ou trois fois plus de développer une maladie grave découlant de l’infection palustre que les femmes adultes non enceintes vivant dans la même zone. Dans ces zones-ci, la mortalité maternelle peut découler soit directement du paludisme (forme grave), soit indirectement d’une grave anémie liée au paludisme. En outre, l’infection palustre risque de provoquer toute une gamme d’effets dommageables—avortement spontané, décès néonatal et insuffisance pondérale à la naissance.
-> Dans une zone de transmission élevée et modérée du paludisme, la plupart des femmes adultes ont développé une
immunité suffisante pour que, même pendant la grossesse, l’infection à P. falciparum n’entraîne généralement ni fièvre ni autre symptôme clinique. Dans ces zones, l’infection palustre se caractérise principalement par le déclenchement d’une anémie secondaire et par la présence de parasites dans le placenta. Les carences nutritives qui en résultent pour le foetus et contribuent à un faible poids à la naissance sont l’une des causes majeures d’un taux de survie et de développement très faible chez le nourrisson.
-> Dans les zones de transmission stable du paludisme, l’infection à P. falciparum survenant au cours de la grossesse serait responsable de 10 000 décès maternels par an, de 8 à 14 % de tous les cas de faible poids de naissance et de 3 à 8 % de tous les décès de nourrissons.
Malgré le tribut que prélève le paludisme chez les femmes enceintes et leurs enfants, ce problème était encore relativement négligé il y a peu, sachant que moins de 5 % des femmes enceintes avaient accès à des interventions efficaces. Des stratégies antipaludiques prometteuses, potentiellement plus efficaces pendant la grossesse, ont cependant été mises au point ces dix dernières années, et elles ont considérablement amélioré la santé des mères et des nourrissons. La prévention du paludisme et la lutte contre la maladie au cours de la grossesse se subdivisent en trois parties :
-> le traitement préventif intermittent
-> les moustiquaires imprégnées d’insecticide
-> la prise en charge de la maladie proprement dite.
Le fait que, dans la plupart des pays africains, plus de 70 % des femmes enceintes se rendent à de multiples consultations prénatales est l’occasion par excellence de prévenir le paludisme ainsi que d’autres maladies prioritaires qui touchent les femmes enceintes.
Dans les zones de transmission stable de P. falciparum, la prévention de l’infection palustre asymptomatique basée sur une approche à deux volets—le traitement préventif intermittent et les FRP soutient l’utilisation accrue des moustiquaires imprégnées et le traitement préventif intermittent aux antipaludiques de toutes les femmes enceintes en Afrique.
-> Le traitement préventif intermittent consiste à administrer à toutes les femmes enceintes au moins deux doses de traitement préventif avec un antipaludique efficace lors des consultations prénatales régulières. On a pu vérifier l’innocuité, le caractère économique et l’efficacité de cette approche. Une évaluation du traitement préventif intermittent faite au Malawi a montré qu’il s’accompagnait d’une baisse des infections placentaires (de 32 à 23 %) et du nombre des cas de faible poids de naissance (de 23 à 10 %). Elle a également révélé que 75 % de toutes les femmes enceintes recourraient à ce traitement s’il leur était proposé.
-> Les moustiquaires imprégnées d’insecticide permettent de réduire à la fois le nombre des cas de paludisme et le taux de mortalité chez les femmes enceintes et leurs enfants. Une étude portant sur une zone de forte transmission au Kenya a établi que les femmes qui dorment chaque nuit sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide pendant leurs quatre premières grossesses ont quatre fois moins d’enfants prématurés ou ayant un faible poids de naissance. L’emploi d’une moustiquaire imprégnée bénéficie en outre au nourrisson qui dort avec sa mère en réduisant son exposition au paludisme. Des moustiquaires imprégnées d’insecticide devraient être remises aux femmes enceintes dès le début de leur grossesse, et leur utilisation devrait être encouragée tout au long de la grossesse et pendant la période post-partum. Les programmes d’éducation pour la santé, le marketing social et les pressions exercées pour abaisser le prix des moustiquaires et de leur réimprégnation contribuent à inciter les femmes enceintes à se servir des moustiquaires imprégnées.
Dans les zones de transmission instable de P. falciparum, les femmes enceintes non immunisées, exposées au paludisme, nécessitent une prise en charge rapide de leur état fébrile. Bien que l’on ne dispose à l’heure actuelle d’aucun outil totalement efficace pour prévenir le paludisme chez les femmes non immunisées, les moustiquaires imprégnées d’insecticide permettront de diminuer l’exposition aux piqûres de moustique infectieuses et devraient, par suite, permettre de réduire les infections symptomatiques.
Par conséquent, les systèmes de soins prénatals devraient impérativement comprendre le diagnostic du paludisme, en tant que de besoin, et le traitement par des antipaludiques pouvant être administrés efficacement et en toute innocuité pendant la grossesse.
L’action pour faire reculer le paludisme, en liaison avec la stratégie pour une grossesse à moindre risque, a accordé une importance nouvelle aux risques liés au paludisme pour les femmes enceintes dans le cadre des efforts de lutte antipaludique. La mise en œuvre de programmes efficaces et l’accès aux femmes qui en bénéficieront le plus, en particulier les adolescentes à haut risque enceintes pour la première fois, se heurtent néanmoins encore à des obstacles. De nombreuses femmes en Afrique sont privées de soins médicaux et n’ont pas toujours la possibilité de se procurer des outils efficaces tels que les moustiquaires imprégnées d’insecticide, en particulier dans les zones très éloignées.
Pour prévenir de façon économique et efficace le paludisme chez les femmes enceintes, il faudrait :
• Sensibiliser davantage à ce problème les collectivités les plus touchées par le fléau.
• Intégrer les instruments de lutte antipaludique dans les autres programmes de santé destinés aux femmes enceintes et aux nouveau-nés.
• Renforcer les systèmes de soins prénatals et la participation des accoucheuses traditionnelles là où elles sont associées à la prestation des services de santé.
(Source : Extrait d’un rapport OMS / RBM.WHO.INT)
Pour plus d’informations sur le paludisme/palu, voir l’article : Palu et anti palu
Trouver de la documentation sur les pages de recherches :
paludisme afrique du sud, paludisme et grossesse, paludisme femme, paludisme femme enceinte, paludisme grossesse
Informations, documentation, études et recherches avec le site Danger-Sante.org.
Danger Santé > Paludisme > Le paludisme chez la femme enceinte
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emmanuelle
Le 9 mars 2010 à 18:41
je pense que le meilleur moyen est le traitement anti paludique
Odile
Le 16 avril 2009 à 10:07
Pour information : Elle tue un enfant toutes les 30 secondes, et atteint environ un million de personnes dans le monde chaque année. Elle est présente dans 110 pays, dont 90% dans des pays du continent africain où elle est responsable du décès d’un enfant sur cinq, et touche 2 fois plus d’enfants que le Sida.
Une augmentation de 40% de morts a été constatée depuis 10 ans, avec au moins 300 millions de nouvelles personnes affectées chaque année. Des experts estiment que l’Europe sera également bientôt menacée par ce fléau, pour lequel aucune vaccination n’est à ce jour disponible. Comment se contracte-t-elle? Juste par une simple morsure de moustique…
Vous aurez probablement compris que nous parlons du paludisme. Mais saviez-vous que vous pouviez aider à lutter contre ce fléau en rejoignant les actions engagées par L’UNICEF et la marque BAYGON? Venez vous joindre aux millions de personnes engagées dans le monde en apportant votre support le 25 avril, journée mondiale de lutte contre le paludisme!”
Engagez-vous en avec UNICEF et BAYGON!
Vous trouverez toutes les informations sur le site baygon-unicef.com
titomme
Le 9 janvier 2009 à 16:52
Il existe une alternative peu connue pour aider à augmenter son taux de fer, donc combattre l’anémie, c’est de consommer du Goji, un petit fruit chinois très riche en fer et autres minéraux.
En ce qui me concerne, j’achète mon Goji séché sur Internet depuis plusieurs mois et je suis très satisfait tant du service que de la qualité.