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L’alcool est un sujet de société de plus en plus important. Il est difficile de trouver une personne de son entourage qui ne consomme pas de boissons alcoolisées (sans prendre en compte une ancienne addiction ou une religion). “L’alcool est à consommer avec modération” cette phrase est connue de tous, il est important de consommer de l’alcool en quantité limité. Les jeunes consomment de l’alcool de plus en plus tôt et souvent de manière excessive, nous avons publié un article sur ce sujet (voir plus bas). Si vous avez des problèmes liés à l’alcool, n’oubliez pas qu’il existe des centaines d’associations qui sont là pour vous aider !
Quelques extraits de l’autobiographie “Fils d’alcool” pour susciter quelques envies de lecture approfondie, comme me la suggérer Yves Mouchet, représentant de l’association Vie Libre.
Le livre fera également l’objet d’un article dans le Journal de Ham (cette semaine) et dans le Courrier Picard (fin décembre).
Auteur : Cédric Sueur
Premières phrases :
8 janvier 2011
Cette nuit-là, j’ai fait un rêve. J’ai rêvé que je voyageais dans le temps, que je me retrouvais dans le passé, en 1990.
Je retournais voir ma mère, mon oncle et mon grand-père. C’était juste après la mort de ma grand-mère.
Mon grand-père revenait d’un footing, avec un IPod autour du cou, les écouteurs dans les oreilles, un IPod qui n’existait pas encore à cette époque. Anachronisme Onirique.
Je leur ai dit, à tous les trois : « Dans vingt ans, vous serez tous morts. Il faut faire attention. »
Ils ont rigolé.
Extrait :
Ma mère m’a écrit le 17 septembre 2006 :
« Je vois l’avenir… Et il ne me fait pas peur.
Au contraire. »
Le 2 février 2009, 8h36. Un coup de téléphone.
Elle est morte.
Du sang et des bouteilles partout.
Fatidique. Je le sens. Je le sais.
Je le redoutais autant que je l’espérais.
Vingt ans d’alcoolisme qu’elle a partagés avec moi,
Faits de hauts et de bas.
Voici notre histoire.
Fils d’alcool, page 2
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Malgré la politique de prévention contre les dangers de la consommation d’alcool pendant la grossesse, une enquête révèle que de nombreuses femmes enceintes continuent d’en consommer. Stéphanie Toutain, maître de conférences à l’Université Paris Descartes, souligne que la notion d’abstinence est mal comprise.
Les résultats de cette étude démontrent la nécessité d’une sensibilisation de la population aux risques liés à la prise d’alcool, dés le souhait de la conception d’un enfant et a fortiori pendant la grossesse, par une campagne d’information choc à l’instar de celles contre le tabac.
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Voici un article pour présenter les effets de l’alcool sur la santé.
L’alcool est à consommer avec modération.
Il y a quelques temps en France, dans les médias classiques, il était conseillé de boire un verre de vin par jour, ce qui ne serait plus du tout le cas à l’heure actuelle. Les risques de cancers de la gorge sont augmentés de façon impressionnante en cas de consommation journalière.
Par le sang, l’alcool se diffuse rapidement dans le corps et se répartit dans tous les organes. La concentration maximale d’alcool dans le sang est généralement atteinte au bout de 60 minutes.
Voici les différents effets de l’alcool à court, moyen et long terme :
Les effets de l’alcool sur le foie : l’alcool induit trois types d’effets sur le foie, l’hépatite, la stéatose et la cirrhose. Et la prise d’alcool engendre des inflammations pancréatiques et des destructions pancréatiques.
L’alcool peut aussi atténuer l’efficacité ou gêner l’élimination de certains médicaments. Aussi, les personnes qui prennent des médicaments devraient-elles s’abstenir de boire de l’alcool ou en parler avec leur médecin.
Que se passe-t-il dans le corps lorsque l’on boit de l’alcool? Quels en sont les effets physiques et psychiques? Quels sont les dégâts physiques qui peuvent en résulter?
Il est important de mettre à leur disposition un maximum d’informations sur les effets et les risques liés à la consommation d’alcool. Les jeunes peuvent ainsi comprendre pour quelles raisons ils doivent faire très attention lorsqu’ils consomment de l’alcool.
L’alcool passe directement du tube digestif aux vaisseaux sanguins. En quelques minutes, le sang le transporte dans toutes les parties de l’organisme, y compris le cerveau et il a un effet, immédiat ou à plus ou moins long terme, sur le système nerveux.
N’oubliez pas : au volant celui qui conduit c’est celui qui ne boit pas.

Il est interdit de conduire avec un taux d’alcool pur dans le sang égal ou supérieur à 0,5 g par litre de sang, soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré en France.
Au-delà de cette limite, le conducteur compromet gravement la sécurité de ses passagers et des autres usagers de la route. Deux verres maximum !
Les effets de l’alcool sur la route :
L’alcool rétrécit le champ visuel.
L’alcool augmente la sensibilité à l’éblouissement.
L’alcool altère l’appréciation des distances et des largeurs.
L’alcool provoque une surestimation de ses capacités.
L’alcool a un effet euphorisant. Il provoque une surestimation de ses capacités.
Sous l’effet de l’alcool, un conducteur peut décider, devant un obstacle, de freiner sur une distance trop courte pour s’arrêter ou, devant un passage plus étroit que sa voiture, de passer quand même.
L’alcool diminue les réflexes. La durée moyenne du temps de réaction dans des conditions normales est évaluée à une seconde environ.
Dès 0,5 g/l, le temps de réaction peut atteindre 1,5 seconde. Ainsi, un véhicule roulant à 90 km/h parcourt 25 mètres en 1 seconde et 37 mètres en 1,5 seconde.
Ce sont ces 12 mètres qui peuvent sauver une vie ! Les temps de réaction augmentent considérablement avec des taux d’alcoolémie encore plus élevés.
Après 0,5 g/l de sang, la conduite devient plus heurtée qu’à jeun et le conducteur fait beaucoup plus d’erreurs.
Sous l’effet de l’alcool, le conducteur a un comportement dégradé par rapport au conducteur sobre.
Cela se traduit par une prise de risque plus importante : vitesse excessive, agressivité, non-port de la ceinture de la sécurité ou du casque, réflexes diminués…
Une personne en bonne santé élimine 0,10 g à 0,15 g d’alcool par heure.
L’alcool au volant et la loi en France :
Si votre taux d’alcool est compris entre 0,5 et 0,8 gramme par litre de sang : vous risquez une amende forfaitaire de 135 euros et la perte de six points du permis de conduire.
En cas de comparution devant le tribunal (par décision du procureur de la République ou de contestation de l’amende forfaitaire), vous risquez également une suspension du permis de conduire.
Si votre taux d’alcool est supérieur à 0,8 gramme par litre de sang : vous risquez d’être puni de 2 ans d’emprisonnement et de 4 500 euros d’amende. Ce délit donne lieu à la perte de six points du permis de conduire. Attention, le tribunal peut en outre décider de vous infliger une suspension du permis de conduire pour une durée pouvant atteindre 3 ans. Si vous refusez de vous soumettre à une vérification du taux d’alcoolémie, sauf en cas de contre indication médicale précise, vous encourez les mêmes sanctions qu’en cas de dépassement du taux de 0,8 g pour mille d’alcool dans le sang, c’est à dire : une amende pouvant atteindre 4 500 Euros, une peine de prison maximale de 2 ans, la perte de six points du permis de conduire, une suspension ou une annulation du permis de conduire.
De plus, si vous associez consommation de stupéfiants et d’alcool à un taux prohibé, vous encourez 3 ans d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende.
Enfin, si vous provoquez un accident en conduisant sous l’emprise de l’alcool, l’amende sera portée à 30 000 euros si vous occasionnez des blessures graves et vous serez passible d’un emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison et d’une amende pouvant atteindre 150 000 euros si vous provoquez la mort d’un autre usager de la route.
L’alcool et les médicaments lors de votre conduite :
Certains médicaments comme les somnifères, les tranquillisants et même certains antibiotiques augmentent considérablement les effets de l’alcool. L’automédication pratiquée pour des affections bénignes (rhumes, états grippaux) peut également rendre dangereuse l’absorption d’alcool. Soyez vigilant.
Aggravation des risques avec l’alcool :
Avec 0,5 g/l (soit 0,25mg/l d’air expiré) les risques que vous provoquiez un accident mortel sont multipliés par 3.
Avec 0,8 g/l (soit 0,25mg/l d’air expiré) ces risques sont multipliés par 10.
Dans notre société, l’alcool affiche son omniprésence. Son influence, voire son attrait sont perçus très tôt par les enfants.
A l’adolescence, selon les individus, sa consommation peut répondre au besoin d’identification, d’indépendance ou correspondre à l’une des conduites à risque adoptées à cet âge. Les jeunes en France et dans de nombreux pays d’Europe boivent de plus en plus et de plus en plus tôt.
Mais les modes de consommation ont changé !
Certains jeunes cherchent à boire le plus possible, le plus rapidement pour avoir un maximum d’effet. Ce phénomène est appelé “binge drinking” au Royaume-Uni.

Où boit-on quand on est jeune ?
L’entrée dans la consommation se fait dans un contexte familial, que ce soit à la maison ou au restaurant. 70% des jeunes déclarent consommer en famille à 13-14 ans.
La consommation reste ainsi “encadrée” par des adultes.
Plus on grandit, moins on consomme en famille et plus on consomme en-dehors de chez soi : chez des amis ou au café.
A 19-20 ans, les trois-quarts de l’échantillon consomment plutôt hors de leur domicile, le week-end et le soir.
Quand boit-on ?
Les jeunes consomment principalement le week-end, pour 90% d’entre eux et, avec l’âge, le vendredi prend la place du dimanche.
Fait surprenant, c’est plutôt le goût et l’occasion offerte de boire que le prix qui motivent la consommation de telle ou telle boisson.
Les garçons et l’alcool :
Du côté des garçons, le fait d’avoir un parent ayant fait des études supérieures est par exemple susceptible de favoriser la consommation de boissons alcoolisées.
De même, la pratique d’un sport semble augmenter la fréquence de consommation.
Les filles et l’alcool :
Pour ce qui concerne les filles, les facteurs sont plutôt d’ordre psycho-environnemental : une communication difficile avec les parents ou des difficultés d’adaptation scolaire.
La famille semble le facteur de régulation le plus évident.
L’alcool pour intégrer un groupe :
Il est parfois nécessaire de transgresser la règle pour devenir adulte.
L’oisiveté peut être le motif de rejoindre le groupe, et le manque de possibilités de loisirs pour le groupe une cause de l’absorption d’alcool.
L’importance du groupe est constamment exprimée dans les témoignages des jeunes.
“J’ai commencé à boire étant jeune, dit cette jeune femme, par ennui et par peur de la solitude. Je ne connaissais personne. Puis, dans ma vie, il y a eu un ‘déclic’. J’ai arrêté depuis plusieurs années, et je milite dans une association.”
“J’ai bu très jeune, avoue ce père de famille, c’était devenu une habitude, puis un besoin. On n’en parlait pas en famille… Après de longues années, je suis devenu un abstinent heureux. J’ai retrouvé ma joie de vivre, ma femme, mes enfants. Et maintenant, j’aide les autres à s’en sortir dans mon association.”
La consommation d’alcool pour ne plus être timide :
Le jeune prend quelques verres pour oser parler aux filles.
Contre l’angoisse, on parle d’alcool-plaisir, d’alcool-lubrifiant social, d’alcool-anesthésiant, d’alcool-médicament… On boit pour diminuer les moments difficiles à passer, l’alcool calme les blessures de l’enfance. Il est considéré comme un bon compagnon qui soulage et porte l’espoir.
L’effet de l’alcool sur votre santé dépend de plusieurs facteurs.
Par exemple, l’alcool affecte les hommes et les femmes différemment. Les autres facteurs comprennent :
La quantité que vous consommez.
Votre poids.
Votre santé globale et votre alimentation.
Combien de fois vous buvez.
La toxicité de l’alcool sur le système nerveux s’envisage à deux niveaux : il existe une toxicité fonctionnelle, dans laquelle des effets aigus persistent tant que l’alcoolémie reste élevée puis disparaissent ensuite. Ces effets peuvent avoir des conséquences graves à court terme (troubles du comportement, accidents, violences) mais n’entraînent pas de séquelles. La toxicité lésionnelle comprend les effets chroniques résultant d’une consommation prolongée d’alcool : persistant même après arrêt de cette consommation, ils sont susceptibles de laisser des « traces » définitives. Les sujets concernés et les conséquences de ces deux types de manifestations sont donc extrêmement différents.
Les effets de l’alcool sur le système cardiovasculaire peuvent être explorés à travers l’étude de l’influence de la consommation d’alcool au niveau des principaux facteurs de risque cardiovasculaire, ainsi que sur d’autres paramètres intervenant dans l’homéostasie vasculaire. Dans un second temps, la consommation d’alcool peut être mise en relation avec l’incidence des principales maladies cardiovasculaires : infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, myocardiopathie, troubles du rythme cardiaque et artérite des membres inférieurs, à travers l’analyse d’études prospectives, préférables aux études cas-témoins.

La relation entre alcool et cancer est établie dans la littérature scientifique depuis longtemps. Plusieurs ouvrages ont, dans les dernières années, fait le point sur la relation entre cancer et alimentation, dont la consommation d’alcool. L’association entre consommation d’alcool et cancers des voies aérodigestives supérieures (bouche, pharynx, larynx, oesophage) et du foie est considérée comme convaincante. La relation avec le cancer du sein et le cancer colorectal est, quant à elle, considérée comme probable. La relation avec le cancer du poumon est considérée comme possible. Par ailleurs, les experts s’accordent à considérer qu’il n’y a pas d’association convaincante entre consommation d’alcool et cancer de la vessie, probablement pas d’association avec le cancer de l’estomac ou du pancréas, et possiblement pas avec le cancer de la prostate et du rein.
L’alcool peut avoir un effet direct sur le statut nutritionnel, en entraînant une malnutrition par substitution aux autres nutriments, ou inversement un surpoids par addition, ou bien encore des modifications du comportement alimentaire. Indirectement, la consommation d’alcool peut entraîner une malnutrition par maldigestion ou malabsorption liées aux complications organiques.
Les dangers de l’alcool à plus ou moins long terme :
Des ulcères d’estomac.
Des problèmes sexuels.
Une maladie du foie.
Des lésions cérébrales.
Plusieurs sortes de cancers.
Des insomnies.
De la nervosité.
Une forte transpiration.
Des tremblements.
Des hallucinations.
Des convulsions.
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