Premier blog français dans le domaine de la Santé
Pour faire une recherche sur le blog sur le thème Bisphénol A :
Une marque vient de lancer une gamme de vaisselle pour bébé sans Bisphénol A (BPA)
Les produits en question :
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Et elle propose une fabrication “100 % européenne” de ces produits : biberons, tétines, sucettes, etc.
Lire le reste de cet article »
C’est officiel, il y a un véritable buzz depuis quelques jours sur la toile en France autour du bisphénol A (BPA).
Le bisphénol A est interdit dans les biberons depuis 2008 au Canada, ce pays a pris de l’avance en matière de prévention et santé sur la France.
Si vous n’avez pas suivi l’actualité, voici plusieurs extraits :
”Une loi pour interdire le bisphénol A ?
Une proposition de loi pour interdire le bisphénol A présent dans les biberons sera examinée au Sénat le 24 mars(…)”
(Source : Métro France)
”Il y a des centaines d’études chez l’animal qui montrent des effets toxiques(…)”
(Source : Propose de André Cicolella, toxicologue sur le site de Libération)
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BISPHENOL A ET BIBERONS : OU EN EST-ON ?
La décision prise par le gouvernement canadien d’interdire l’importation et la vente de biberons en polycarbonate a suscité une vague d’inquiétude chez les consommateurs. Au centre de cette controverse, le Bisphénol A (BPA), un additif chimique présent dans certains types de plastique dont le polycarbonate (PC) utilisé notamment pour la fabrication des biberons. Lorsqu’il est chauffé, voire simplement mis en contact avec un aliment, le polycarbonate libère du Bisphénol A. De petites quantités de BPA migrent alors dans la nourriture et les boissons. Agissant comme un perturbateur endocrinien, le Bisphénol A affaiblit le système immunitaire. Tandis que les différents instituts de sécurité alimentaire se veulent
rassurants, certaines associations de scientifiques et de consommateurs réclament l’interdiction du Bisphénol A en Europe.
Quel est le risque réel pour la santé des populations exposées au BPA ? Face à ces incertitudes, quelle attitude adopter ? Quelles sont les solutions pour des biberons sans danger ?
BPA : un enjeu de santé publique
Apparue au Canada en 2006, la polémique sur l’utilisation du Bisphénol A dans les plastiques alimentaires s’est rapidement amplifiée en atteignant les États-Unis, l’Asie et plus récemment l’Europe.
Le Bisphénol A serait à l’origine de nombreux problèmes de santé constatés ces dernières années : stérilité, malformations génitales, cancers, hyperactivité…
L’étude publiée en avril 2008 dans le Journal of the American Medical Association (1) confirme ces doutes et établit pour la première fois un lien entre les taux urinaires élevés en BPA et le diagnostic de maladies graves : plus une population absorbe du BPA, plus le risque de développer entre autres des pathologies cardiovasculaires, des diabètes et des anomalies hépatiques s’accroit. L’organisme stocke le Bisphénol A et ne l’élimine pas. Cette recherche sur 1455 américains âgés de 18 à 74 ans, est la plus étendue
actuellement sur l’impact du BPA sur la santé humaine.
En parallèle, plus de 115 études ont été menées à ce jour sur des rongeurs. Les derniers résultats (2) publiés le 7 janvier 2009 sur le site de la revue Environmental Health Perspectives, montrent clairement que le BPA même à faible dose peut provoquer chez les plus jeunes animaux des modifications au niveau du cerveau et des glandes mammaires. Ainsi, le rat femelle exposé au BPA via la lactation présente un taux plus élevé de tumeurs à l’âge adulte.
Classé au rang des matières dangereuses par l’Office de Santé du Canada, le Bisphénol A est également devenu une substance interdite dans certains états américains. Au Japon, en Israël et aux Etats-Unis, les consommateurs et les détaillants refusent les produits contenant du BPA. Les détaillants de Corée du Sud, Taiwan et Singapour leur emboiteront le pas dès janvier 2010. En France, la Mairie de Paris a décidé en avril dernier de ne plus utiliser de biberons en polycarbonate dans les 430 crèches municipales de la Capitale.
(1) Etude NHANES (National Heath and Nutrition Examination Survey)
(2) Oral Exposure to Bisphenol A Increases Dimethylbenzanthracene-Induced Mammary Cancer in Rats Sarah Jenkins Frederick Vom Saal
Article accessible sur : www.epholine.org
Réévaluation à la baisse du taux de BPA
Qu’en est-il en Europe et plus particulièrement en France ? L’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (AESA) et l’Agence Française de la Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) insistent sur le fait que l’Europe s’est dotée d’un cadre réglementaire pour l’utilisation du Bisphénol A dans les matériaux en contact avec des aliments. Dès 2002, la limite de migration spécifique du BPA dans les contenants à été abaissée à 0.6 mg/kg (directive n° 2004/19/CE, premier amendement de la directive n°2002/72/CE). Elle était auparavant fixée à 3 mg/kg (directive n°90/128/CEE et ses amendements). Le 29 janvier 2007, l’AESA a publié un nouvel avis sur le BPA et établi une dose journalière acceptable de 0.05 mg par kilo de poids corporel et par jour.
Est-ce le signe annonciateur d’une interdiction totale de l’utilisation du Bisphénol A dans le secteur de l’alimentation ? La demande formulée aux députés européens le mardi 4 mars 2009 par le Réseau Environnement Santé regroupant scientifiques et associations pour l’environnement va dans ce sens. Un débat favorable au principe de précaution. Dans ce débat complexe ou s’affrontent industriels pro BPA et associations de consommateurs et de scientifiques opposées à l’utilisation de cette substance chimique, Nûby choisit d’adopter le principe de précaution pour mieux répondre aux inquiétudes des jeunes parents. Même si la norme autorisée par l’AESA reste bien en dessous des doses estimées dangereuses, la marque a lancé Nûby Natural Touch la première gamme complète en silicone de petite puériculture certifiée 0% Bisphénol A et sans composant nocif.
Conseils pratiques : comment éviter l’exposition au BPA
- Ne pas réchauffer (en particulier au micro-ondes) de la nourriture ou des boissons dans des récipients en plastique contenant du BPA. Privilégier des contenants en silicone ou polypropylène.
- Éviter de laver des bouteilles en polycarbonate avec des détergents puissants ou au lave-vaisselle.
Ces agents contribuent à détruire les liaisons qui forment le plastique, libérant ainsi le Bisphénol A.
- Plus un biberon est usé, plus il libère du BPA
- Préférer les biberons en polypropylène et en silicone garantis 0% Bisphénol A
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Le gouvernement du Canada a annoncé qu’il entreprendra dès maintenant la rédaction d’un règlement visant à interdire l’importation et surtout la vente de biberons en polycarbonate qui contiennent du bisphénol A, ainsi que la publicité sur ces produits. Le gouvernement prendra également des mesures pour limiter les quantités de bisphénol A rejetées dans l’environnement. A quand une interdiction similaire en France ?
Des déclarations de ministres canadiens sur le Bisphénol A
« En 2007, nous avons lancé un défi à l’industrie en vertu de notre Plan de gestion des produits chimiques, en lui demandant de nous fournir des renseignements sur la manière dont elle gère le bisphénol A », a déclaré l’honorable Tony Clement, ministre de la Santé au Canada. « L’annonce d’aujourd’hui marque une étape déterminante pour notre gouvernement et pour le Canada, qui devient ainsi le premier pays au monde à réglementer cette substance. »

« Un grand nombre de Canadiens, en particulier des mères de bébés et de jeunes enfants de ma circonscription d’Ottawa Ouest-Nepean, m’ont fait part de leurs inquiétudes au sujet des risques associés à la présence du bisphénol A dans les biberons », a déclaré le ministre canadien de l’environnement, John Baird. « La confirmation de l’interdiction de l’usage du BPA dans les biberons, que nous annonçons aujourd’hui, prouve que notre gouvernement a agi correctement en adoptant des mesures visant à protéger la santé et l’environnement pour tous les Canadiens. »
L’évaluation du bisphénol indique que la population en général n’a pas à s’inquiéter. Et bien que cette évaluation ait porté essentiellement sur les effets du bisphénol A sur les nouveaux-nés et les bébés de moins de 18 mois, les risques pour la santé des Canadiens de tous âges ont été examinés.
Exposition des bébés et des nourrissons au bisphénol A
Il a été déterminé que les principales sources d’exposition chez les nourrissons et les bébés proviennent de l’usage de biberons en polycarbonate chauffés à haute température et la migration du bisphénol A dans les boîtes métalliques vers les préparations pour nourrissons.
Les scientifiques qui ont mené cette étude ont conclu que les niveaux d’exposition au bisphénol A chez les nourrissons et les bébés sont inférieurs à ceux qui entraînent des effets; cependant, en raison des incertitudes soulevées par d’autres études sur les effets potentiels du bisphénol A à faibles concentrations, le gouvernement du Canada met en place des mesures pour protéger les nourrissons et les jeunes enfants.
Le Bisphénol A et l’environnement
Les scientifiques d’Environnement Canada ont constaté que le bisphénol A pénètre dans l’environnement par les eaux usées, les résidus de lavage et les percolats de décharge. De plus, le bisphénol A se décompose lentement dans l’environnement en l’absence d’oxygène. L’effet combiné de cette lente décomposition et du vaste usage du bisphénol A au Canada laisse supposer que ce composé chimique pourrait, au fil du temps, s’accumuler dans les eaux et nuire ainsi aux poissons et autres organismes.
Plus d’un million de dollars pour la recherche sur le Bisphénol A au Canada
Le gouvernement investira une somme supplémentaire de 1,7 million de dollars au cours des trois prochaines années pour financer des projets de recherche sur le bisphénol A. Ces recherches, qui s’ajoutent aux études approfondies actuellement menées par Santé Canada et Environnement Canada, aideront à combler les principales lacunes des connaissances scientifiques au Canada et sur la scène internationale, ainsi qu’à étayer la prise de décisions du gouvernement si d’autres mesures s’avéraient nécessaires.
Le rapport final d’évaluation préalable et la stratégie proposée de gestion des risques seront publiés dans la Gazette du Canada, Partie I, le 18 octobre 2008. La publication de la stratégie proposée de gestion des risques sera suivie d’une période de consultation de 60 jours. La réglementation devrait entrer en vigueur en 2009, une bonne nouvelle pour les générations futures.
Le ministre de la Santé, et John Baird, ministre de l’environnement, ont annoncé que le gouvernement allait prendre des mesures pour protéger la santé des Canadiens et l’environnement d’un autre produit chimique préoccupant.
Le Canada est le premier pays au monde à effectuer une évaluation du bisphénol A en collaboration avec l’industrie et d’autres intervenants, et à tenir une consultation publique de 60 jours pour déterminer s’il faut interdire l’importation, la vente et la publicité des biberons de polycarbonate qui contiennent du bisphénol A.
Évaluation des risques de santé face au Bisphénol A
« Le Canada est le premier pays au monde à évaluer les risques présentés par certains produits chimiques préoccupants, après que le premier ministre a annoncé une nouvelle initiative intitulée Plan de gestion des produits chimiques, le 8 décembre 2006, a déclaré le ministre Clement. Nous nous sommes empressés de prendre des mesures à l’égard du bisphénol A, parce que nous croyons que c’est notre devoir d’assurer que les Canadiens et notre environnement ne sont pas exposés à un produit chimique potentiellement nocif. »
Bien que l’évaluation préliminaire du bisphénol A de Santé Canada portait principalement sur son incidence sur les nouveau-nés et les nourrissons âgés d’au plus 18 mois, l’évaluation a tenu compte des risques pour la santé des Canadiens de tous les âges.
Des études ont déterminé que la principale source d’exposition des nouveau-nés et des nourrissons se produit lorsque le biberon de polycarbonate est exposé à une température élevée, et lorsque le bisphénol A, imprégné dans le revêtement des boîtes de préparation pour nourrissons, migre dans la préparation liquide.
Les scientifiques ont conclu dans leur évaluation que l’exposition des nouveau-nés et des nourrissons au bisphénol A est inférieure aux niveaux générateurs d’effets sur la santé. Cependant, l’écart entre cette exposition et l’effet sur la santé n’est pas assez grand.
Pour de plus amples renseignements, visitez le site internet canadien Substances chimiques
Le Guide de toxic nation sur les “biberons toxiques” : Comment éviter l’exposition au bisphénol A
Le bisphénol A est un perturbateur endocrinien présent dans 90 % à 95 % des biberons en plastique vendus au Canada. Il entre dans la composition du plastique polycarbonate dont on se sert pour fabriquer ces bouteilles d’eau et biberons réutilisables, transparents ou teintés, si populaires auprès du public. Certaines bouteilles Nalgene en contiennent, tout comme la paroi de certains récipients alimentaires et les résines de scellement utilisés en dentisterie.
Au Canada, le fond des bouteilles en plastique contenant du bisphénol A affiche un symbole de récupération accompagné du chiffre 7 ou des lettres PC. Le code 7 désigne les matières plastiques classées dans la catégorie « Autres », dont le polycarbonate.
Vous trouverez sur le site de toxic nation une liste de sites internet qui proposent des biberons sans bisphénol A, ce sont des sites web canadiens mais certains livrent dans le monde entier.
Il est possible de réduire au minimum l’exposition de votre enfant au bisphénol A en adoptant les mesures suivantes :
Source de l’image : Flickr / emmaleehughes
Définition du Bisphénol A :
Le Bisphénol A (BPA) est un composé chimique issu de la réaction entre deux équivalents de phénol et un équivalent d’acétone.Ce composé serait présent dans certains récipients pour bébé ou jeunes enfants.
Les dangers, les effets, les risques du Bisphénol A :
Le bisphénol A est connu pour s’extraire des plastiques nettoyés avec des détergents puissants ou utilisés pour contenir des acides, ou des liquides à hautes températures. Sa présence a été détectée chez presque tous les humains testés aux États-Unis.On a longtemps affirmé que le bisphénol A était sans danger pour l’homme, minimisant ou réfutant les tests donnant des résultats contraires.
11 études effectuées par des industriels ne mettent aucun risque en évidence, tandis que d’après un rapport de Frederick vom Saal et Claude Hughes 90% des 104 études indépendantes montrent un risque possible.

Un rapport précédent rendu public par le Centre pour l’analyse des risques de l’Université Harvard et financé par le Groupement américain du plastique qualifiait le risque de “faible” et “non significatif”.
Claude Hughes considère dans le rapport de 2004 que cette publication du centre pour l’analyse des risques n’est pas fiable parce qu’elle ne prend en compte que peu des travaux publiés depuis 2001 sur l’effet des faibles doses de BPA sur la santé.
En 2005, une équipe conduite par S.M Belcher a démontré que de faibles taux de bisphénol-A peuvent entraîner une altération du développement du fœtus chez le rat.
En 2006, vom Saal et Welshons ont publié une analyse détaillée expliquant pourquoi certaines études, principalement menées par des laboratoires financés par l’industrie, n’obtenait pas des résultats reproductibles sur les effets à faible dose du bisphénol-A.
Un comité scientifique indépendant a réanalysé les données du rapport pour le compte d’une agence du gouvernement américain, et a montré qu’en réalité un effet existe en dépit des conclusions opposées du rapport originel.Depuis le 18 avril 2008, l’office public de santé du Canada, a classé le bisphénol A au rang de substance dangereuse.
Le Canada a été ainsi le premier pays à classer au rang des toxiques cette substance, ce qui doit amener Etats-Unis et Union européenne à se prononcer.L’organisme EWG estime que le Bisphénol A, utilisé pour le revêtement de nombreux pots de lait pour bébé est présent dans ces produits en quantités largement supérieures à celles qui migrent des bouteilles en plastiques.EWG avait déjà estimé, lors d’une précédente recherche, qu’un nourrisson sur 16 nourri au lait infantile était exposé à du BPA en quantités supérieures à celles associées à la hausse des comportements agressifs et des modifications du taux de testostérone chez des animaux de laboratoire.
Cependant, d’après une autre source, cette information est contredite, pour plus d’informations, c’est iciLe Canada est le premier pays au monde à effectuer une évaluation du bisphénol A en collaboration avec l’industrie et d’autres intervenants, et à tenir une consultation publique de 60 jours pour déterminer s’il faut interdire l’importation, la vente et la publicité des biberons de polycarbonate qui contiennent du bisphénol A.
Le communiqué sur le bisphénol A de l’AFSSA :
Suite à la publication par l’US-NTP (National Toxicology Program des Etats-Unis) et le gouvernement Canadien de documents d’évaluation du bisphénol A, l’Afssa s’est rapprochée de l’AESA (Autorité européenne de sécurité des aliments) qui avait récemment procédé à une évaluation du risque bisphénol A et produit un avis en janvier 2007. L’Agence, restant en lien avec l’AESA, procède au traitement de la saisine émanant du ministère de la Santé sur cette question.
Qu’est-ce que le bisphénol A ?
Le bisphénol A (BPA) est un produit chimique qui est généralement associé à d’autres produits chimiques pour la fabrication de plastiques et de résines. Il est employé dans la fabrication de ces matériaux depuis de nombreuses années. Le BPA est également connu sous sa dénomination chimique, le 2,2-bis(4-hydroxyphényl) propane.Le BPA est utilisé dans le polycarbonate, un type de plastique rigide et transparent. Le polycarbonate est utilisé dans de nombreux récipients alimentaires, tels que les bonbonnes réutilisables, les biberons, la vaisselle (assiettes et tasses) et les récipients de conservation. Des résidus de BPA sont également présents dans les résines époxy utilisées pour former une couche de protection intérieure dans les cannettes et les cuves contenant des boissons et des aliments.Comme dans d’autres pays (Etats-Unis, Japon), le BPA est autorisé dans l’Union européenne pour son utilisation dans les matériaux en contact avec les aliments.
Quelle est la position européenne concernant le bisphénol A ?
L’AESA (Autorité européenne de sécurité des aliments) a procédé à plusieurs évaluations du bisphénol A en tant que substance destinée à être utilisée dans des matériaux en contact avec les aliments. Dans son dernier avis de janvier 2007, elle a notamment réévalué les effets sur la reproduction et sur le système endocrinien (hormonal) et a établi une Dose Journalière Tolérable (DJT) de 0,05 milligramme par kilo de poids corporel pour cette substance.
Qu’y a-t-il de nouveau depuis la dernière évaluation européenne ?
Le 14 avril 2008, l’US-NTP (National Toxicology Program des Etats-Unis) a rendu public son projet de rapport sur bisphénol A, dans lequel il conclut que cette substance pourrait avoir des effets sur le développement des fœtus et des nourrissons. Bien que les données soient limitées, les effets observés chez l’animal de laboratoire surviendraient à des niveaux d’exposition proches de ceux rencontrés chez l’homme.Le 18 avril 2008, le gouvernement canadien a publié une évaluation préalable et un document sur la gestion des risques pour le bisphénol A. Il a lancé une consultation publique pour déterminer si des mesures doivent être prises pour protéger la santé des consommateurs et l’environnement, à savoir interdire l’importation, la vente et la publicité des biberons de polycarbonate qui contiennent du bisphénol A.L’AESA a pris connaissance des projets de rapport de l’US-NTP et du gouvernement canadien. Elle examine actuellement l’ensemble des informations figurant dans ces rapports afin d’évaluer si ces données sont de nature à modifier ses recommandations quant aux niveaux acceptables de bisphénol A. (Source: AFSSA)

