Rubrique Santé : Allergies

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Allergie acariens, un combat contre la poussière chaque jour !

Mercredi 26 mars 2008

photo acariens allergie

C’est quoi un acarien ?

Il s’agit d’arachnides mesurant moins d’un demi-millimètre et qui se comptent par millions dans nos literies où ils se nourrissent des débris de peau et de poils.
Il en existe plus de 50000 espèces répertoriées.
Celles qui se trouvent dans la “poussière de maison” sont essentiellement les “dermatophagoïdes pteronyssinus et dermatophagoïdes farinae”.
Bien souvent les personnes qui souffrent d’allergies aux acariens pensent souffrir d’allergie à la plume ou d’allergie à la poussière.
Ceci est dû à une vieille confusion entre l’endroit où on en trouve beaucoup (les oreillers en plumes) et les allergènes.

Comment diminuer les acariens et la poussière dans sa maison ?

Il existe des acariens partout, même dans les maisons les plus propres.
En diminuant leur nombre ou en les faisant disparaître, l’allergique aux acariens sera moins ou pas du tout gêné.
Pour diminuer leur nombre ou les faire disparaitre plusieurs moyens sont possibles.

On peut les détruire par de très fortes températures (plus de 55°C). Il existe aussi des produits qui les tuent (les acaricides).
En limitant l’humidité de la pièce et en diminuant le chauffage de la chambre les acariens auront du mal à vivre et à se multiplier.
On peut aussi les enfermer dans des housses spéciales, ainsi ils ne peuvent pas sortir du matelas et de l’oreiller.
Bien sûr il ne faut pas oublier de supprimer les “niches” d’acariens comme les coussins et les nombreuses peluches ou bibelots.

Nos conseils pour mieux vivre sans poussière, avec une allergie au acariens :

Les acariens prolifèrent dans les ambiances chaudes, humides et confinées.
Un conseil, utiliser une literie synthétique pour votre lit, éventuellement complétée d’une housse anti-acariens (demander à votre allergologue une adresse d’un professionnel). Changer de matelas ne sert à rien, il sera recolonisé par les acariens en trois mois maximum…
Avoir un sol lisse et lavable sans tapis, pas de moquette dans la maison.
Avoir des murs lavables facilement, sans tentures ni double rideaux.
Avoir enlevé les peluches et les bibelots.
Interdir l’accés aux chambres aux chats, chiens, lapins et autres animaux domestiques.
Tous les jours aérer la chambre et maintenir la température à 20°C maximum.
Toutes les semaines, laver la literie et passer l’aspirateur dans votre chambre et dans les pièces principales.

Allergie au gluten, les symptômes et le traitement (Allergie alimentaire)

Mercredi 26 mars 2008

photo gluten allergies

Le gluten est une protéine qui se trouve dans les céréales, comme l’avoine, le blé, l’orge et le seigle.
Donc, bien sûr dans le pain, les pâtes à pizza et les pâtes alimentaires, mais attention le gluten se trouve aussi dans d’autres aliments tels que la sauce soja, le vinaigre de malt et un grand nombre d’assaisonnements, d’aliments préparés, de conserves cuisinées, de bouillons et de soupes préparées.

La liste des céréales interdite pour une allergie au gluten est : le blé, le seigle, l’orge et l’avoine.

Malheureusement, certaines variantes de ces céréales portent d’autres noms dans la composition des produits.
Le blé dur et la semoule sont des noms pour certaines sortes de blés cultivées pour un usage spécifique.
Le spelt et le kamut sont des variétés de blé. (On les trouve aussi sous les noms suivants : spelta, blé polonais, etc).
Le boulgour est un blé travaillé de façon particulière par l’industrie agroalimentaire.
Le triticale, une céréale issue du croisement entre le blé et le seigle, est à mettre dans cette liste.

Le maïs est une des céréales dont on pense qu’elle n’altère pas les villosités intestinales. Cette céréale est tolérée par la plupart des malades.

Parmi les céréales usuelles, le riz n’engendre que très rarement des troubles, c’est donc la plus recommandée pour les personnes atteintes de maladie coeliaque.

A part le riz et le maïs, il y a beaucoup d’autres céréales utilisées dans les régimes sans gluten.

Les céréales suivantes peuvent être utilisées et transformées en farines : l’amaranthe, le sarrasin (ou kasha), les pois chiches, les « larmes de Job » (Hato Mugi, larmes de Juno, grain du fleuve), les lentilles, le millet, les pois, le quinoa, le ragi, le sorgho, le soja, le tapioca, le teff et le riz sauvage .
La plupart de ces farines sont disponibles dans les magasins d’alimentation biologique.
Certaines comme la farine de riz peuvent se trouver dans les magasins d’alimentation.

Pour améliorer la texture des produits sans gluten, la plupart des recettes incluent un ou plusieurs de ces ingrédients : la gomme xanthane, la gomme de guar ou la méthylcellulose.
Ces ingrédients peuvent s’acheter dans les magasins d’alimentation biologique, ou dans des magasins spécialisés.

Pour cuisiner, il existe des huiles sans gluten comme les huiles de maïs, de noix, d’olive, graine de colza (canola), carthame, soja, et tournesol.

Le traitement de l’allergie au gluten :

Il n’existe pas de médicaments que les malades puissent prendre en espérant guérir.
En fait, il n’y a pas de guérison mais l’opportunité pour les malades de vivre normalement et en bonne santé en suivant un régime sans gluten.
Cela signifie bannir tout produit dérivé du blé, du seigle, de l’orge, du seigle et de quelques autres céréales moins connues.

Les symptômes de l’allergie au gluten :

Il n’y a pas de symptôme type.
Certains malades ne présentent presque aucun symptômes (formes asymptomatiques ou latentes de la maladie), tandis que dans certains cas extrêmes, des patients se présentent à leurs médecins avec des gaz, des ballonnements, des diarrhées et une perte de poid dus à la malabsorption des nutriments.

Voici une liste de symptômes possibles :

La diarrhée
La constipation
Des Statorrhées
Des douleurs abdominales
Des flatulences excessives
Touts les problèmes associés à une déficience en vitamine
Déficience en fer (une anémie)
Une fatigue chronique
Des douleurs osseuses
Une fragilité osseuse
Des sensations anormales ou altérées de la peau (parasthésie), y compris des brûlures ou des chatouillements.
Des oedèmes
Des maux de tête
etc.

Une recette sans gluten, les gaufres sans gluten :

Il vous faut :
3 pommes de terre moyennes
250g de sucre fin
2 sachets sucre vanillé
4 oeufs
250g de beurre ramolli
250g de fécule de pomme de terre
Un peu de bicarbonate de soude

Mélanger sucre + jaunes + beurre
Ajouter pommes de terre (en purée) + fécule + bicarbonate et enfin les blancs en neige.

Allergie au lait, informations sur cette allergie alimentaire

Mercredi 26 mars 2008

allergie au lait de vache

 

 

L’allergie au lait de vache ou le plus souvent l’intolérance aux protéines du lait de vache, est une pathologie fréquente qui touche surtout les nourrissons mais également les adultes et les enfants.

L’allergie aux protéines du lait de vache (APLV) correspond à une hypersensibilité immunologique aux protéines lactées bovines. 
Le test de provocation, ou l’épreuve d’éviction-réintroduction authentifie l’APLV.
Les modalités de réintroduction sont variables selon les équipes, et l’âge de première ré-introduction est en moyenne de 12 à 15 mois après le diagnostic.
Une allergie alimentaire associée, une évolution vers des signes respiratoires, un taux d’IgE sériques spécifiques et/ou une réactivité cutanée à une ou plusieurs protéines du lait s’élevant dans le temps, sont les éléments notés dans le groupe des formes “fixées”, avec une différence statistiquement significative entre les deux groupes.
Une meilleure connaissance des mécanismes du développement des maladies atopiques pourra permettre d’assurer des mesures préventives efficaces.

Il existe d’authentiques formes chez l’adulte ou le grand enfant mais celles-ci sont rares ce qui fait qu’en général l’allergie au lait de vache est considérée comme une allergie de bon pronostic. Optez pour du lait de soja ou du lait de riz.

L’éviction chez l’adulte ou le grand enfant doit être complétée d’une compensation en calcium.
S’il ya des allergies alimentaires autres associées l’aide d’une diététicienne est indispensable.

Attention, ne pas confondre allergie au lait et intolérance au lactose :

La confusion règne entre intolérance et allergie au lait. Comme les deux phénomènes sont complètement différents,

Le terme d’intolérance atteste de l’absence totale ou partielle de l’enzyme (dans ce cas la lactase) assurant soit le processus de digestion d’un nutriment, soit sa métabolisation (assimilation du lactose). L’intolérance ne suscite pas de réaction du système immunitaire.

L’allergie, par contre, est caractérisée par une réaction immunitaire face à un allergène alimentaire ou “trophallergène”, le plus souvent une protéine (dans ce cas, les protéines du lait dont les plus importantes sont: caséine, alpha-lactalbumine, bêta-lactoglobuline). Une allergie au lait est bien plus grave qu’une intolérance au lactose.

Problème d’allaitement à cause d’allergie du lait :

Soyez prudente, car il n’existe actuellement sur le marché aucun produit de remplacement idéal pour tous ceux qui souffrent d’allergie aux protéines du lait.
Ainsi, quelques enfants allergiques au lait de vache développent une allergie aux protéines de soya et de lait de chèvre.
Les préparations lactées de remplacement qui provoquent le moins de réactions allergiques semblent être les “hydrolysats de caséine” (Nutramigen, Pregistimil, Alimentum) fabriqués à partir de protéines de lait prédigérées.
Demandez à votre médecin de vous aider à trouver la préparation lactée qui convient le mieux à votre enfant.

Allergie alimentaire : informations sur les allergies alimentaires

Mardi 25 mars 2008

allergie alimentaire

Depuis quelques années, différentes études dans le monde indiquent une augmentation du nombre de personnes souffrant d’allergie alimentaire.
On estime qu’aujourd’hui en France entre 3 à 10 % des personnes en sont atteints et le nombre d’enfants allergiques ne cesse d’augmenter.

Une allergie alimentaire est une réaction d’hypersensibilité immédiate de type I (selon la classification des réactions d’hypersensibilité en 4 types de Gell et Coombs).
Elle est provoquée par l’ingestion d’une substance alimentaire qui inclut aussi les additifs alimentaires.

Les effets négatifs de la mondialisation alimentaire vis à vis des allergies :

Le gluten, les fraises, les pommes, les pêches, avocats, kiwis, bananes, châtaignes, céleri, carottes, noix, noisettes, arachides, sésame, tournesol, levure, soja, figues, pommes de terre, blé, orge, lentilles, petit pois, charcuterie, porc, volailles, riz…

La liste des aliments susceptibles d’être allergisants est interminable aujourd’hui !

Les laits en poudre pour bébés, la diversification précoce de l’alimentation du nourrisson, la nourriture de type “fast-food”, notre alimentation a considérablement évolué pour le meilleur comme pour le pire.

Ajoutons à cela les modifications des techniques de l’industrie agroalimentaires dont la pasteurisation, la désaromisation, la congélation, l’ajout d’exhausteurs de goût et colorants, etc.
Si, pour la majorité d’entre nous, ce changement d’habitudes présente de nombreux bénéfices, pour les personnes ayant hérité d’un patrimoine génétique allergique, c’est rapidement “l’enfer”

Les causes des allergies alimentaires :

En théorie, tous les aliments sont susceptibles de provoquer une allergie.
Dans les pays industrialisés, les aliments les plus fréquemment associés aux allergies sont les oeufs, le lait de vache, les arachides, le soja, les noix, les poissons et crustacés.
D’autres allergies apparaissent ou sont en augmentation. C’est le cas des allergies aux fruits exotiques, aux épices et condiments, aux huiles de tournesol et sésame, au psyllium contenu dans les barres diététiques, au latex, aux nouveaux allergènes comme le lupin qui représente 1 % de la farine totale dans la baguette et les acariens (des symptômes peuvent par exemple apparaître lors de l’ingestion d’aliments préparés avec de la farine de blé contaminée par les acariens).

Les œufs : On retrouve principalement les allergènes au niveau des blancs d’œufs.
Les antigènes majeurs du blanc d’œuf sont l’ovalbumine et l’ovomucoid lesquels conservent leur antigénicité après la cuisson.
Certaines personnes sont allergiques au jaune d’œuf. Il existe même certains antigènes croisés entre le jaune et le blanc d’œuf.

Les arachides sont au deuxième rang des allergies alimentaires en France après l’allergie à l’œuf.
Elles représentent un tiers des allergies survenant chez l’enfant de moins de 15 ans.
Les arachides semblent posséder plusieurs molécules antigéniques dispersées dans les fractions d’arachin et de conarchin, les deux globulines majeures de l’arachide.
Les allergies alimentaires à l’arachide sont considérées comme très sévères dans un quart des cas avec risque d’un choc anaphylactique pouvant entraîner la mort. Il faut être prudent car l’arachide se trouve souvent sous forme masquée.

Le lait de vache : la beta-lactoglobuline est la protéine du lait la plus allergisante et son antigénicité est peu altérée par la chaleur.

Les poissons : l’allergie au poisson est très fréquente.
L’antigène principal responsable de l’allergie est la parvalbumine.

Les additifs alimentaires : on rapporte de nombreuses réactions et des témoignages dues aux additifs alimentaires mais une seule de type allergique n’a été démontrée que dans quelques cas dont les gommes karaya, tragacanth et arabique, et la papaine.

Les signes d’une allergie alimentaire sont multiples :

L’eczéma ou dermatite atopique
C’est la manifestation principale de l’allergie alimentaire chez l’enfant. Avant un an, l’enfant souffrant d’allergie alimentaire présente un eczéma dans 80 % des cas. En grandissant, l’allergie alimentaire s’exprime de plus en plus rarement par la dermatite atopique. La moitié des enfants atteints d’un eczéma très sévère présenterait une allergie alimentaire. La poussée d’eczéma survient soit juste immédiatement après l’ingestion de l’aliment, soit dans un délai de 6 à 24 heures et même parfois de 48 heures chez certaines personnes.

L’urticaire
Les poussées d’urticaires dues à une allergie alimentaire sont rares chez les enfants de moins d’un an, puis l’enfant grandissant, l’urticaire devient de plus en plus fréquente.

L’œdème de Quincke
Le gonflement du visage, des lèvres ou de toute autre partie du corps, apparaît en général à partir de l’âge d’un an. Là encore, plus l’enfant grandit plus ce signe de l’allergie alimentaire est fréquent.

L’œdème laryngé
Le gonflement du larynx provoque une voix étouffée, d’une difficulté pour respirer ou avaler et d’une gêne pour respirer et dans les cas extrêmes, il peut entrainer la mort par étouffement. Ce signe de l’allergie alimentaire est peu fréquent chez les jeunes enfants jusqu’à six ans mais concerne 12 % des 6-15 ans.

L’asthme
Rarement observée avant trois ans, la crise d’asthme due à l’ingestion d’un aliment serait plus fréquente entre 3 et 15 ans. L’asthme est exceptionnellement la seule manifestation de l’allergie alimentaire, d’autres signes sont le plus souvent associés comme un eczéma ou une urticaire, une rhinite.

Les signes digestifs
Les symptômes digestifs comme les vomissements, les diarrhées ou les douleurs abdominales sont possibles. Ces signes digestifs d’allergie alimentaire ont peut-être été méconnus par le passé et sont encore sous-estimés.

La rhinite et la rhino-conjonctivite
Le nez coule et se bouche, les yeux rouges qui démangent sont parfois signalés.

Le syndrome oral (syndrome de Lessof)
En mangeant un fruit ou un légume, le palais gratte, les lèvres gonflent, la déglutition devient difficile. Ce syndrome est fréquent quand une allergie aux pollens est associée.

Les manifestations des allergies alimentaires (en résumé) :

Des manifestations gastro-intestinales
Des manifestations digestives : diarrhée et vomissement mais aussi reflux gastro-oesophagien, anorexie, cassure de la courbe de poids, choc anaphylactique
Des manifestations cutanées : urticaire, oedème de Quincke ou dermatite atopique
Des manifestations respiratoires asthmatiques généralement associées à une rhinite, laryngite, toux, dyspnée
Autres manifestations comme des palpitations cardiaques, picotement au niveau de la langue et de la gorge, chute de la pression artérielle

Allergie pollen : informations sur l’allergie au pollen

Mardi 25 mars 2008

allergie au pollen

L’historique de l’allergie au pollen :

L’allergie au pollen
est décrite vers 1800, elle s’appelle alors fièvre des roses.
En 1815, la première communication consacrée à l’allergie au pollen est présentée à la société royale britannique.
En 1828, John Macculoch crée le terme de rhume des foins.
En 1873, Charles Blackley recueille du pollen à l’aide de cerf volant et met en évidence une relation entre la quantité de grains de pollen présents dans l’atmosphère, les signes cliniques et les tests cutanés.
En 1911, Freeman réalise une désensibilisation au pollen de graminées.

Les allergies au pollen :

Heureusement, tous les pollens ne déclenchent pas une réaction allergique, tous les pollens ne sont pas synonymes d’allergie.

En principe, ceux qui occasionnent des symptômes respiratoires sont plutôt anémophiles, c’est à dire transportés avec le vent.

Le pollen des plantes entomophiles, transportés par des insectes, est peu allergisant.
Le très gros pollen, comme ceux du pin, n’est pas allergisant et pourtant il est bien visible !

Variété d’allergie susceptible d’entraîner une inflammation des muqueuses nasales appelée également rhume des foins ou pollinose, correspond à une forme saisonnière de rhinite causée par les allergènes suivant :
Les pollens transportés par le vent
Les acariens
Les poils et squames d’animaux
Les spores de champignons
etc…

Comment reconnaître une allergie au pollen :

Le rhume lié à la pollinose est en général plus tardif que l’allergie qui revient chaque année.
Elle atteint le plus souvent les ados et l’adulte jeune, mais elle peut apparaître à tout âge, notamment lors des changements d’habitation avec un environnement différent.

La récidive et l’aggravation des symptômes allergiques notamment au niveau nasal et oculaire, chaque année à la même saison et dans les mêmes conditions d’environnement, orientent le médecin vers le diagnostic de pollinose.
Lors de sa première apparition, ces signes sont souvent confondus avec un rhume causé par un virus (rhinite virale).

En pleine saison de graminées, le diagnostic est facile à évoquer.
Il l’est moins lorsque des espèces précoces ou tardives, dont la date est nettement plus variable d’une année à l’autre, dépendant fortement des conditions climatiques antérieures, sont en cause.
Il est également difficile lorsqu’on est face à une sensibilisation à multiples causes.

Les symptômes au niveau du nez et des yeux :

Les symptômes prédominants provoqués par les pollens atteignent en premier lieu les yeux et le nez.
Les symptômes d’alerte sont des éternuements, le plus souvent en salves, sous forme de crises, suivies d’un écoulement liquide clair, variable dans son abondance et dans le temps.
On ressent aussi une obstruction nasale le plus souvent des deux côtés pouvant gêner le sommeil et survenir de manière retardée par rapport au contact avec les allergènes.

Ces symptômes peuvent s’associer à d’autres signes qui prennent parfois le devant de la scène et orientent vers l’origine allergique : démangeaisons nasales, du voile du palais, du conduit auditif externe ou oculaire.

Des maux de tête (témoin le plus souvent d’un trouble de la ventilation nasale et parfois confondus avec des douleurs de sinusite)

Un écoulement postérieur des sécrétions (donnant une impression de corps étranger dans la gorge ou des sensations de brûlures du pharynx ou des picotements parfois très gênants)

Une diminution ou disparition momentanée de l’odorat (parfois associé à des troubles du goût), signes généraux (impression de grande fatigue par exemple).

Une sensibilité grandissante

Le traitement de l’allergie au pollen

Au fur et à mesure du contact avec les pollens, en l’absence de traitement, s’installe une sensibilité plus importante de la muqueuse nasale, qui réagit pour des quantités de moins en moins importantes de pollens.
Des réactions surviennent suite à des stimuli physiques ou chimiques, notamment les changements de température brusque, les odeurs fortes de parfums ou de lessive par exemple, qui font évoquer par les patients atteints, une allergie à tout leur environnement habituel.
On prescrit d’abord un traitement symptômatique pour soulager le patient.
Ce sont des comprimés antihistaminiques, les anti-inflammatoires pour le nez, les antiallergiques pour les yeux.
Pour guérir d’une allergie au pollen, le traitement de fond est une désensibilisation.

Allergie au soleil : informations sur l’allergie solaire

Mardi 25 mars 2008

photo image allergie au soleil

L’allergie au soleil est une réaction anormale et inadaptée de l’organisme soumis à un rayonnement solaire plus ou moins important.

L’allergie solaire peut regrouper plusieurs affections :

L’urticaire solaire : il apparaît entre quelques secondes et quelques minutes d’exposition au soleil, et disparaît spontanément à l’ombre en quelques heures.
L’organisme s’adapte ensuite au bout de quelques jours et devient plus tolérant au rayonnement du soleil.

La lucite estivale bénigne : elle se manifeste le plus souvent chez une jeune femme, quelques heures après une exposition prolongée apparaît une éruption qui démange, faite de vésicules et ou de papules.
Le visage n’est généralement pas atteint, Les régions les plus exposées sont touchées.
Ce phénomène récidive généralement tous les ans.

Lorsque le visage est atteint, ou lorsque les lésions sont plus intenses, il faut impérativement consulter un médecin afin d’éliminer une affection plus grave.

Certains médicaments peuvent aussi occasionner ce que les médecins nomment une photosensibilisation : il s’agit d’une réaction allergique ou “toxique”, d’expression cutanée liée à des substances photo sensibilisantes locales (par exemple la bergamote) ou générales, le plus souvent des médicaments (certains médicaments antibiotiques, anti-inflammatoires, certains diurétiques, etc.)

La prévention pour éviter l’allergie au soleil :

La prévention repose la plupart du temps sur le bon sens : nous savons que le soleil est de plus en plus dangereux, surtout pour les enfants dont le capital soleil s’épuise rapidement si l’on ne les protège pas.

Éviter le soleil aux heures critiques : de 10 à 16 heures.
La meilleure protection reste les vêtements, les lunettes de soleil et une casquette.
En plus de la crème solaire ne pas négliger les protections élémentaires.
Si vous consommez des médicaments, assurez vous auprès de votre pharmacien ou de votre médecin que celui-ci ne contient pas de substances photo sensibilisantes.

Comment reconnaître l’allergie au soleil :

Elle survient à la première exposition au soleil de l’année, sur les parties de ton corps découvertes : les bras et avant bras, décolleté, sur la face antérieure des jambes, le coup de pied, jamais au visage.

Elle peut survenir, suite à une exposition au soleil derrière une vitre ou à la réflexion des rayons solaires par le sable ou la mer, même à l’ombre.

Le traitement pour une allergie au soleil :

En cas de réaction négative au soleil : arrêter l’exposition au soleil.
Mettre une crème photo-protectrice d’indice supérieur à 50 toutes les deux heures.
Opter pour l’ombre.
Prendre des médicaments contre l’allergie si besoin. (voir votre médecin)

Allergie iode : l’allergie à l’iode

Lundi 24 mars 2008

allergie iode, allergie à l'iode

 

 

Certaines personnes peuvent être allergiques à des produits contenant de l’iode, comme par exemple au produit contrastant injecté pour des examens de radiologie ou encore certains fruits de mer.
Une information à été répandue que l’on pouvait être allergique à l’iode, c’est faux.

Les produits susceptibles d’induire une “allergie à l’iode” contiennent tous de l’iode, mais ce sont des substances différentes qui interviennent dans le cas de l’allergie.
Pour la Bétadine, c’est la povidone (le véhicule de l’iode) qui est responsable, pour les produits de contraste iodés, l’osmolalité est mise en cause, et pour les produits de la mer (poissons et crustacés) ce sont des protéines musculaires.
Il n’existe donc aucune réaction croisée ni de facteurs de risques.
De plus, il n’y a aucune allergie rapportée dans le cas d’utilisation de solution alcoolique ou aqueuse d’iode (solution de Lugol, teinture d’iode, etc.)

Il existe trois entités cliniques distinctes qu’on semble retrouver sous la dénomination “allergie iode“: la réaction pseudo-allergique aux produits de contraste radiologique (PCR) qui est très fréquente, l’allergie de contact ou dermite de contact aux désinfectants à base d’iode qui est très rare et les réactions aux fruits de mer qui sont relativement fréquentes.

Pourtant, tous les individus présentant l’une ou l’autre de ces réactions puisent leur iode dans la nourriture, sans avoir de réaction indésirable : c’est donc qu’ils n’y sont pas allergiques.
L’iode est un atome essentiel à la vie, et les besoins minimaux quotidiens en iode sont de l’ordre de 50 µg.

En fait, c’est l’expression allergie à l’iode qui est erronée et qui entretient la confusion à ce sujet : on devrait distinguer clairement chacune des trois entités mentionnées ci-haut, et les appeler par leur nom distinctif.

Ces réactions peuvent être classifiées en trois catégories :
Légères (nausées, vomissements peu abondants, urticaire légère, prurit et diaphorèse)
Modérées (faiblesse, vomissements graves, urticaire importante, oedème facial ou laryngé ou bronchospasme léger)
Graves (oedème pulmonaire, arrêt respiratoire, chute grave de la tension artérielle, arrêt cardiaque, perte de conscience ou convulsions).

Les articles sur l’allergie à l’iode ont été nombreux ces dernières années et les erreurs d’interprétation l’ont été tout autant.
Il peut donc sembler opportun aujourd’hui de refaire un point sur cette fameuse supposée et traquée « allergie à l’iode »

Pour évoquer le phénomène allergique en radiologie, on parlera désormais d’hypersensibilité allergique ou non allergique, avec un effet immédiat, c’est-à-dire observé en moins d’une heure, ou retardé (de 1h a 7 jours)

Réactions aux fruits de mer et iode : attention !

Il s’agit, soit d’une vraie allergie médiée par les IgE à une protéine de mollusque ou de crustacé, soit d’une pseudo-allergie due à une libération d’histamine non IgE-médiée, consécutive à une ingestion assez importante de crustacés.
Dans les deux cas, l’iode n’y est pour rien.

Dans le premier cas, le test d’allergie au fruit de mer en question est positif, et il y aura risque de réaction anaphylactique si le patient en mange à nouveau.
Dans le second cas, le test d’allergie est négatif et la réaction ne se répète généralement pas lors d’une ingestion ultérieure, à moins que celle-ci soit assez importante.

Encore une fois, une réaction pseudo-allergique aux PCR n’indique pas que le patient présente un risque accru de réaction allergique aux fruits de mer.
Etant donné l’incidence de ces deux entités, il est possible qu’un patient ait présenté à la fois une réaction pseudo-allergique aux PCR et une allergie aux fruits de mer, mais il s’agit alors de deux problèmes différents.

Dans la littérature médicale, on ne retrouve aucun article sur l’allergie à l’iode, bien que l’expression soit fréquemment utilisé dans le milieu médical et paramédical : cette expression populaire maintient la confusion autour du mot iode, alors que en fait elle englobe trois entitées cliniques différentes.
On ne devrait donc plus l’utiliser mais plutôt employer le terme propre à chaque entité.

Ainsi, lorsqu’un patient déclare une allergie vraie aux produits de la mer, il ne faut guère croire au principe de précaution avec l’éviction de tous les produits iodés : l’allergène n’est pas le même.

Les allergies, les maladies allergiques et traitement allergie

Lundi 24 mars 2008

une allergie des allergies

 

 

L’allergie est une maladie due à une réponse excessive et inadaptée de notre organisme vis à vis de l’environnement (alimentaire, chimique ou aérien).

Cette réponse nécessite un premier contact qui est suivi de la fabrication d’anticorps de l’allergie puis, après un temps variable ces anticorps silencieux deviennent réactifs et déclenchent des allergies (asthme, rhinite, urticaire, oedèmes ou conjonctivite).

Les allergies dont nous souffrons sont le fruit d’une réaction exagérée et inadaptée de l’organisme vis à vis de l’environnement.

Globalement on fait la distinction en allergologie entre trois types d’allergènes.

Les aériens, appelés parfois pneumalllergènes, il s’agit là des substances en suspension dans l’air soit de façon continue (exemple : les acariens), soit de façon saisonnière (exemple : le pollens). La fréquence des personnes sensibilisés a considérablement augmenté ces dernières années.
Les facteurs qui sont responsables de cette augmentation de prévalence ne sont encore que des hypothèses de travail, il semble cependant que certains soient mieux établis :

Les alimentaires, notre industrialisation a beaucoup évolué de façon négative en matière d’agro-alimentaire.
Certains grands groupes industriels ne se rendent pas compte des dangers qu’ils prennent en termes juridiques our leurs entreprises en négligeant de mentionner la présence d’allergènes potentiellement mortels. Il y aura très certainement quelques procès un de ces jours.
Notre alimentation a effectivement considérablement évoluée, certains le regretteront, d’autres s’en réjouissent, peu importe, le contact avec les allergènes alimentaires est différent pour les jeunes générations de ce qu’il était pour les anciennes.

Les produits chimiques, produits de connotation très négative dans le grand public ils sont notre quotidien d’environnement dans les crèmes, savons, shampoings, spray, désodorisants, etc.

Les maladies allergiques :

Conjonctivite
Rhinite
Asthme
Eczéma
Dermatite Atopique
Urticaire

Les produits spéciaux anti-allergies :

Il existe de nombreux produits spécialement conçu pour lutter contre les allergies.
Par exemple, un aspirateur pour lutter contre les acariens : aspirateur dyson dc20 allergy (dc20 allergy) mais également le dyson dc08 allergy (dc08 telescope allergy).
Mais il existe également des oreillers, de la literie pour l’allergie aux acariens.

Les résultats d’une étude sur les allergènes chez l’enfant :

Il y a quelques années, une étude examinait les résultats de tests effectués systématiquement chez l’enfant asthmatique de plus de 5 ans.
Le classement de cette étude était dans l’ordre : les deux principales familles d’acariens de la poussière de maison (dermatophagoides ptéronussinus et dermatophagoides farinae), les pollens de graminées (dactyle, phéole, ivraie), le chat, les blattes ou cafards, les pollens de bétulacées (aulne, bouleau, charme, noisetier), le blé, deux moisissures de l’air (alternaria, cladosporium) et les poils de lapin.
Les tests positifs pour les animaux autres que le chat et les aliments arrivaient loin après ce classement.
L’allergie alimentaire est de plus en plus fréquente, mais elle reste moins importante que l’allergie aux acariens qui est devenu un véritable problème de santé publique.
Il faut rappeler que 60 à 80 % des enfants asthmatiques sont sensibles aux acariens de la poussière de maison.
L’asthme touche, en fonction des tranches d’âge, 11 à 14 % des enfants et ados en France, 7 à 9 % des enfants sont allergiques aux acariens !

Attention aux allergies à la “mode” :

Certaines allergies sont mises en avant dans les médias : l’allergie au ficus, au latex, au sésame, etc.
Il en ressort l’impression que ces allergies sont banales.
Ces allergies sont bien réelles, mais elles sont beaucoup plus rares que les allergies habituelles. Par exemple l’allergie au sésame chez l’enfant est 33 fois moins fréquente que l’allergie à la cacahouète par exemple.

Traitement allergie :

Soigner ses allergies n’est pas aussi simple qu’il y parait, c’est l’affaire de spécialistes : les allergologues voir des pneumologues pour la respiration.
En France, les allergologues sont des médecins qualifiés par un diplôme national appelé Capacité d’Allergologie et d’Immunologie Clinique.
Ce diplôme n’est accessible qu’aux médecins ayant passé leur thèse de doctorat, depuis quelques années un autre diplôme existe : un DESC, accessible aux médecins déjà spécialisés.